Regards sur l'éveil
Café philosophique, littéraire et scientifique
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Sa 07 Nov 2009 15:54 Sujet du message: Rien à chercher, vraiment ? |
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L'éveil c'est réaliser que seul Dieu est, et que tout ce qui est manifesté Le manifeste. Moi y compris. Tant qu'on n'a pas connu l'éveil, il semble impensable que "je" puisse être la manifestation d'autre chose que de moi. Envisager que je sois la manifestation de quelqu'un que j'appelle Dieu, ce serait me déposséder de ce qui me fait moi. Or l'éveil révèle que ce qui me fait moi, c'est Ce qui Est — autrement dit Dieu. Quand on a réalisé cela, alors on sait qu'il n'y a rien à chercher, puisque tout est là.
Et pourtant, l'avoir réalisé ne nous empêche nullement de nous éloigner de cette évidence. Et ce n'est pas en se la répétant que cela va changer quelque chose. Nous serions alors quelqu'un qui affirmerait qu'il n'y a rien à chercher, et à ce titre, nous participerions effectivement à ce qui est. Mais du "mauvais" côté seulement, si j'ose dire, du côté manifesté, et non pas du côté source. Et pourtant, la source — Dieu — demeure tel qu'il est, que l'on soit présent en lui ou seulement présent à travers lui.
C'est un peu comme dans ces familles américaines où on se dit "je t'aime" chaque fois qu'on qu'on se quitte. C'est vrai, car certainement ceux qui se le disent s'aiment vraiment dans l'absolu, et pourtant c'est faux, toutes les fois en tous cas où ils ne ressentent pas l'amour au moment où ils le disent. Il y a nécessairement des fois où l'amour, bien que présent en arrière-plan, n'est pas palpable au présent. On peut dès lors se poser la question : Est-ce juste de dire "je t'aime" tout le temps, même quand on ne le ressent pas, mais qu'on "sait" simplement que c'est le cas, ou n'est-ce juste de le dire que lorsqu'on le ressent ? Pour ma part, je penche résolument pour la deuxième solution.
C'est exactement la même chose avec qui dirait qu'il n'y a rien à faire. Même si c'est toujours vrai, au même titre que c'est toujours vrai que l'amour est toujours là entre ceux qui s'aiment, ce n'est justifié de le dire que lorsque cela est vécu. Pour l'amour, c'est lorsque le sentiment est ressenti, et pour "il n'y a rien à faire", c'est lorsque cette évidence est présente dans la conscience parce que celle-ci est réellement immergée dans la source.
La conscience procède toujours de la source, qu'elle le sache ou non, qu'elle le vive ou non. Et pourtant, le savoir, sans le vivre, c'est actualiser sa rupture. Et cela quand bien même on sait que cette rupture est illusoire — puisque la seule réalité qui soit, au sens fort du terme, c'est la source, c'est Dieu. Être pris dans l'illusion, c'est précisément cela qui nous oblige à faire quelque chose. Quelque chose de paradoxal, soit, un non-geste, un geste d'acceptation, de l'illusion aussi, d'elle surtout d'ailleurs, puisque tant qu'on est immergé en elle, il n'y a rien d'autre qu'elle. C'est ce geste d'acceptation, qui ne se fait pas tout seul — assurément pas —, mais qui réclame notre présence active, qui nous sort de l'illusion, parce que notre présence active, c'est elle la source. |
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Murièle
Inscrit le: 29 Août 2005 Messages: 10
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Posté le: Di 08 Nov 2009 16:26 Sujet du message: Re: Rien à chercher, vraiment ? |
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| joaquim a écrit: |
La conscience procède toujours de la source, qu'elle le sache ou non, qu'elle le vive ou non. Et pourtant, le savoir, sans le vivre, c'est actualiser sa rupture. Et cela quand bien même on sait que cette rupture est illusoire — puisque la seule réalité qui soit, au sens fort du terme, c'est la source, c'est Dieu. Être pris dans l'illusion, c'est précisément cela qui nous oblige à faire quelque chose. Quelque chose de paradoxal, soit, un non-geste, un geste d'acceptation, de l'illusion aussi, d'elle surtout d'ailleurs, puisque tant qu'on est immergé en elle, il n'y a rien d'autre qu'elle. C'est ce geste d'acceptation, qui ne se fait pas tout seul — assurément pas —, mais qui réclame notre présence active, qui nous sort de l'illusion, parce que notre présence active, c'est elle la source. |
Merci Joachim pour ces mots.
