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	<title>Commentaires pour Des cimes aux étoiles</title>
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	<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae</link>
	<description>Le blog du café-éveil</description>
	<pubDate>Wed, 07 Jan 2009 10:50:40 +0000</pubDate>
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		<title>Commentaires sur Être ou ne pas être &#8220;je&#8221; par aksysmundi</title>
		<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae/2008/12/29/etre-ou-ne-pas-etre-je/comment-page-1/#comment-88</link>
		<dc:creator>aksysmundi</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 07:26:48 +0000</pubDate>
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		<description>Merci de t'en faire l'écho...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci de t&#8217;en faire l&#8217;écho&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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	<item>
		<title>Commentaires sur Être ou ne pas être &#8220;je&#8221; par mushotoku_nad</title>
		<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae/2008/12/29/etre-ou-ne-pas-etre-je/comment-page-1/#comment-87</link>
		<dc:creator>mushotoku_nad</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2009 18:33:52 +0000</pubDate>
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		<description>"&lt;em&gt;Mais progressivement, à travers les échos d’un monde qui était devenu soudain si futile et si étranger, &lt;strong&gt;ce “Je” vide et figé respirait à nouveau ; non pas avec des poumons de chair, mais en donnant vie au flux de ce monde, en l’accueillant comme le lit accueille l’écoulement de la rivière et le silence accueille la musique.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;"

&lt;/strong&gt;Merci Aksys pour la justesse et la subtilité de cette expression là&lt;strong&gt;..&lt;/strong&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;<em>Mais progressivement, à travers les échos d’un monde qui était devenu soudain si futile et si étranger, <strong>ce “Je” vide et figé respirait à nouveau ; non pas avec des poumons de chair, mais en donnant vie au flux de ce monde, en l’accueillant comme le lit accueille l’écoulement de la rivière et le silence accueille la musique.</strong></em><strong>&#8221;</p>
<p></strong>Merci Aksys pour la justesse et la subtilité de cette expression là<strong>..</strong></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Être ou ne pas être &#8220;je&#8221; par joaquim</title>
		<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae/2008/12/29/etre-ou-ne-pas-etre-je/comment-page-1/#comment-86</link>
		<dc:creator>joaquim</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2009 14:51:51 +0000</pubDate>
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		<description>Merci, aksysmundi. :) Tes mots font revivre les débuts de l'aventure du café-éveil. Il s'en est passé des choses depuis, j'ai de mon côté appris, grâce à toi et à vous tous, à mettre des mots sur ce qui me semblait indicible, mais au fond, rien n'a changé. A tel point que je peux reprendre, en te rendant du même coup ton clin d'oeil, les mots que j'avais utilisés à l'époque pour saluer les tiens: 
&lt;em&gt;«J'aime bien la manière dont vous utilisez les mots, comme des bornes ou des pieux qui clôtureraient un espace: ils ne contiennent pas le sujet qu'ils désignent, mais sont arrangés de telle sorte qu'ils indiquent où il se trouve, et on doit se pencher un peu, à gauche et à droite, pour apercevoir l'espace entre eux plutôt qu'eux-mêmes, et découvrir les étendues qu'ils masquent et qui appellent en nous l'infini.»&lt;/em&gt;


Merci Nad. Encore une fois, je vois que nous sommes d'accord sur le fond. :)


