Regards sur l'éveil
Café philosophique, littéraire et scientifique
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dodo-chan
Inscrit le: 22 Avr 2010 Messages: 76
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Posté le: Je 22 Juil 2010 20:16 Sujet du message: |
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bonsoir a tous
jai un arriere gout de folie et de degout!
je ne vois pa de sens a tout sa
je suis toute cette merde alors??
je n es plus de force mes amis
mon dieu je suis pourri
desoler pour mes message precedant toute mes interevention sur le forum
je sais plu.... |
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advaita
Inscrit le: 25 Mai 2010 Messages: 63
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Posté le: Je 22 Juil 2010 20:26 Sujet du message: |
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Petit passage éclair pour continuer sur ce qui a été dit...
On énonce une vérité genre rien n'est séparer, vous étes l'absolue ..
C'est vrai mais le geste actif est de vivre pleinement cette vérité, que cela soit vrai pour soi car c'est tout ce qui compte, ne pas prendre pour argent comptant se lancer et voir...
Ne t'en fais pas dodo-chan , tu n'es pas pourri .... ne te décourage pas
Mais le je ne sais plus c'est bien selon moi , reste ouvert ...  |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 394 Localisation: Suisse
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Posté le: Je 22 Juil 2010 22:16 Sujet du message: |
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Bonjour dodo-chan,
| dodo-chan a écrit: | on doit bien sur veillier et se rendre compte qu on est seul dans notre tete!!!mais le coup de grace vien d ailleur...... on ne le provoque pas
tout sa bien sur n est que suposition!!!!
dodo-chan |
Veux-tu dire par là que tu as saisi l'étendue de cette découverte qu'on est seul dans notre tête, mais que le coup de grâce n'est pas encore venu? Si c'est le cas, alors c'est normal qu'après l'étonnement, tu aies l'impression d'être prisonnier, et que la prison soit boueuse, parce que découvrir qu'on est seul, c'est aussi étouffer en soi. Et même si on s'est ainsi approché de la vérité, c'est un savoir qui est plus douloureux que l'ignorance. Un savoir qui réclame du courage. Comme l'a si bien dit Rilke :
« Et si nous revenons à la solitude, il nous devient de plus en plus clair qu'elle n'est pas une chose qu'il nous est loisible de prendre ou de laisser. Nous sommes solitude. Nous pouvons, il est vrai, nous donner le change et faire comme si cela n'était pas. Mais c'est tout. Comme il serait préférable que nous comprenions que nous sommes solitude ; oui : et partir de cette vérité ! Sans nul doute serons-nous alors pris de vertige, car tous nos horizons familiers nous auront échappé; plus rien ne sera proche, et le lointain reculera à l'infini. Seul un homme qui serait placé brusquement, et sans y avoir été aucunement préparé, de sa chambre au sommet d'une haute montagne, éprouverait quelque chose de pareil : une insécurité sans égale, un tel saisissement venu d'une force inconnue, qu'il en serait presque détruit. » Rainer-Maria RILKE, Lettres à un jeune Poète, Ed. Grasset, Paris, 1937 |
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dodo-chan
Inscrit le: 22 Avr 2010 Messages: 76
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Posté le: Je 22 Juil 2010 22:29 Sujet du message: |
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je me bouffe la queu depuis le debut!!!
ou suis je dans tout sa?
ce type qui ecrit la maintenant n est pa sincere....
il n est pas.....
toute intervention est sterile jai l impression
merci merci beaucoup joe mai je ne sais plu quoi repondre |
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riseohms Modérateur
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 348 Localisation: paris
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Posté le: Me 28 Juil 2010 10:02 Sujet du message: |
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bonjour dodochan
Tu ne sais plus quoi répondre?