Oui la conscience procède toujours de la source et quelqu'en soit la manifestation..
j'ai longtemps buter sur cela et rechute parfois encore dans cette acceptation.
Accepter mon imperfection, c'est accepter ce qui est, tel que cela se présente ...
Accepter mon imperfection c'est aller en compassion vers moi même et vers les autres,
c'est aussi laisser couler le flot qui m'anime sans vouloir le retenir ou lui donner une forme précise
Tes mots m'ont apaisé et amené à une réconciliation, à une globalité ...
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Di 08 Nov 2009 20:24 Sujet du message: |
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Bonjour Murièle,
Merci d'apporter ton vécu à ces réflexions générales. En fait, je ne l'ai pas précisé, mais elles ne sont pas si générales que ça, parce que moi aussi, il m'arrive régulièrement de m'assoupir, et d'avoir besoin de me réveiller. Je me suis toujours étonné de ces gens qui affirmaient avoir été éveillés d'un coup, sans retour possible. Je passe sur tous les témoignages qui démentent par leur propre insuffisance le but qu'ils prétendent avoir atteint. Mais des personnes dont je ne saurais mettre en doute l'authenticité du témoignage, comme Stephen Jourdain, en particulier, affirmait, dans la première vidéo que j'ai vue de lui : "Il est impossible de retourner dans l'état antérieur; c'est impossible!" Voilà qui m'avait laissé perplexe. Et pourtant Jourdain est bien celui dans les mots de qui je me retrouve parfaitement. Il utilise les mots qui décrivent le plus exactement ce que j'entends moi-même par : éveil. Bien sûr, je savais avoir trahi, comme je l'ai raconté dans l'interview avec Oniris, de sorte que je pouvais concevoir abstraitement que quelqu'un qui fut resté toujours fidèle à l'éveil ait pu avoir l'impression qu'un retour dans le sommeil et l'enfermement soit impossible. Mais en même temps, mon cheminement m'avait conduit à approfondir considérablement cette première expérience. Or je suis bien obligé de reconnaître que cet approfondissement n'a pu se faire que "grâce" à mes égarements. Il faut se perdre pour se trouver, au point qu'on peut presque en venir à rendre grâce de s'être perdu, comme l'ont fait maints grand saints, parce que c'est ainsi seulement que la main de Dieu peut se tendre vers nous. C'est toute la thématique si riche de l'enfant prodigue. Alors, être établi définitivement dans la béatitude, cela me semblait sonner un peu comme une sortie hors de la vie. Mais terriblement séduisant aussi. Bref, cette déclaration de Jourdain me laissait perplexe. Jusqu'à ce que je tombe, cet été, sur d'autres phrases qui montrent bien que lui aussi, contrairement à ce qu'il prétend dans cette vidéo, a dû réapprendre ce geste après la première période de grâce passée. Pourquoi a-t-il caché par la suite le cheminement plus tortueux, mais aussi plus humain, qu'il avait dû emprunter? Mystère. Voilà ce texte, datant de 1965, intitulé "La vie à l'endroit", publié dans un recueil de ses textes, "Une promptitude céleste" :
« Pendant les deux années qui ont suivi mon "éveil", il a été constamment à ma disposition. Encore que très rapidement — quelques jours seulement après cette soirée —, j'aie découvert que l'accomplissement du "geste" pouvait devenir, en certaines heures, une bataille redoutable. Habitant des abysses, j'avais brusquement refait surface, je savais faire l'acte qui me maintenant la tête hors du flot. D'abord, la mer avait été d'huile, mais maintenant le vent s'était levé; j'apprenais l'existence de la houle et, tout en continuant de posséder la connaissance du geste à faire, je devais lutter terriblement pour l'accomplir. En fait, durant ces deux années, il y eut pas mal de houle, mais, tout de même, ce fut l'état de grâce, un temps fabuleux où l'"éveil" brûla constamment, où je fus constamment la vérité de moi-même. Puis, après ces deux années, quelque chose peu à peu s'est détraqué, s'est faussé. Il m'est devenu impossible de faire le "geste.
(...)