Merci Martine. Je suis très touché par ton écho, qui montre si bien combien des chemins différents mènent finalement tous à... campostellae - le champ des étoiles. :)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci, aksysmundi. <img src='http://www.cafe-eveil.org/campostellae/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> Tes mots font revivre les débuts de l&#8217;aventure du café-éveil. Il s&#8217;en est passé des choses depuis, j&#8217;ai de mon côté appris, grâce à toi et à vous tous, à mettre des mots sur ce qui me semblait indicible, mais au fond, rien n&#8217;a changé. A tel point que je peux reprendre, en te rendant du même coup ton clin d&#8217;oeil, les mots que j&#8217;avais utilisés à l&#8217;époque pour saluer les tiens:<br />
<em>«J&#8217;aime bien la manière dont vous utilisez les mots, comme des bornes ou des pieux qui clôtureraient un espace: ils ne contiennent pas le sujet qu&#8217;ils désignent, mais sont arrangés de telle sorte qu&#8217;ils indiquent où il se trouve, et on doit se pencher un peu, à gauche et à droite, pour apercevoir l&#8217;espace entre eux plutôt qu&#8217;eux-mêmes, et découvrir les étendues qu&#8217;ils masquent et qui appellent en nous l&#8217;infini.»</em></p>
<p>Merci Nad. Encore une fois, je vois que nous sommes d&#8217;accord sur le fond. <img src='http://www.cafe-eveil.org/campostellae/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Merci Martine. Je suis très touché par ton écho, qui montre si bien combien des chemins différents mènent finalement tous à&#8230; campostellae - le champ des étoiles. <img src='http://www.cafe-eveil.org/campostellae/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Être ou ne pas être &#8220;je&#8221; par Martine, la Pèlerine</title>
		<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae/2008/12/29/etre-ou-ne-pas-etre-je/comment-page-1/#comment-85</link>
		<dc:creator>Martine, la Pèlerine</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2009 11:58:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cafe-eveil.org/campostellae/?p=260#comment-85</guid>
		<description>Comme tu dis vrai, dans ta réponse à Pierre :

&lt;em&gt;"Prendre le risque de lâcher le fatras rassurant, plonger tout nu à la rencontre des choses et des êtres, et naître de cette rencontre comme la scène vivante qui l’accueille"

&lt;/em&gt;Cela "résume" tout à fait l'esprit dans lequel j'ai cheminé pendant des semaines, sans le savoir, sans l'avoir vraiment voulu, mais en ayant cherché quelque chose d'approchant...
Trouver mon "je" en oubliant d'abord mon "moi". N'être plus que celle, neuve, nue et indemne de toute histoire, qui venait à la rencontre des autres. Exister pour la première fois dans le premier regard des autres et sentir, à ce moment précis, que "J" 'existais.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Comme tu dis vrai, dans ta réponse à Pierre :</p>
<p><em>&#8220;Prendre le risque de lâcher le fatras rassurant, plonger tout nu à la rencontre des choses et des êtres, et naître de cette rencontre comme la scène vivante qui l’accueille&#8221;</p>
<p></em>Cela &#8220;résume&#8221; tout à fait l&#8217;esprit dans lequel j&#8217;ai cheminé pendant des semaines, sans le savoir, sans l&#8217;avoir vraiment voulu, mais en ayant cherché quelque chose d&#8217;approchant&#8230;<br />
Trouver mon &#8220;je&#8221; en oubliant d&#8217;abord mon &#8220;moi&#8221;. N&#8217;être plus que celle, neuve, nue et indemne de toute histoire, qui venait à la rencontre des autres. Exister pour la première fois dans le premier regard des autres et sentir, à ce moment précis, que &#8220;J&#8221; &#8216;existais.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Les mots par Martine, la Pèlerine</title>
		<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae/2008/09/03/les-mots/comment-page-1/#comment-84</link>
		<dc:creator>Martine, la Pèlerine</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2009 11:38:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cafe-eveil.org/campostellae/?p=86#comment-84</guid>
		<description>&lt;em&gt;"plus on parle des mots, plus on en emploie et plus on s’embrouille"
&lt;/em&gt;
J'aime les mots, j'en use et j'en abuse je ne pourrais m'en passer parce qu'ils sont un lien entre moi et les autres, entre moi et moi... et mon besoin de trouver "le" mot juste, celui qui exprime parfaitement ma pensée, celui qui va éclairer celui qui me lit me conduit parfois à l'abîme. Et puis, plus tard, si je me relis, parfois des mois ou des années après,  je suis étonnée de la clarté de mes mots, de l'évidence de ma pensée et je me trouve même parfois "ridicule" de m'être plongée dans la perplexité et le doute. Les mots sont là, clairs, précis et affutés, il n'y a qu'à bien choisir et la pensée devient claire... c'est bien ce que tu fais et ton texte nous est clair (nous éclaire...).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><em>&#8220;plus on parle des mots, plus on en emploie et plus on s’embrouille&#8221;<br />
</em><br />
J&#8217;aime les mots, j&#8217;en use et j&#8217;en abuse je ne pourrais m&#8217;en passer parce qu&#8217;ils sont un lien entre moi et les autres, entre moi et moi&#8230; et mon besoin de trouver &#8220;le&#8221; mot juste, celui qui exprime parfaitement ma pensée, celui qui va éclairer celui qui me lit me conduit parfois à l&#8217;abîme. Et puis, plus tard, si je me relis, parfois des mois ou des années après,  je suis étonnée de la clarté de mes mots, de l&#8217;évidence de ma pensée et je me trouve même parfois &#8220;ridicule&#8221; de m&#8217;être plongée dans la perplexité et le doute. Les mots sont là, clairs, précis et affutés, il n&#8217;y a qu&#8217;à bien choisir et la pensée devient claire&#8230; c&#8217;est bien ce que tu fais et ton texte nous est clair (nous éclaire&#8230;).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Être ou ne pas être &#8220;je&#8221; par mushotoku_nad</title>
		<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae/2008/12/29/etre-ou-ne-pas-etre-je/comment-page-1/#comment-83</link>
		<dc:creator>mushotoku_nad</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2009 17:03:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cafe-eveil.org/campostellae/?p=260#comment-83</guid>
		<description>Bonjour Joachim, et à vous Pierre et Aksys...