C est une chance
Et bien surtout ne cherche pas de réponses
vis pleinement la question
C est une vraie question avec ta tête et ton cœur
toute réponse vise a éliminer la question et donc a fuir le malaise qui l'accompagne
c est ne pas comprendre que la réponse est dans la question, intérieure a elle
la question est la réponse par qu'elle renvoie a toi et que tu es la réponse
mais une réponse vivante
pour s'ouvrir a cette réponse, il faut rester dans la question et
accepter le non savoir et l'absence de repères intellectuels
Le vrai repère est notre je suis, pas notre petite personne et son monde
donc courage
pas de réponse à chercher
saisis ta chance
| joaquim a écrit: |
[b]« Et si nous revenons à la solitude, il nous devient de plus en plus clair qu'elle n'est pas une chose qu'il nous est loisible de prendre ou de laisser. Nous sommes solitude.] |
quand on ressent le sentiment de solitude et de vide c'est la question du sens qui se pose, du sens de notre vie
plus rien n'est évident, en fait on est alors dans un processus de désobjectivation qui nous renvoie à nous-même cad l'inconnu
notre premier réflexe est de rabattre ce sentiment de solitude ou de non sens sur notre petite personne,
d'en faire une affaire personnelle
alors on va fuir ce sentiment en cherchant des réponses
tout ce qui concerne notre vie va devenir un problème, ce que l'on fait, ce que l'on veut, notre environnement, à quoi sert tout cela
et la négativité va grossir et notre esprit va être de moins en moins clair
ce que l'on doit comprendre c'est que ce sentiment de solitude ou de non sens est un pont vers l'être, une chance, un appel de notre être profond
et il faut le recevoir humblement, sans le fuir en cherchant des réponses en rapport à notre petit je
ce sentiment de solitude est simplement une vraie question
comme le qui suis je ? de maharshi
elle contient sa propre réponse, si on accepte de la vivre pleinement sans y chercher ou y donner des réponses extérieures et intellectuelles
alors du vide émergera du plein
la seule réponse à la solitude est notre soi même
mais un soi non récupéré par le petit je, pur de tout contenu qui le ferme au monde et le limite
alors ce Soi devient ouverture au monde, rempli par lui
alors peut être ressenti l'amour qui est le vrai sens de la vie, amour ou émotion et étonnement devant ce qui est, c'est la même chose
mais pour être rempli de ce vin nouveau, il faut se vider de soi même, et ce vide est le sentiment de solitude et la perte de sens,
un sens purement mental,
ombre du vrai sens de la vie qui est la vie même, le fait de vivre ou d'être qui ne peut être pensé mais seulement vécu cad senti
amitiés
Joël
Dernière édition par riseohms le Je 29 Juil 2010 10:48; édité 2 fois |
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advaita
Inscrit le: 25 Mai 2010 Messages: 63
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Posté le: Me 28 Juil 2010 11:13 Sujet du message: |
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Bizarrement on peut remercier chaque instants chaque moments, de joies ou de peines .. Comme dans la chanson d'alanis morisette "thank you"
Et les moments difficiles sont souvent ceux là d'ou peuvent émerger cette sincére gratitude car ils nous mettent au pied du mur, nous poussent a comprendre... |
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dodo-chan
Inscrit le: 22 Avr 2010 Messages: 76
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Posté le: Me 28 Juil 2010 12:27 Sujet du message: |
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bonjour les amis
merci pour vos message que je li et reli et comprend un peu plus chaque jour
jai repenser a ma vie et si j avai fai quelque chose de bien? je n est pa trouver grand chose....
un soir avant de dormir jai pris conscience d avoir une voix dans la tete!
est ce le mental qui c est vu? c est pluto effrayant!
jai songer a mon enfance a certain moment clef ou je suis tomber dans la perversion si je pui dire ainsi mais je souvien bien etant gamin je ne chercher rien si ce n est a lire mes manga.... je revoi c momen ou je perd inocence (c est normal apres tout)
etre adulte est une maladie je pense sous cette masse pourri que je suis il ya l enfant le petit enfant qui s emerveiller de voir des fourmi porter une frite
qui femer les yeux quand le coca glacer lui piquer la gorge
qui suivai des yeux la trajectoire d un papillon trop imprevisible......
ou sui je ??? qu est ce qui c est passer je suis mort....
sans reponse et face a mes peur mes doute j observer la lune son reflet sur l eau avec cet malsaine sansation de chercher encore malgrer cet comprehension d une veine recherche cet sensation est toujour la
je n y est pa preter attention je regarder au dehor c etai manifique
le mental s agiter peu et quelque question filer dans la nuit
puis une question mes venu discretement de tres profond
comment est ce que je vie ?? commen sa marche? quel est la chose qu il fai que je soi la vivan que sa tienne seul??
je suis le premier des mystere jai senti un battement de coeur un seul vivan vrai et jai pu comprendre que je ne vie pas que je ne suis pas
sa na durer que quelque seconde le mental a ettoufer tout sa
je reste dans la question et je sui seul 1 esprit une conscience je suis responsable
dodo-chan |
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dodo-chan
Inscrit le: 22 Avr 2010 Messages: 76
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Posté le: Me 28 Juil 2010 12:29 Sujet du message: |
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| vrement je suis desoler j ecrit tres mal |
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lune
Inscrit le: 09 Jan 2005 Messages: 8
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Posté le: Me 28 Juil 2010 13:03 Sujet du message: |
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| Merci dodo-chan. C'est très beau ce que tu as écrit. |
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advaita
Inscrit le: 25 Mai 2010 Messages: 63
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Posté le: Je 29 Juil 2010 11:20 Sujet du message: |
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| dodo-chan a écrit: |
je suis le premier des mystere
dodo-chan |
Alors ça c'est tellement vrai, c'est le genre de compréhension qui fait basculer le point de vue...
C'est comme un mantra, comme la question qui suis je?
c'est une belle révélation! |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 394 Localisation: Suisse
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Posté le: Je 05 Août 2010 16:27 Sujet du message: |
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Bonjour dodo-chan,
Merci pour ces mots qui viennent du coeur. En voici d’autres, de Stephen Jourdain, qui leur font écho :
A l’âge de treize ans, j’ai été mêlé à un meurtre. Je me suis retrouvé un jour avec un petit cadavre dans les bras, et, circonstance troublante, personne ne pouvait l’avoir placé là que moi. Ou le Diable. Je ne croyais pas du tout au Diable. Les extraterrestres n’avaient pas encore été inventés, et de toute façon je n’y aurais pas cru non plus. Je n’étais pas un incrédule maladif, mais j’étais très attaché à la propreté de ma pensée, j’avais un sens aigu de mon honneur interne. C’était forcément moi le meurtrier. Pourtant — j’aurais engagé là-dessus mon honneur, ma vie et celle d’une mère à qui j’étais passionnément attaché — je n’avais pas tué. Je n’étais personnellement absolument pour rien dans ce qui était arrivé à celle que j’avais aimé d’amour pendant toute mon enfance, et que je venais de retrouver, par miracle, après deux années d’absence, dans l’appartement de mes grands-parents. Un oubli de la Gestapo.