J'étais affolé et, en même temps, complètement désemparé, perdu devant ce qui m'arrivait à quoi je ne comprenais rien, me trouvant un peu dans la situation d'un homme qui voulant entrer chez lui, constate que sa clé ne pénètre plus dans la serrure — à la condition d'imaginer que, pour lui, faire jouer le pêne soit une question de vie ou de mort. Et ce qui m'épouvantait le plus était que je sentais grandir inexorablement la paresse d'essayer de faire le geste, de me battre, de concert avec une monstrueuse indifférence devant cette perte de la prunelle de ma vie. Je me suis battu farouchement; je suis arrivé à vaincre la tempête, à me maintenir la tête hors de l'eau, et puis un soir, en vacances, dans une chambre rose — une fois encore sans que j'aie rien recherché —, le fabuleux s'est abattu sur moi: l'inconnu et le fabuleux ont fait irruption, la plante de l'"éveil" soudain a fleuri. Et cette floraison a fait jaillir dans le monde extérieur un milliard de fleurs qui dormaient là, invisibles; a fait jaillir en chaque chose, partout dans l'univers, la merveille sans nom de l'"éveil". Et alors, ce fut encore une période faste, une période de veille, une période de vie intérieure tendue comme un nerf de diamant, avec la flamme de l'"éveil" brûlant tout le temps et, par vingt, trente fois, le fond de cette flamme atteint cette transfiguration du dehors... Cela a duré six mois peut-être. Puis je me suis remis à dégringoler la pente. J'ai été de nouveau englouti et, cette fois, je n'y ai rien pu faire. Et je suis entré dans la nuit.
Une fois qu'on a habité sa vérité, en être exilé est une brûlure effroyable. Une fois que l'esprit a été conscient de soi, retomber dans l'inconscience d'avant est pour lui une brûlure effroyable. Une fois qu'on a vécu au contact de cette valeur, en être privé, c'est l'enfer. La nuit m'a semblé durer des éons de temps. Plusieurs fois, je me suis remis à lutter, frénétiquement, cherchant à percer directement — dans l'instant — jusqu'à l'"éveil", à travers la muraille du sommeil. J'avais toujours procédé ainsi, je ne connaissais que la voie directe; je n'avais absolument pas l'idée d'une autre façon d'agir. Chaque fois, je me cassais les dents.
L'aurore est née timidement, sur un grand laps de temps, sans que je m'en doute, oeuvrée par mon instinct, et alors que je croyais être en train de trahir définitivement l'"éveil" puisque, en vérité, je renonçais. Un jour, tout de même, j'ai reconnu dans cette lumière merveilleuse qui filtrait par la baie de mon renoncement — et par d'autres encore également forées par mon instinct — celle de l'éveil. Et j'ai compris qu'il existait des voies longues et que c'étaient celles-là que je devais emprunter. Ce jour-là, j'étais sauvé.
Depuis que je me suis engagé sur ces voies, le soleil a été très long à s'élever sur l'horizon, mais il n'a cessé de le faire et, aujourd'hui, midi est tout proche. J'ai la certitude qu'il sera cette fois indéracinable. »
Un texte que je trouve poignant, parce qu'on n'y trouve pas seulement la substantifique moelle, le distillat d'années de réflexions, mais la vie sur le vif. Et celle-ci nous apprend que même lorsqu'on a découvert le geste, il perd avec le temps sa force, parce qu'il devient fatalement quelque chose au service de la personne. Jourdain a redécouvert ce "geste" au moment où il accepta de l'avoir perdu, au moment où il cessa de vouloir quelque chose pour lui, et qu'il se fit ainsi disponible pour devenir la clé — parce qu'à travers cette acceptation, il renonçait à vouloir être celui qui la trouverait. Il a alors "reconnu dans cette lumière merveilleuse qui filtrait par la baie de [son] renoncement (...), celle de l'éveil."
Voilà qui me réconcilie avec lui. 
Dernière édition par joaquim le Ma 01 Avr 2014 21:58; édité 1 fois |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11248 Localisation: belgique
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Posté le: Di 08 Nov 2009 21:07 Sujet du message: |
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salut joaquim ! bonsoir murièle !
joaquim écrit :
| Citation: | L'éveil c'est réaliser que seul Dieu est, et que tout ce qui est manifesté Le manifeste. Moi y compris. Tant qu'on n'a pas connu l'éveil, il semble impensable que "je" puisse être la manifestation d'autre chose que de moi. Envisager que je sois la manifestation de quelqu'un que j'appelle Dieu, ce serait me déposséder de ce qui me fait moi. Or l'éveil révèle que ce qui me fait moi, c'est Ce qui Est — autrement dit Dieu. Quand on a réalisé cela, alors on sait qu'il n'y a rien à chercher, puisque tout est là.