J'avais écris cela à l'époque sur le blog de Claudette...Juste à peine revu et corrigé pour l'occasion..


&lt;em&gt;"Pour ma part, je perçois aussi un autre aspect de l’égo, de ce fameux  "je" paradoxal qui pose tant de questions subtiles, et c'est complémentaire je crois à ce que vous développez les uns et les autres.
&lt;/em&gt;
&lt;em&gt; Je dirais que c’est l’ identification à cette “équation énergétique” particulière et unique qui nous sert de “socle”, de structure de base, ainsi qu’à toutes les réactions spécifiques qui émergent de la friction crée par son interdépendance sensorielle, émotionnelle et mentale incontournable avec le milieu dans lequel elle évolue.
 Attractions, répulsions, peurs, colère, amour, désirs, envies, sympathies ou antipathies;habitudes , goûts et dégoûts, attirances et rejets; conceptualisation, croyances, convictions, et systèmes; chacune à leur plan, toutes les mémoires conscientes ou inconscientes, toutes les “constructions”, cristallisations mentales, émotionnelles et somatiques sont les résultats et  des “produits” de ces “réactions énergétiques/ Chimiques" en interactions avec celles qui définissent et conditionne l'autre  et le monde.
&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;André écrit:”Lâcher prise n’est pas une nouvelle action de l’égo, c’est un abandon de cette même action. C’est une absence d’action. Cette immobilité de l’esprit n’est pas possible sans la compréhension du mécanisme du désir, sans cette conscience du désir, de l’identification.”&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;Lorsque cela est VU,( c’est ce qui a été une des Evidences les plus prégnantes de cette mort clinique…) effectivement, il n’y a pas de décision , de volonté ou d’action de l’égo dans le lacher prise: C’est simplement une bulle qui éclate, l’abandon pur et simple de cette identification , et donc l’absence de sa “réaction”
 ( car l’égo n’Agit pas, mais ne fait que réagir…)
 C’est cela qui permet l’émergeance de L’Acte qui lui est création.
 Cette “équation énergétique” devient alors une “fonction spécifique” et paradoxalement aussi Personnelle qu'im-personnelle (au sens "ordinaire"  du mot )  qui fournit l’énergie spécifique à une expression unique de la création.
 Et des lors, dans son interdépendance incontournable avec le milieu, les situations et les autres, elle devient non pas le lieu d’une réactivité permanente, mais un catalyseur…"&lt;/em&gt;
 
Joachim, tu écris:
 