Les lieux, déserts, ont été entièrement vidés de leur contenu. Plus un meuble. Plus un vase, plus un libre. Tous mes jouets ont disparu. Seuls subsistent les éléments fixes du décor, les boiseries en acajou du salon, la moquette beige élimée, le papier mural noir de l’interminable corridor, la baignoire à pieds de lion de la salle de bains jaune de mon grand-père. Avec ivresse, je dis bonjour à ces survivants, je les serre mentalement dans mes bras. Déjà, en pénétrant dans l’appartement, j’avais manqué de défaillir en constatant que l’Odeur était encore là. J’erre de pièce en pièce, humant l’exquise senteur, un peu molle, vaguement sucrée, une vois pour toutes intégrées à mon principe.
Mon pèlerinage s’achève.
Je pousse la porte de la chambre de mes grands-parents.
Les boiseries d’érable sont là, avec leur foule de petits yeux ambrés et leurs baguettes. Les lits n’ont pas été emportés. Par terre, j’aperçois un grand album cartonné : l’honorable lampion du plaisir terrestre s’allume à la surface du temps. Il s’agit d’une version illustrée des Contes de Perrault. Ce livre contient un des secrets les plus importants de mon enfance : une image représentant la Belle au Bois Dormant sur le point d’être réveillée par le baiser du Prince Charmant. A cinq ans, j’ai commencé d’aimer d’amour les trois ou quatre centimètre carrés de papier coloré figurant la jeune femme endormie. Tous les jours de ma vie, je les couvrais de baisers. Une fois, pour que le monde entier sache la qualité et l’intensité de mon sentiment, et pour m’unir matériellement à celle que j’adorais, je me suis enduit les lèvres de rouge et les ai appliquées comme un sceau au bas de l’illustration, dans la marge. Après quoi, craignant que ma mère ne découvre la marque et ne s’en amuse, j’ai essayé de faire disparaître l’illustration en la soudant à la feuille précédente avec du Sapocrème.
Assis sur le bord d’un des lits, je feuillette l’album à la recherche de l’image sacrée.
La voici.
J’ai sous le regard une charogne. Pendant mon exil forcé, l’image est entrée en putréfaction, j’ai quitté un organisme vivant, immobile mais tout le contraire d’inerte, une totalité dynamique, animée, j’ai quitté une âme, une personne, comportant des parties mais sûrement pas composite, et en aucun cas composée, en aucun cas faite des éléments discernable en elle — je retrouve cette même personne morte, détruite. A en juger par l’état du corps, le décès ne remonte pas à hier. L’image n’est pas seulement froide et roide, un agent corrupteur s’y est mis au travail. La Belle au Bois Dormant, son lit, le Prince, la petite foule des personnages secondaires, le décor entier, la scène entière, tout a éclaté. Il y a eu meurtre, et après, l’on a démembré le cadavre. Il y a eu meurtre et profanation. C’est un carnage, la boucherie d’un champ de bataille. Le Prince jaillit comme une esquille du tapis rouge devenu sanglant. la Belle est une épave ridicule que rien ne relis au Prince. Le baldaquin du lit ressemble à une membrane. Le reste du mobilier n’est que hasards tuméfiés, absurdes. Les couleurs pendent, livides, comme des hardes. Les dommages infligés à l’image sont si grands qu’en vérité, il n’y a plus d’image. Il n’y a plus paysage. Le terme qui vient à l’esprit est : décimation. Oui, destruction et horreur ont ici quelque chose d’ultime. Le petit cadavre baigne dans une sorte de démesure et il y acquiert une dimension abstraite : il est l’unité brisée, l’irruption du chaos. Je régresse d’un milliard d’années vers de hideuses ténèbres. Tout ceci s’imprime en moi en une fraction de seconde. La morsure est discrète, froide — juste une petite déchirure au milieu de l’âme. Je ne sens pas grand chose, mais je suis marqué.
Autour de l’album, ma perception est intègre. Sur la page de l’album, et dans cette stricte limite, elle est mourante. IL y a quelque chose d’extraordinaire, d’extravagant, même, dans le phénomène de confinement. Qui circonscrit l’ouvrage du tueur ? Quelle main contient l’enfer, l’empêche de déborder ??? QU’EST-ON EN TRAIN D’ESSAYER DE ME FAIRE COMPRENDRE ??? Je ne suis pas un mécréant, l’Au-delà et ses signes m’inspirent la plus grand défiance : sans remords, j’ajourne le déchiffrement du message. D’ailleurs, pour l’essentiel, le sens de ce que je vis m’est transparent... Je viens de connaître la première atteinte de la plus redoutable des maladies de l’enfance, une sclérose spirituelle qui a pour nom l’âge adulte.