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quelle aventure, c'est quand cela est réalisé (seul Dieu est) que tout commence ...
première chose, c'est que, réaliser que seul Dieu soit, c'est réaliser que le moi, le corps, tout ce qui nous entoure n'existe, pas du tout, par eux-même, mais par ce qui les manifeste, c'est-à-dire Dieu ! quel bon début !
je rajoute ici, une intervention (sans doute de joaquim, aussi, mais shuut !...) reprise dans les archives du forum, dans le thème : "Moi et Dieu" : http://www.cafe-eveil.org/archives/moi-et-dieu.html
| Citation: | | Pour ma part, Dieu n'est pas un sujet de croyance, ni même d'expérience; il est la source de cet insondable étonnement par lequel l'être humain se découvre exister. Aller au fond de cet étonnement-là, c'est Le découvrir. Lorsque je me saisis comme origine indépendante de Dieu, la question que je suis, si je me la pose à moi-même, me revient en écho, indéfiniment, comme si j'étais suspendu au-dessus d’un abîme vertigineux. Chercher en moi la réponse à la question que je suis, c’est tomber sans fin dans mon propre abîme. Au contraire, ne chercher aucune réponse, déposer les armes, et demeurer simple question... c’est faire de soi une ouverture totale, c’est accueillir Ce qui Est, c’est recevoir Dieu comme réponse. |
il me semble que c'est là, un parfait complément à ce qui est abordé, ici, notamment par rapport à l'approche de Dieu (en tant que " définition" ...)
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Invité
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Posté le: Lu 09 Nov 2009 15:09 Sujet du message: |
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| Citation: | L'éveil c'est réaliser que seul Dieu est, et que tout ce qui est manifesté Le manifeste. Moi y compris. Tant qu'on n'a pas connu l'éveil, il semble impensable que "je" puisse être la manifestation d'autre chose que de moi. Envisager que je sois la manifestation de quelqu'un que j'appelle Dieu, ce serait me déposséder de ce qui me fait moi. Or l'éveil révèle que ce qui me fait moi, c'est Ce qui Est — autrement dit Dieu. Quand on a réalisé cela, alors on sait qu'il n'y a rien à chercher, puisque tout est là.
Et pourtant, l'avoir réalisé ne nous empêche nullement de nous éloigner de cette évidence. Et ce n'est pas en se la répétant que cela va changer quelque chose. Nous serions alors quelqu'un qui affirmerait qu'il n'y a rien à chercher, et à ce titre, nous participerions effectivement à ce qui est. Mais du "mauvais" côté seulement, si j'ose dire, du côté manifesté, et non pas du côté source. Et pourtant, la source — Dieu — demeure tel qu'il est, que l'on soit présent en lui ou seulement présent à travers lui. |
mon expérience est qu'être ce qui EST ne demande rien ,cela est,il ne s'agit pas là a mon avis de faire ou non quelque chose ,ou bien de devoir faire quelque chose ou non.
réalise que nous somme dieu cela n'est pas quelque chose de relatif(sans parler d'absolu) ,il me semble toujours au travers de mon expérience, que je n'entretient aucune relation avec quelque chose que l'on nomme la "source" je n'ai donc a aucun moment le sentiment d'en être éloigner car ce qui apparait dans ma vie quotidienne n'est rien d'autre que cela.
je peux donc comprendre le fait qu'il ne sert a rien de dire qu'il n'y a rien a faire car c'est faux,mais du point de vue de celui qui "realisé" alors ce faire se fait sans ambition particulière,et sans avoir comme objectif de se "re-connecter" a la source.
je crois que faire ou ne pas faire sont des chose bien compliquer et que ce qui doit être fais se fait naturellement sans que cela soit un problème.
enfin c'est mon expérience.
bonjour à tous au passage!
passage furtif entre deux partie de wow
bonne continuation |
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sahaja
Inscrit le: 28 Fév 2006 Messages: 411
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Posté le: Lu 09 Nov 2009 15:11 Sujet du message: |
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oups j'ai oublié de me connecter ,c'etais moi au-dessus.  |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11248 Localisation: belgique
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Posté le: Lu 09 Nov 2009 21:15 Sujet du message: |
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hello sahaja ! je serai, donc, le premier à te saluer !