&lt;em&gt;"Prendre le petit “je” que je suis par la main, le dénuder intégralement, le laisser tout seul et sans aucun appui, et prendre entièrement appui sur lui. Un “je” sans plus aucun attribut, un “je” réduit à la simple dimension de sa présence. “Je suis le vide”: c’est un constat, un état. “Être présent au vide que je suis”: c’est un geste, une naissance toujours renouvelée.&lt;/em&gt;"
Oui. Exclure ce "je" , cette présence là, c'est vraiment nier l'évidence . Celle de l'autre, et la sienne propre.
C'est la non dualité par exclusion de l'un des pôle dans toute sa splendeur annhilante, l' ab-straction ultime, l'abbération paradoxale d' un "mental"si  "pur" et si éthéré qu'il n'a même plus conscience de sa dimension et de sa réalité "énergétique"
Et pourtant, c'est ce "je" là, cette part "fils de l'homme" en nous qui fait tout la difference entre cette "absence" a soi même, à l'autre et au monde, et la Presence
 
"&lt;em&gt;Le mettre à nu, comme tu dis, c’est le laisser être vide. Non pas comme une limite enclosant un vide, mais comme le vide lui-même, au sein duquel tout le reste arrive. “Je” est la scène palpitante, étonnée, sur laquelle se déroule le grand jeu du monde&lt;/em&gt;."

Etonnée, émerveillée et entièrement avec...Sans identifications, Libre...

Toute la distance entre ces deux logions de St Thomas:
"celui qui découvre le monde découvre un cadavre...."
celui qui découvre le monde découvre le Corps..."


merci à toi, à vous...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Joachim, et à vous Pierre et Aksys&#8230;</p>
<p>J&#8217;avais écris cela à l&#8217;époque sur le blog de Claudette&#8230;Juste à peine revu et corrigé pour l&#8217;occasion..</p>
<p><em>&#8220;Pour ma part, je perçois aussi un autre aspect de l’égo, de ce fameux  &#8220;je&#8221; paradoxal qui pose tant de questions subtiles, et c&#8217;est complémentaire je crois à ce que vous développez les uns et les autres.<br />
</em><br />
<em> Je dirais que c’est l’ identification à cette “équation énergétique” particulière et unique qui nous sert de “socle”, de structure de base, ainsi qu’à toutes les réactions spécifiques qui émergent de la friction crée par son interdépendance sensorielle, émotionnelle et mentale incontournable avec le milieu dans lequel elle évolue.<br />
 Attractions, répulsions, peurs, colère, amour, désirs, envies, sympathies ou antipathies;habitudes , goûts et dégoûts, attirances et rejets; conceptualisation, croyances, convictions, et systèmes; chacune à leur plan, toutes les mémoires conscientes ou inconscientes, toutes les “constructions”, cristallisations mentales, émotionnelles et somatiques sont les résultats et  des “produits” de ces “réactions énergétiques/ Chimiques&#8221; en interactions avec celles qui définissent et conditionne l&#8217;autre  et le monde.<br />
</em><br />
<em>André écrit:”Lâcher prise n’est pas une nouvelle action de l’égo, c’est un abandon de cette même action. C’est une absence d’action. Cette immobilité de l’esprit n’est pas possible sans la compréhension du mécanisme du désir, sans cette conscience du désir, de l’identification.”</em><br />