Stephen Jourdain, l’Autre Rivage, Dervy 1977, p. 57.
Cruel de perdre l'enfance, en effet. On perd son innocence, et on est soi-même l'assassin... |
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dodo-chan
Inscrit le: 22 Avr 2010 Messages: 76
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Posté le: Ve 06 Août 2010 22:49 Sujet du message: |
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merci pour ce passage qui demontre(un peu trop lol) fort bien la maladie de l'adulte! puissons nous faire leffort de rafraichir notre regard sur les chose....redecouvrir ne serai ce q' un peu la vie!
il n' est jamais trop tard |
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dodo-chan
Inscrit le: 22 Avr 2010 Messages: 76
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Posté le: Sa 07 Août 2010 15:12 Sujet du message: |
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bonjour a tous
=recit nocturne=
me voila coucher dans le noir sur mon matelas de fortune.
2h45 pas vraiment sommeil j'aprecie les caresse suave d'une fraîche brise du moin doux... je l 'entend silencieuse ,elle s'insinue par les interstice ma fenêtre mal fermer!
les yeux clos, me parvient les bruit de la circulation j'enlève le concepte
=bruit de circulation=
c' est une association, un curieux melange de son qui me berce et m apaise une monter de vibration puis un retour graduelle au silence......
toujours les yeux clos je ressens ma présence j essai du moins!mon Corp ma tete, ma mâchoire, mon crane, mes jambes, mes bras, mon ventre puis soudain!!!! une penser logique et souvent rabâcher dans tout manuelle d' éveil qui se respecte se presente a mon esprit....
JE SUIS ICI!!!!!
suivi silmutanement discretement (comme logique) par cet question =OU SA?= moi je répond =BEN ICI= et on me demande encore =OU SA?=
bon joueur moi je répond=MAI ICI JE SUIS ICI= s' en suis avec force et conviction d'un =MAIS OU SA?!!!!= STOP
a ma grande stupeur une vision d'horreur,un compréhension mortel me frappe,m' ecartele, m'arrache une grimace inouie, un d'égout profond......
je suis seul bel et bien seul ici dans ma chambre et donc forcement dans ma tete c est aussi le cas!!non? pourtan la ici dans ma solitude la plus total, ce pose une question a moi!!! cette question me semble venir de l'extérieur!
j en mettrai ma main a couper et pourtant pour la guitare j en est besoin!!!
mai je suis sur que cet question mais poser de l exterieur....ET JE REPOND lol c est fantastique.........mais triste au fond n 'est ce pas?
cet question n' est pas ailleurs que dans ma tete ? c est ma propriété mon esprit la crée!
c est bien moi qui la pose cet question pourquoi je ne le sais pas pourquoi je ne le sens pas ??? penser orpheline?? suis je un mauvais pere??
2h59 dans le noir ,seul ,mes yeux grand ouvert fuyant mon propre interieur,
j'ai peur de moi..... |
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dodo-chan
Inscrit le: 22 Avr 2010 Messages: 76
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Posté le: Je 12 Août 2010 15:41 Sujet du message: |
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salut a tous les amis
je vous propose de lire un texte que jai ecrit pendant ma depression (sans aucune connaissance du mot spirituelle ou de l eveille) post spirituelle lo!l du a une hypotiroidie bien doser!
c est ecrit avan de savoir que je suis hypotiroidien donc je pense pouvoir etre malade de tout et n importe quoi voila mon etat d esprit a ce moment!
tres faible je ne pouvai que lire ou ecrire.......
Par où commencer? il n’y a tellement rien et tellement de choses à raconter.
Eternelle contradiction , c’est le thème récurent de ma vie,je vois et je suis aveugle.
Je souris et je pleure….
Puis je m’endors enfin, et c’est à chaque fois à ce moment précis, quand je plonge dans le toboggan du sommeil,
que reviens cette impression de réel,un réveil après une longue et interminable journée de cauchemards.
je ne sais pas pour les autres mais pour moi c est le cas.
Bonjour a toutes et a tous.
je ne me présente pas mais je suis enchanté.
donnez moi le nom que vous voulez ,mettez vous a l ‘aise ,peut être .
qu’un verre enjolivé de deux doigts de jack calmé de quelques glaçons vous détendrait?N’ayez crainte je ne vous veux aucun mal bien au contraire....
je me distrais dans cette aventure littéraire ,,, ho bien sur si je puis me permettre le mot littéraire qu'il me pardonne de l'insulter en l utilisant de la sorte.
Enfin, hum hum
Désolé, je m’égare du sujet.
Donc cette fantaisie que je m’offre a pour simple but d’ apaiser mon esprit en proie à une dépression massive,soudaine et
Inattendue , qui vous ferait le même effet que de voir filer devant vous
le dernier bus de nuit après une heure d attente en plein hiver, mal couvert
très éméché ,seul et très loin de chez vous.