il est évident que si tout ce qui est, est Dieu, et que Dieu soit la seule chose qui soit, le reste n'étant qu'apparence, que toi, aussi, tu sois cela, malgré que le corps (qui était le "tien" quand il y avait identification ...) dans lequel l'éveil a été connu, se décomposera, un jour ...
tu dis :
| Citation: | il me semble toujours au travers de mon expérience, que je n'entretient aucune relation avec quelque chose que l'on nomme la "source" je n'ai donc a aucun moment le sentiment d'en être éloigner car ce qui apparait dans ma vie quotidienne n'est rien d'autre que cela.
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mais comme on dit, il se peut qu'il s'agisse, avant tout, de concepts, ou dumoins de la possibilité, du choix que l'on fait à un moment donné, de choisir tel vocabulaire afin de se faire comprendre par celles et ceux qui lisent le message, non !? cela se passe dans la dualité ...
si l'on prend, par exemple, ce que dit nisargadatta, on voit qu'il parle de la "Présence pure" (la source, le non-manifesté), le "Je Suis" (la Conscience impersonnelle, la "Présence pure" manifestée ...), et puis le "je suis cela, je suis ceci, je suis comme ça", etc ... (le "moi", l'égo ...), et dans un même temps, nisargadatta dit qu'il s'agit de concepts ... amusant, non !?  |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Lu 09 Nov 2009 21:18 Sujet du message: |
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| daniel a écrit: | quelle aventure, c'est quand cela est réalisé (seul Dieu est) que tout commence ...
première chose, c'est que, réaliser que seul Dieu soit, c'est réaliser que le moi, le corps, tout ce qui nous entoure n'existe, pas du tout, par eux-même, mais par ce qui les manifeste, c'est-à-dire Dieu ! |
Bonjour Daniel !
Et c'est réciproquement réaliser que Dieu n'existe pas autrement que par moi et par sa manifestation.  |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Lu 09 Nov 2009 21:21 Sujet du message: |
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| sahaja a écrit: | | mon expérience est qu'être ce qui EST ne demande rien ,cela est,il ne s'agit pas là a mon avis de faire ou non quelque chose ,ou bien de devoir faire quelque chose ou non. |
Bonjour sahaja,
On est ce qui est, quoi qu'on fasse. Je crois qu'on est d'accord là-dessus. C'est ce que je disais plus haut par ces mots: "La conscience procède toujours de la source, qu'elle le sache ou non, qu'elle le vive ou non." Il n'y a donc effectivement rien à faire, si l'enjeu est simplement d'être. Si par contre l'enjeu est que "je" sois, alors il faut que "je" devienne "l'être". Que je devienne présent à l'être, que "je" vive cette présence. Non pas simplement être, mais "m'être", comme dit Jourdain. |
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Jean-Marie
Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 7 Localisation: Arlon - Belgique
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Posté le: Lu 09 Nov 2009 22:25 Sujet du message: |
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Hello, Joaquim, Daniel, Sahaja, ...
| Joaquim a écrit: | | Si par contre l'enjeu est que "je" sois, alors il faut que "je" devienne "l'être". Que je devienne présent à l'être, que "je" vive cette présence. Non pas simplement être, mais "m'être", comme dit Jourdain. |
Pour moi, ça c'est vraiment la chose importante à dire. Car je veux bien que La conscience procède toujours de la source, qu'elle le sache ou non, qu'elle le vive ou non, mais c'est quoi une conscience qui ne sait pas qu'elle procède de la source ? Une conscience qui ne sait pas qu'elle procède de la source, c'est un petit moi qui "est" et qui "reste" petit moi, tout simplement, c'est-à-dire parfaitement identifié à lui-même et même fier de l'être. Les choses ne commencent réellement à bouger que quand cette "conscience" qui n'était jusque là qu'un "je", commence à deviner la présence de "l'être" derrière le décor de la "réalité" et se rend compte de sa terrible méprise. _________________ Amicalement,
Jean-Marie |
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mauvaiseherbe
Inscrit le: 31 Mai 2006 Messages: 123
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Posté le: Lu 09 Nov 2009 23:20 Sujet du message: |
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Bonjour ,
ces messages ,dont le texte de Jourdain , me réjouissent vraiment profondément .Comme toi Joaquim je suis très touchée par ce qu’écrit là Jourdain l’humain .