<em>Lorsque cela est VU,( c’est ce qui a été une des Evidences les plus prégnantes de cette mort clinique…) effectivement, il n’y a pas de décision , de volonté ou d’action de l’égo dans le lacher prise: C’est simplement une bulle qui éclate, l’abandon pur et simple de cette identification , et donc l’absence de sa “réaction”<br />
 ( car l’égo n’Agit pas, mais ne fait que réagir…)<br />
 C’est cela qui permet l’émergeance de L’Acte qui lui est création.<br />
 Cette “équation énergétique” devient alors une “fonction spécifique” et paradoxalement aussi Personnelle qu&#8217;im-personnelle (au sens &#8220;ordinaire&#8221;  du mot )  qui fournit l’énergie spécifique à une expression unique de la création.<br />
 Et des lors, dans son interdépendance incontournable avec le milieu, les situations et les autres, elle devient non pas le lieu d’une réactivité permanente, mais un catalyseur…&#8221;</em><br />
 <br />
Joachim, tu écris:<br />
 <br />
<em>&#8220;Prendre le petit “je” que je suis par la main, le dénuder intégralement, le laisser tout seul et sans aucun appui, et prendre entièrement appui sur lui. Un “je” sans plus aucun attribut, un “je” réduit à la simple dimension de sa présence. “Je suis le vide”: c’est un constat, un état. “Être présent au vide que je suis”: c’est un geste, une naissance toujours renouvelée.</em>&#8221;<br />
Oui. Exclure ce &#8220;je&#8221; , cette présence là, c&#8217;est vraiment nier l&#8217;évidence . Celle de l&#8217;autre, et la sienne propre.<br />
C&#8217;est la non dualité par exclusion de l&#8217;un des pôle dans toute sa splendeur annhilante, l&#8217; ab-straction ultime, l&#8217;abbération paradoxale d&#8217; un &#8220;mental&#8221;si  &#8220;pur&#8221; et si éthéré qu&#8217;il n&#8217;a même plus conscience de sa dimension et de sa réalité &#8220;énergétique&#8221;<br />
Et pourtant, c&#8217;est ce &#8220;je&#8221; là, cette part &#8220;fils de l&#8217;homme&#8221; en nous qui fait tout la difference entre cette &#8220;absence&#8221; a soi même, à l&#8217;autre et au monde, et la Presence<br />
 <br />
&#8220;<em>Le mettre à nu, comme tu dis, c’est le laisser être vide. Non pas comme une limite enclosant un vide, mais comme le vide lui-même, au sein duquel tout le reste arrive. “Je” est la scène palpitante, étonnée, sur laquelle se déroule le grand jeu du monde</em>.&#8221;</p>
<p>Etonnée, émerveillée et entièrement avec&#8230;Sans identifications, Libre&#8230;</p>
<p>Toute la distance entre ces deux logions de St Thomas:<br />
&#8220;celui qui découvre le monde découvre un cadavre&#8230;.&#8221;<br />
celui qui découvre le monde découvre le Corps&#8230;&#8221;</p>
<p>merci à toi, à vous&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Être ou ne pas être &#8220;je&#8221; par aksysmundi</title>
		<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae/2008/12/29/etre-ou-ne-pas-etre-je/comment-page-1/#comment-82</link>
		<dc:creator>aksysmundi</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2009 11:23:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cafe-eveil.org/campostellae/?p=260#comment-82</guid>
		<description> Bonjour joaquim, bonjour Pierre,
 