Bien que je sois le seul stupéfait de voir mon état physique et mental chuter comme un clodo au top de son alcoolémie,mon entourage composé de très très peu voir de pas d’ ami du tout et d’ un nombre de frères et soeurs que je qualifierai d’ intéressant, avais bien sûr, comme dans les cas les plus classiques entre aperçu dans mon attitude des changementss et autre signes annonciateurs de mauvaise augure.
Moi évidemment tel un oiseau trop naïf je pensai traverser cette énorme tempête, seul, trop fier de mes petites ailes.
Mais la réalité est bien plus cruelle, .aucune négociation n ‘est possible avec elle, même toute la volonté d un peuple ou le courage de dix mille pompiers
et de vrais pompiers pas de ceux qui viennent éteindre les poubelles enfumées devant chez moi le soir de Noël, no no, plutôt de ceux qui sauvent un bébé et sa mère d’un immeuble en flamme…
Et bien même tout ce beau monde réuni ne pourrait rien, face à la douce et belle dame qu’on appelle réalité.
Bien sur, malgré l’envie de s’échapper par une fenêtre pendant un cour de maths ou même sans raison particulière,
l ‘idée d être un oiseau me séduit beaucoup mais l’ombre de la réalité plane au dessus de moi.
De nous tous.
je ne suis pas un oiseau .évidemment, non non non, j'ai déjà tenté dans ma prime jeunesse de prendre mon envol, enguirlandé par les copains .je les entend encore :
<<sautes sautes sautes et tends bien les bras surtout>>..... Et à mon grand regret à part un séjour à l’hospital et une cheville en miette, je ne vole pas.
Je suis moi seulement, malade et j'ai besoin d aide.
Après 27 années à errer sur les chemins de traverse, honnêtement de vous a moi, personne ne ma jamais compris, personne ne ma proposé de l’aide, certes a boire, à fumer,
du sexe, des menaces, de l’argent et bien d'autres choses, mais jamais de l’aide.
Une aide sincère, capable de lire dans mes tristes yeux fatigués, de fouiller dans mes lourds et
vieux bagages, nourrir mon besoin de quelqu’un ou de quelque chose.
je vous ennuie??? Sincères excuses très cher lecteur, mais ce coup si je pense a moi.
Je suis donc j ‘écris.
Je me prétends artiste spécialisé dans la musique mais je n’en dirai pas plus ce n'est pas
le plus important par ici.Oui ici bas beaucoup s ‘auto proclament ceci
ou cela, se donnent des vertues ,des statistiques,des compétences.
je trouve cela pathétique, j'aimerai bien qu’ils me parlent d’eux au grand moment
si heroique ou ils son seuls aux toilettes en plein effort, la sueur au front, un jour de constipation.
Ha ha ha…
On est tristement et heureusement tous pareils, mais, et cela depuis la nuit des temps ,
l’ être humain dispose d’un ego que même tous les oceans réunis ne pourraient noyer.
Enfin….
Comme tout le monde je pense,
j ai pu et du malgré moi, croiser un tas de gens dans ma carrière
d’êtres humains et j'ai pu compter sur les pauvres cheveux qui s’entêtent à squatter le crane de mon vieux père, le chiffre de gens intéressants, sans prétention et humbles avec qui j'ai pu partager des moment de qualités. Un échange verbale, voir plus quelque fois...
Dans nos petites existences fragiles et incertaines.
Cela dit en passant je tiens à remercier mon paternel pour ce si précieux héritage
fort inutile et Ô combien traumatisant, j'ai nommée la calvitie.
Elle m’a fauché en plein vol, m’a plaqué au sol et m’a dit en me fixant droit dans les yeux d’une voix nasillarde <<mec tu es entrain de vieillir et ça va pa aller en s’arrangeant>> signe avant coureur de notre décrépitude.
Je pose ici une solennelle minute de silence en mémoire de ma crinière d ‘antant.
Enfin tout passe, le temps dévore tout sans exception d’ un appétit féroce insatiable et silencieux.
On ne se rend compte de certaines choses que lorsque qu’on a les pieds dedans et dans la plupart des cas il est déjà trop tard.
Fatalement on en prend conscience,on est déjà plus le même qu’avant,dès lors l’image qu’on cultivait de nous est périmée ,éronnée, fausse et
on doit là encore se frotter à dame réalité qui nous regarde inlassablement de haut et se rendre a l'évidence de notre véritable image.
Le vrai toi ,le vrai moi ,le vrai nous.Ce que les gens perçoivent réellement de nous et non pas un délire mental influencé par je ne sais quel complexe physique, hypocrisie envers soi et de l’entourage ou encore d’une idolâtrie envers sa star préférée.
En outre, à mon sens la calvitie est une des innombrables flèches dans le carquois
de dame réalité,une flèche parmi tant d’autres ,et bien sûr, en comparaison celle ci est d’une douceur qu’ il faut apprendre à apprécier.