Je me demandais au début de ton post ce qui avait bien pu le motiver ,qu’est-ce qui te travaillait ainsi . J’ai un livre de Jourdain chez moi qui ,pensais-je ,prendrait la poussière pour longtemps. Mais maintenant je le relirai ,et autrement ,sachant aussi que c’est son langage que tu reconnais le mieux .Son langage et sa voie ,faite de geste « à faire » ,du plongeon du jeune martinet mais aussi du paradoxe si déroutant d’une « voie longue « à emprunter....
J’aime la façon dont il montre qu’elles peuvent être (même si c’est une folie pour la pensée et sa logique) amoureusement mêlées et vécues ces deux voies.
Je pense à Maurice Zundel qui parle quelque part en des termes assez inhabituels d’homme inachevé ...
C’est comme ça qu’il m’arrive de me concevoir dans ces moments de plus grande clarté au sein de mon ignorance ,et cette expression correspond bien à ce que je comprends des raisons de la nécessité de la « voie longue » de celui qui ne peut que chercher en tâtonnant même quand il sait qu’il n’y a rien à trouver .
Il m’arrive de voir le fait de chercher comme une étonnante caractéristique de la vie elle-même .cette vie si touchante et émouvante qui anime absolument tout d’un mouvement permanent vers un « quelque part » que je ne peux pas entrevoir et qui en même temps vient de ce que j’ai déjà vu être parfaitement immuable, immobile .
Je suis recherche ...
Longtemps j’ai cru (et ca m'arrive encore) qu’il fallait absolument que je trouve ,ou que je sache toujours mieux me laisser trouver et retrouver .Oui , mais ça ne colle pas tout à fait parce que ,je le sais ,rien n’est impossible à Dieu ,à sa lumière et à son sourire : à l’heure qu’il a voulu Ca a été possible ,comme j'étais, et tout simplement évident .De ce genre d’évidence qui n’a besoin d’aucune condition ,d’aucun geste juste de ma part (même si il y en a eu un quand même) ,d’aucun aboutissement de processus quelconque ...C’était cadeau ,c’était gratuit , alors je commence à croire que nous sommes voulus chercheurs , que les conquérants de pôles héroïques et chanceux qui planteraient un drapeau pour la postérité à un point calculé par eux-mêmes et adopté par tous ne semblent pas intéresser le Bondieu. plus que ça, pas plus que les saints embourgeoisés de tous poils.
Mais désirer sincèrement s’éveiller ... se réveiller ,puis veiller, apprendre toujours plus humblement, en faisant toujours mieux connaissance avec ce qui fait obstacle à cette veille ,plutôt que d’être cet Eveillée qui me tente tellement ,ça a un sens en soit je le pressens.
C’est quand même un sacré mystère ,faut bien le dire ! Mystère avec une merveilleuse majuscule quand je suis consciente d’être cette « enfant de Dieu », attendue et reçue depuis toujours ,et avec une minuscule terriblement douloureuse (ou irritante ! ) quand je me sens seule dans ce corps , étrangère ,condamnée à l’exil ,si loin de la maison .,en échec , perdue.et oublieuse, parceque je ne me suis pas vue me rendormir .
De même que m’avait perturbée la( fausse?) compréhension que j’avais de l’éveil selon Jourdain ,de même me perturbe l’idée de devoir chercher et donc trouver quand l’injonction nait de l’illusion(égo) en moi .
Ca crée une souffrance d’un genre très particulier que je reconnais à son goût amer et crispé ;une souffrance bien différente de celle qui nait de la nostalgie de l’être qui aspire à lui-même ,à la lumière .
Cette dernière souffrance là peut parfois risquer de passer inaperçue ou d’être prise pour une autre .Elle ne vient pas d’une injonction à laquelle je n’obéirais pas (Dieu n’exige pas ,ne pousse pas),elle n’est pas de l’ordre du besoin et de la nécessité qu’il faudrait assouvir (nous ne sommes pas des machines à s’éveiller) ; elle est le bruit de l’aiguille de la boussole qui se réoriente ,discrète et agissante pourtant ,comme la légère douleur silencieuse de l’oreille d’un enfant qui entend sans le comprendre la dissonance dans la voix de l’adulte qui lui dit qu’il l’aime .