Je me souviens encore des mots que tu m'a adressé lors de mon arrivée sur le forum Regards sur l'éveil : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quel paradoxe que de sentir seul avec une expérience qui fait justement voler en éclats notre propre isolement en nous-même!&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;". Si ces mots étaient les bienvenues, c'est qu'il ne se contentaient pas de venir d'un autre, mais que cet "autre" se faisaient l'&lt;em&gt;écho&lt;/em&gt; du "Je" abyssal qui bouleversa l'instant lors de l'éveil :
 
Il convient en effet de dire que lors de l'éveil, ce n'est pas "moi" qui ait abandonné le monde, mais plutôt l'inverse. En fait, on pourrait plus justement parler d'un chavirement, d'un déperdition que d'un renoncement ; C'est bien le monde tout entier qui a basculé dans cet abysse qui constitue la quintessence du "Je". Mais progressivement, à travers les échos d'un monde qui était devenu soudain si futile et si étranger, ce "Je" vide et figé respirait à nouveau ; non pas avec des poumons de chair, mais en donnant vie au flux de ce monde, en l'accueillant comme le lit accueille l'écoulement de la rivière et le silence accueille la musique.
 
Bien chaleureusement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p> Bonjour joaquim, bonjour Pierre,<br />
 <br />
Je me souviens encore des mots que tu m&#8217;a adressé lors de mon arrivée sur le forum Regards sur l&#8217;éveil : &#8220;<strong><em>Quel paradoxe que de sentir seul avec une expérience qui fait justement voler en éclats notre propre isolement en nous-même!</em></strong>&#8220;. Si ces mots étaient les bienvenues, c&#8217;est qu&#8217;il ne se contentaient pas de venir d&#8217;un autre, mais que cet &#8220;autre&#8221; se faisaient l&#8217;<em>écho</em> du &#8220;Je&#8221; abyssal qui bouleversa l&#8217;instant lors de l&#8217;éveil :<br />
 <br />
Il convient en effet de dire que lors de l&#8217;éveil, ce n&#8217;est pas &#8220;moi&#8221; qui ait abandonné le monde, mais plutôt l&#8217;inverse. En fait, on pourrait plus justement parler d&#8217;un chavirement, d&#8217;un déperdition que d&#8217;un renoncement ; C&#8217;est bien le monde tout entier qui a basculé dans cet abysse qui constitue la quintessence du &#8220;Je&#8221;. Mais progressivement, à travers les échos d&#8217;un monde qui était devenu soudain si futile et si étranger, ce &#8220;Je&#8221; vide et figé respirait à nouveau ; non pas avec des poumons de chair, mais en donnant vie au flux de ce monde, en l&#8217;accueillant comme le lit accueille l&#8217;écoulement de la rivière et le silence accueille la musique.<br />
 <br />
Bien chaleureusement.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Être ou ne pas être &#8220;je&#8221; par joaquim</title>
		<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae/2008/12/29/etre-ou-ne-pas-etre-je/comment-page-1/#comment-81</link>
		<dc:creator>joaquim</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 13:54:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cafe-eveil.org/campostellae/?p=260#comment-81</guid>
		<description>Tu as raison, Pierre, une bonne partie des malentendus provient probablement des arrière-plans si différents à partir desquels on parle de l'indicible. Alors forcément, les mots en portent la marque. Pour ma part, par exemple, j'ai du mal à me représenter cette dissolution du moi. Cela vient peut-être, me dis-je, du fait que cet événement s'est produit il y a 32 ans, et que je l'avais vécu à l'époque non pas comme une dissolution, mais comme une naissance. La gangue qui m'enserrait est tombée d'un coup. Un peu comme tous ces organes dont tu parles qui entourent le vide du tube digestif - j'ai toujours trouvé joli qu'en médecine, l'intérieur de tous ces tubes plongés dans une obscurité permanente soit nommée: lumière. J'avais découvert que j'étais la lumière, toi, tu l'appelles vide. Aujourd'hui, la plus grande partie de ma vie s'est déroulée "après". De sorte que je dois puiser dans mes souvenirs d'enfance pour me représenter ce que cela fait d'avoir peur de disparaître, d'avoir peur de perdre. Bien sûr, il m'arrive aujourd'hui aussi d'avoir peur. Mais c'est différent. C'est un simple sentiment. Il n'y a plus rien qui est engagé avec lui. Tu vois, je parle beaucoup de peur. Peut-être est-ce bien pour cela que l'épreuve pour moi consista en une prise de risque. Quoique ce ne soit pas tout-à-fait exact. Lors de l'éveil inaugural, je n'ai nullement eu l'impression de prendre un risque. Simplement un voile qui se déchirait. C'est par la suite, après que je me sois égaré suite aux vicissitudes auxquelles j'ai fait allusion dans l'interview avec Oniris, qu'il m'a fallu apprendre le saut dans le vide. J'ai dû apprendre la confiance, la confiance aveugle. Déblayer un chemin pour faire place au vide. Devenir le néant que je suis. C'est cela. Non pas seulement m'anéantir, mais devenir ce néant. Prendre le petit "je" que je suis par la main, le dénuder intégralement, le laisser tout seul et sans aucun appui, et prendre entièrement appui sur lui. Un "je" sans plus aucun attribut, un "je" réduit à la simple dimension de sa présence. "Je suis le vide": c'est un constat, un état. "Être présent au vide que je suis": c'est un geste, une naissance toujours renouvelée.