Même si je pense du plus profond de mon être que le concept de l’ empathie est une utopie, une invention fantasque de casanova
à la manque pour s’offrir les faveur de la gente féminine
en leur jetant au visage avec le plus grand sérieux et d une voix de miel
<<moi aussi c pareil je te comprends, je ressens exactement la même chose on est pareil toi et moi>>
Ou encore un délire de vieux psycho médecin qui opérait sans licence dans un vieux local abandonné, sans anesthésie, équipé de couverts rouillés et qui, pour rassurer ces patients après les avoir délesté d’une forte somme et habilement charcuté, leur expliquait d’une voix sérieuse -(précédant un toussotement typique des docteurs)
<<oui oui vous souffrez, je sais ce que c’est, je vous comprends, prenez ceci (il tend un m&ms bleu) la douleur va passer d ici peu>>
Oui oui j’abuse je le conçois, mais malgré les faits évoqués un peu plus haut, aussi me risquerais je à vous expliquer, vous donner quelques informations sur mon état actuel, peut être seriez vous apte à me comprendre? Je l’espère. Allons y.
Fermez les yeux enfin si vous voulez ,. Essayez après sinon la vous ne pourrez plus lire
et ça serait fâcheux pour moi,donc fermez les yeux ,laissez les ténèbres vous envahir.
Doucement sans penser à rien, visualisez au loin .Vous apercevez une feuille,sans quadrillage ou autre signes distincts, le genre de feuille où l'on note sa liste de courses pour la journée, banale en somme,.cependant des mots sont écrits dessus.
Faite le point, vous arrivez à lire petit a petit.
Ecrit au crayon et sûrement de votre main ( vous reconnaissez votre écriture),
une liste, de haut en bas, sur cette feuille légèrement froissée jaunie par le temps,on peut lire dessus:
Force,Courage,Joie de vivre ,Amour ,Bien-être, Estime de soi,Avenir,Liberté,Projet,Sommeil,Repos,Fête.
Vous distinguez nettement les lettres,vous les voyez vibrer, elles sont vous et vous êtes elles, vous ne formez qu‘un.
Soudainement vous présentez( ?) le danger ça arrive c’est tout proche. mais sous quelle forme?? nous l’ ignorons encore.
Vous balayez l ‘espace sombre de vos yeux ,un 360° complet et quand votre tour sur vous même est fini.Dans ce très court laps de temps, vous apercevez une main armée d’une gomme entrain de s’atteler à effacer votre liste.
Efficacement, rapidement, dans un timing démoniaque, que fait cette main ici? Pourquoi m’efface-t-elle? Vous êtes tétanisé, vous essayez de dire <<stop arrêtes, pourquoi tu fais ça>>
Mais en vain, déjà plus un son ne sort de votre bouche.
La fatigue vous gagne, le mal de tête s’engage, les ténèbres deviennent encore plus sombres,
les courbatures vous parlent, elles chuchotent et parfois crient dans chacun de vos muscles.
Vous êtes piégé, triste spectateur de votre propre dépouillement, il ne reste rien sur la feuille il ne reste plus que vous.
La main, sans émotion apparente, vous observe, immobile ,calme, aussi sans qu’ on ait eu le temps de comprendre d’ ou il a bien pu atterrir,
voila cette même (il semble que ce sois la meme)main équipée d'un crayon bien taillé de couleur noire sans marque apparente
enlacé tendrement par les doigts de cette dernière.
Nous ,toujours immobile en proie à des symptômes en croissante douleur,observant la main qui ,sans attendre son reste se met à la tâche. Vive, elle griffonne des mots sur notre feuille, d’ici nous parvient le bruit du crayon, frottant le papier, mon papier. On prend littéralement notre mal en patience, elle s’arête enfin, contemple son oeuvre quelque seconde, prend une posture satisfaite s’étire les doigts tranquillement. Le pouce craque, pas les autres
(comme moi) puis elle s’enfonce droit dans les ténèbres et disparaît.
<douleur,tristesse,solitude,haine ,suicide, nuit blanche, paresse, lâcheté,hypocrisie,maladie>
Voilà ce que nous découvrons sur notre feuille .Sur nous, les mots tremblent de froid ou de peur peut être
On se rend compte qu’on est frigorifié la température a chuté à notre insu, seul, dépouillé de nous même,mal en point ,abandonné dans ces ténèbres plus profondes que jamais..
Ouvrez les yeux, ça va? Vous me suivez? Alors qu en pensez vous?
Voila mon état actuel, je ne pense pas, à mon grand désarroi et sans vous insulter, que vous puissiez saisir la finesse complexe de ce mal mais essayer c’est vivre alors j essai. Vaine tentative comme cette lame qui n’a pas suffisamment taillé mes veines, me laissant ni mort toujours vivant.
J'ai le Coeur qui s’emballe à 150 bpm ,je sens chacune de mes veines se gonfler et taper fort contre les parois de ma peau, le coté gauche de ma poitrine émet de fortes contractions comme si à tout instant un volcan allait exploser , un mal de tete en rotation comme si un batteur professionnel de base ball (et sûrement un bon) avait prit en grippe mon crâne comme balle d’entraînement, des vertige sensationnels. J'ai l’impression que la machine que j appelle « Corp » va lâcher ,exploser ,s’effondrer à chaque seconde… Je manque d’air ,mes yeux ne font plus le point, la nausée se faufile dan mon œsophage et remonte a ma bouche.