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tu as raison, Pierre, une bonne partie des malentendus provient probablement des arrière-plans si différents à partir desquels on parle de l&#8217;indicible. Alors forcément, les mots en portent la marque. Pour ma part, par exemple, j&#8217;ai du mal à me représenter cette dissolution du moi. Cela vient peut-être, me dis-je, du fait que cet événement s&#8217;est produit il y a 32 ans, et que je l&#8217;avais vécu à l&#8217;époque non pas comme une dissolution, mais comme une naissance. La gangue qui m&#8217;enserrait est tombée d&#8217;un coup. Un peu comme tous ces organes dont tu parles qui entourent le vide du tube digestif - j&#8217;ai toujours trouvé joli qu&#8217;en médecine, l&#8217;intérieur de tous ces tubes plongés dans une obscurité permanente soit nommée: lumière. J&#8217;avais découvert que j&#8217;étais la lumière, toi, tu l&#8217;appelles vide. Aujourd&#8217;hui, la plus grande partie de ma vie s&#8217;est déroulée &#8220;après&#8221;. De sorte que je dois puiser dans mes souvenirs d&#8217;enfance pour me représenter ce que cela fait d&#8217;avoir peur de disparaître, d&#8217;avoir peur de perdre. Bien sûr, il m&#8217;arrive aujourd&#8217;hui aussi d&#8217;avoir peur. Mais c&#8217;est différent. C&#8217;est un simple sentiment. Il n&#8217;y a plus rien qui est engagé avec lui. Tu vois, je parle beaucoup de peur. Peut-être est-ce bien pour cela que l&#8217;épreuve pour moi consista en une prise de risque. Quoique ce ne soit pas tout-à-fait exact. Lors de l&#8217;éveil inaugural, je n&#8217;ai nullement eu l&#8217;impression de prendre un risque. Simplement un voile qui se déchirait. C&#8217;est par la suite, après que je me sois égaré suite aux vicissitudes auxquelles j&#8217;ai fait allusion dans l&#8217;interview avec Oniris, qu&#8217;il m&#8217;a fallu apprendre le saut dans le vide. J&#8217;ai dû apprendre la confiance, la confiance aveugle. Déblayer un chemin pour faire place au vide. Devenir le néant que je suis. C&#8217;est cela. Non pas seulement m&#8217;anéantir, mais devenir ce néant. Prendre le petit &#8220;je&#8221; que je suis par la main, le dénuder intégralement, le laisser tout seul et sans aucun appui, et prendre entièrement appui sur lui. Un &#8220;je&#8221; sans plus aucun attribut, un &#8220;je&#8221; réduit à la simple dimension de sa présence. &#8220;Je suis le vide&#8221;: c&#8217;est un constat, un état. &#8220;Être présent au vide que je suis&#8221;: c&#8217;est un geste, une naissance toujours renouvelée.</p>
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		<title>Commentaires sur Être ou ne pas être &#8220;je&#8221; par Pierre</title>
		<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae/2008/12/29/etre-ou-ne-pas-etre-je/comment-page-1/#comment-80</link>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2008 20:12:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cafe-eveil.org/campostellae/?p=260#comment-80</guid>
		<description>Pourtant je n'ai pas l'impression d'avoir pris un risque.  C'était le désir de retrouver des grâces perdues (que je n'ai toujours pas retrouvées, sauf qu'à présent je m'en fiche) qui m'a longtemps maintenu à la périphérie de ce vide-là en entretenant la moulinette à pensées, la machine à mouliner du sens. Et le geste salutaire fut de renoncer totalement à cela, et donc de me confronter non pas à la peur, mais à une forme d'avidité, de désir de possèder une faculté spirituelle particulière, le sentiment de la Présence, l'équanimité...  (que je ne possède d'ailleurs absolument pas !)