Retiens toi surtout ne vomis pas idiot tu es dan le bus tout le monde te regarde. Un peu de tenue tout de même. Je regarde le ciel par la fenêtre il est lourd, les nuages sont bas et gris à l’image de ma situation, j'ai peur, très peur, que m’arrive- t- il? Je descends bien avant mon arrêt, je respire profondément, j'ai envie d appeler à l’aide mais me ravise aussitôt (c’est mon problème après tout) je ne sens plus mes jambes, je crois que je vais tomber. Mais non je ne les sens plus c est juste ça, mes pauvres petites gambettes continuent leur boulot, de marcher,fébrilement.Suis -je en auto pilote? Sans que je le décide, ma vieille carcasse se dirige toute seule, indépendamment de ma volonté qui ,elle, s’ est lâchement enfuit. A cet instant ,je tiens à remercier mon corps de tenir le choque et de me conduire chez moi et je lui promet de prendre encore plus soin de lui à l’avenir.
Arrivé à la maison ,je tombe en sanglot un long moment ,comme jamais de ma vie ça ne m’est arrivé,j ai pleuré pour une vie entière il me semble.Mes larmes ne s arrêtai ent plus de glisser sur mes joues ,la morve de nez était de la parti aussi.Je me mouche ,considère et plaind le pauvre Kleenex que je viens de massacrer.Je vomi enfin à l’abri des regards indiscrets.Une fois fait je vérifiai inconsciemment qui l n y aient pas de traces de sang dans mon rejet -je me rince la bouche, me brosse sommairement les dents, me calme enfin. Mes cascades de tristesse cessent enfin de couler. Je fais chauffer de l’eau dans une casserole afin de me préparer un bon café. L’eau se met a frémir doucement, par le jardin je sens la lumière du jour diminuer doucement. comme à son habitude le soleil, ignorant , passe le temps qui lui est imparti sur le théâtre de nos vies puis se couche inlassablement, tel un spectateur dans la salle assis au premier rang l air intéressé, s’en allant d un coup en pleine représentation, cependant impossible de savoir si c’est par manque soudain d intérêt pour le show ou par obligation professionnelle-( je me perd dans mes stupides pensées, une fois de plus)une fois ma collation servie, je me pose sur mon vieux canapé couleur marron délavé (mais néanmoins il reste très confortable le bougre) , absorbe une gorgée qui me brûle la langue puis d un ton fatigué je lance un- saparishtane.( « ça fais du bien » en japonais enfin je crois) je rigole tout seul puis d un coup …me frottant les yeux pour être sûr que je ne suis pas victime d une hallucination, tranquillement , à proximité de mes vieilles Converses ,flânant, pas plus haut que des minis pouces , en personne-. dame réalité -élégamment vêtue ,talons aiguilles noirs brillants très hauts perchés ,une robe rouge vif dépourvue de bretelles, ce bout de tissu couleur incandescent moulant son Corps à la perfection, laissant apparaître un décolleteé qui prouve sa générosité- cette dernière accompagné bras dessus bras dessous de mon seigneur Dépression. Lui même affublé d’un smoking noir 3 pièces ,une paire de mocassins d'un blanc immaculé au bout pointu noir, nuancé d’une canne de bois qu’il fait virevolter avec talent de sa main gauche, on remarque aussi un étrange noeud papillon énorme de la même couleur que ses mocassin, (un pied de nez à la petite bourgeoisie assurément) ,très classe malgré ce petit détail ,et, en tete de ce mini cortège Mr Para-noya été relooké en guide touristique ou plutôt comme un apprenti marin, coiffé d un énorme pompon rouge affalé sur un ridicule bonnet d’été bleu foncé, un tricot col rond marqué de rayures fines à l’horizontale, de couleur bleue et blanche lui serre le Corps, un bermuda bleu qui coupe net a ses maigres genoux et pour un finish en beauté - une paire de « bateau » bon marché bien usées de couleur bois - tout en me souriant,celui -ci me pointe du doigt et dit « c est par la mes amis, allez y je vous en pris et surtout ne vous retenez pas.Bonne soirée… » Me voila , seul dans le salon ,figé dans ce profond silence ,à peine éclairé par le crépuscule de cette fin de journée ,la tête baissée ,le visage enfouit dans les mains ,les coudes plantés dans mes cuisses .-je vais mourir me dis- je.
Dix mille questions se déversent dans ma petite boite crânienne, pseudo diagnostique et autre épuisante analyse s’installent sur le petit îlot de mon inconscient pareil à une lourde masse de nuages gris , annonciateurs de proches et longues intempéries - indubitablement la dépression est en marche……
Je suis une tasse -remplie de café ,froide, on a oublié de me boire ? j attend qu on me vide dans l évier me nettoie et me range avec les autres tasses .mais personne ne viendra, je le sens.
J’ouvre les yeux ,j émerge doucement. Envoie mon bras hors du lit,tapote de la main, le sol à la recherche de mon téléphone pour savoir l heure :5h14 …Il est beaucoup trop tôt ,pour une fois je ne serai pas surpris par le soleil ,je m’extirpe de ma couverture ,accuse les courbatures qui parcourent mon corps.Je jette un oeil accusateur sur mon petit matelas posé à même le plancher -de nerf, j envoie un coup de pied dedans ça fait un bruit sourd, il n’a rien senti ce salop. Dans le silence éphémère et le bleu pâle de l’aube, mon matelas se moque de moi, il me nargue à sa manière. Je secoue la tête plusieurs secondes … Ma raison faite, je m'aperçois que je n’ai pas envie de café ,mauvais signe. La préparation et dégustation d'un café, fait parti des rares moments que
j‘apprécie.Ma maigre liste intitulée <<moment de détente>>se voit sévèrement raccourcie sans le–coffee time-
Debout au milieu de ma chambre, j’observe par les interstices de ma fenêtre les fines lignes bleutées de l’aube, qui à chaque seconde s’éclaircissent un peu plus, à ma portée tout les dérivés possibles de bleus, passant du bleu triste de la nuit, le bleu fragile naissant de l'aube ,le bleu timide solitaire sans lune ni soleil, jusqu’ au bleu couleur rêve, qui s'empare du ciel , un bleu clair et profond, égoïste , infini.
C est bien beau tout ce bleu, mais ça ne m'aide pas. Trop tôt ,trop mal au dos,pas envie de café,que faire? Après de pas très mures et brèves réflexions,je constate que 3 choix s offrent à moi.
En tête de liste: Me recoucher: m’étant endormi aux environs de 3h du matin quelque heures de sommeil en plus ne me sembleraient pas superflues.
Mais suite a ma grotesque querelle avec mon vieux matelas hypocrite,
un nouveau Corps à Corps avec ce dernier m’irriterai au plus au point.
En second: appeler May .comment dire? May c’est la voisine du premier.
19 ans, brune ,le visage rond,de jolis yeux verts discrets,un petit nez de cochon, (un joli cochon bien sur)une bouche pulpeuse ,qui abrite un petit interstice entre les deux dents de devant,ce qui lui confère un charme particulier.
Un carré fashion plongeant sur c est 1m58, une peau lisse, ferme, bronzée et douce comme le printemps,ni trop grosse ni trop maigre ,ce qu'il faut là où il faut
(parfaite à mon goût)bien que comme toutes les femmes elle s évertue à suivre un interminable régime.Toujours à demander lors de notre entrevues torrides
-je suis grosse. T’as vu là ,mon ventre?
-arrêtes tes bêtise lui dis je. Tu es parfaite.
(Comme à chaque fois qu’elle me pose ces questions.)
Evidement elle n’écoute pas comme à chaque fois.
Cela fait 3ans à peu près qu’elle a emménagé dans le quartier.
Un joli brin de femme avec qui les atomes ont tout de suite accrochés .
Pas farouche pour un café,si l envie se fait sentir.
Elle est toujours prête à me satisfaire, je n’ai qu’à faire sonner son cellulaire
pour qu’elle rappelle aussitôt et sois prête dans la dizaine de minutes qui suit.
Et ce, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.
C’est comme ça entre moi et May.
Bien sur il y a un hic dans tout ça, on a rien sans rien dans la vie.
Nous y reviendrons plus tard.
J’opte pour le jogging: quelques poignées d’eau fraîche sur mon visage pour me réveiller, j’enfile ma tenue de sport.J’effectue une courte séance d’étirements.
Des mouvements simples mais efficaces à répéter une dizaine de fois.
Quelques minutes suffisent pour éviter les blessures.
Une fois cela fait, me voila imobile,les yeux clos ,les bras tombants,devant la porte de mon appartement, je ressent la fatigue.
Je pose ma main droite sur la poignée, me fige un instant dans cette position. Avant même d’avoir commencé je suis épuisé.- me dis je.
Dehors ,la lumière du jour,plus affamée que jamais, gagne du terrain sur ce côté du monde.
Un nouveau tour de manège s’entame.
Cette courte et pénible nuit n’est plus qu’un souvenir futile.
Je me remémore tout ces combat menés tambours battant contre les ténèbres.
Ô doux moment ou la plupart son blottis dans les bras de Morphée.J’imagine toujours le même spectacle. Dans des milliers de chambres plongées dans l’obscurité ,silencieuses.
Régnant en maître, la silhouette statique de lit en bois de pin massif, se nourrissant de respiration calme et régulière,Ils veillent sur leurs hôtes endormis.Leur corps entortillé dans leur énorme couette blanche,la tête enfouie sous un oreiller.
Moi ,définitivement fâché avec morphee,armé d’une tasse de café ,d’une guitare et de ma connexion internet.Tout les soir sans exception, ces duels nocturnes,moi contre la lune.Je les perd….Moi, looser du petit matin, exténué,cerné,cafeiné,perdu comme un sourd-muet en boite le soir du jour de l’an.
A cet instant précis ou je me sens anéanti.
Moi...je vais courir. |
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dodo-chan
Inscrit le: 22 Avr 2010 Messages: 76
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Posté le: Je 12 Août 2010 19:50 Sujet du message: |
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| Hypotiroidie. Mai peu être a tu déceler de l hipocondrie?? Je sais pas si sa se dit LOL C est interessent |
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