Aussi, je crois que ce dernier coup de rein, cet arrachement à soi-même, à l'illusion du moi-objet, dépend étroitement de la forme de ce moi-objet et qu'il est donc propre à chacun. Pour certains, il faudra de l'audace, pour d'autre de la générosité, ou de l'abnégation, pour d'autre encore un égoïsme bien compris, mais dans tous les cas un mouvement qui aura pour caractéristique de désobéir totalement et gratuitement à la logique de ce moi-objet afin de lui couper l'herbe sous le pied et de se dérober à ses filets.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pourtant je n&#8217;ai pas l&#8217;impression d&#8217;avoir pris un risque.  C&#8217;était le désir de retrouver des grâces perdues (que je n&#8217;ai toujours pas retrouvées, sauf qu&#8217;à présent je m&#8217;en fiche) qui m&#8217;a longtemps maintenu à la périphérie de ce vide-là en entretenant la moulinette à pensées, la machine à mouliner du sens. Et le geste salutaire fut de renoncer totalement à cela, et donc de me confronter non pas à la peur, mais à une forme d&#8217;avidité, de désir de possèder une faculté spirituelle particulière, le sentiment de la Présence, l&#8217;équanimité&#8230;  (que je ne possède d&#8217;ailleurs absolument pas !)<br />
Aussi, je crois que ce dernier coup de rein, cet arrachement à soi-même, à l&#8217;illusion du moi-objet, dépend étroitement de la forme de ce moi-objet et qu&#8217;il est donc propre à chacun. Pour certains, il faudra de l&#8217;audace, pour d&#8217;autre de la générosité, ou de l&#8217;abnégation, pour d&#8217;autre encore un égoïsme bien compris, mais dans tous les cas un mouvement qui aura pour caractéristique de désobéir totalement et gratuitement à la logique de ce moi-objet afin de lui couper l&#8217;herbe sous le pied et de se dérober à ses filets.</p>
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		<title>Commentaires sur Être ou ne pas être &#8220;je&#8221; par joaquim</title>
		<link>http://www.cafe-eveil.org/campostellae/2008/12/29/etre-ou-ne-pas-etre-je/comment-page-1/#comment-79</link>
		<dc:creator>joaquim</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2008 18:53:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cafe-eveil.org/campostellae/?p=260#comment-79</guid>
		<description>Merci pour ton commentaire, Pierre. :) Tu dis: &lt;em&gt;«(...) il n'y a plus personne pour s'étonner, au sens que cet événement n'est plus chosifié (...)»&lt;/em&gt;. Je crois que tout est là. "Je", tant qu'il n'a pas été dépouillé de tout ce fatras qui l'écrase et qui se fait passer pour lui, n'est qu'une petite flamme qui éclaire d'une lumière apeurée ce même fatras, dans l'angoisse que celui-ci disparaisse et le laisse, lui, à nu. Le mettre à nu, comme tu dis, c'est le laisser être vide. Non pas comme une limite enclosant un vide, mais comme le vide lui-même, au sein duquel tout le reste arrive. "Je" est la scène palpitante, étonnée, sur laquelle se déroule le grand jeu du monde. Et ta paraphrase de St-Augustin laisse bien voir qu'aussitôt qu'il regarde en lui pour se trouver, il tombe fatalement sur une simple chosification de lui-même; alors qu'il n'est véritablement lui-même, qu'en se découvrant &lt;em&gt;dans&lt;/em&gt; ce qui vient à sa rencontre. C'est cela que j'entendais par prise de risque, et qui te laissait perplexe. Prendre le risque de lâcher le fatras rassurant, plonger tout nu à la rencontre des choses et des êtres, et naître de cette rencontre comme la scène vivante qui l'accueille.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour ton commentaire, Pierre. <img src='http://www.cafe-eveil.org/campostellae/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> Tu dis: <em>«(&#8230;) il n&#8217;y a plus personne pour s&#8217;étonner, au sens que cet événement n&#8217;est plus chosifié (&#8230;)»</em>. Je crois que tout est là. &#8220;Je&#8221;, tant qu&#8217;il n&#8217;a pas été dépouillé de tout ce fatras qui l&#8217;écrase et qui se fait passer pour lui, n&#8217;est qu&#8217;une petite flamme qui éclaire d&#8217;une lumière apeurée ce même fatras, dans l&#8217;angoisse que celui-ci disparaisse et le laisse, lui, à nu. Le mettre à nu, comme tu dis, c&#8217;est le laisser être vide. Non pas comme une limite enclosant un vide, mais comme le vide lui-même, au sein duquel tout le reste arrive. &#8220;Je&#8221; est la scène palpitante, étonnée, sur laquelle se déroule le grand jeu du monde. Et ta paraphrase de St-Augustin laisse bien voir qu&#8217;aussitôt qu&#8217;il regarde en lui pour se trouver, il tombe fatalement sur une simple chosification de lui-même; alors qu&#8217;il n&#8217;est véritablement lui-même, qu&#8217;en se découvrant <em>dans</em> ce qui vient à sa rencontre. C&#8217;est cela que j&#8217;entendais par prise de risque, et qui te laissait perplexe. Prendre le risque de lâcher le fatras rassurant, plonger tout nu à la rencontre des choses et des êtres, et naître de cette rencontre comme la scène vivante qui l&#8217;accueille.</p>
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