Cette oreille là sait sans le savoir ,parce qu’elle est faite pour reconnaître la véritable musique de l’amour et aider l’être tout entier à se tourner vers lui ,à grandir en lui .
C’est ce que je comprends pour le moment en tout cas.
| joaquim a écrit: | Et c'est réciproquement réaliser que Dieu n'existe pas autrement que par moi et par sa manifestation.  |
Cette affirmation là m'intrigue vraiment ...Comment tu le sais ?L'as-tu vu ?Vécu ? Je ne sais pas comment poser la question ,mais je voudrais savoir si tu en es absolument sûr ou quelquechose comme ça .
A moins que tu fasses cette distinction que j'ai entendue de la part d'un moine ermite egyptien ,un ancien ingénieur très doux qui parlait en faisant des shémas dans le sable pour expliquer la différence entre exister et être ;pour lui Dieu n'existe pas ,seule la créature ,la manifestation de lui existe et Dieu est .
?

Dernière édition par mauvaiseherbe le Ma 10 Nov 2009 2:37; édité 1 fois |
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Invité
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Posté le: Ma 10 Nov 2009 2:24 Sujet du message: |
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bonjour jean marie
| Citation: | mais c'est quoi une conscience qui ne sait pas qu'elle procède de la source ? Une conscience qui ne sait pas qu'elle procède de la source, c'est un petit moi qui "est" et qui "reste" petit moi, tout simplement, c'est-à-dire parfaitement identifié à lui-même et même fier de l'être. Les choses ne commencent réellement à bouger que quand cette "conscience" qui n'était jusque là qu'un "je", commence à deviner la présence de "l'être" derrière le décor de la "réalité" et se rend compte de sa terrible méprise.
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si tu te place du point de vue qu'il y a la conscience et la source oui,mais si cette conscience "EST" la source alors où est le problème.
donc je suis d'accord avec joaquim sur ce point ,du point de vue du chercheur,de celui qui n'a pas réalise qu'il EST cette source.
mais je fais clairement une distinction là car sinon personne n'aurais jamais parler de réalisation.
pour moi ,lorsqu'il y a réalisation il n'y a plus de place pour un acte quelconque en vue de se "reconnecter" a cette source du moins c'est mon expérience.
c'est tout ce que je veux dire.
après des actes il y en a un million,pensés,etc..mais je ne vois pas l'utilité d'en "parler".
enfin bon c'est pas bien méchant.
voilà c'est ce qui me dérange en fait depuis un moment,le fait de dire qu'une conscience doit savoir qu'elle procède de la source,vue qu'a mon sens il serait plus judiciable qu'elle se questionne quand a sa propre existence en tant que conscience "moi".
parce que c'est quoi la source ? où se trouve t'elle ? et la conscience c'est quoi? où la situé ?
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11248 Localisation: belgique
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Posté le: Ma 10 Nov 2009 15:23 Sujet du message: |
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myriam dit :
| Citation: | A moins que tu fasses cette distinction que j'ai entendue de la part d'un moine ermite egyptien ,un ancien ingénieur très doux qui parlait en faisant des shémas dans le sable pour expliquer la différence entre exister et être ;pour lui Dieu n'existe pas ,seule la créature ,la manifestation de lui existe et Dieu est .
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je crois bien que c'est ça, il est, un peu, filou !
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Ma 10 Nov 2009 15:26 Sujet du message: |
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Bonjour a tous,muriele, mauvaiseherbe, jean marie, daniel, sahaja...
Et merci Joachim, pour ce que tu écris là, de même que pour ce texte si révélateur de S Jourdain.
Pour avoir vécu aussi chaque fois et apres chaque expériences ces "mois de grâce", c'est aussi comme un enfer que j'ai retrouvé les resstrictions de l'égo.
Chacun de tes mots auraient pu être les miens, et c'est exactement l'essence de ce que je tente de partager depuis tout ce temps.
c'est aussi ce que je voulais dire dans le topic chosifier le silence, lorsque j'ecris:
"A moins de pouvoir affirmer en vérité le contact total et la Presence permanente, inaltérable et inaliénable avec notre véritable nature, les "mots" de l'absolu deviennent des mots menteurs.. "
| Joachim a écrit: | | La conscience procède toujours de la source, qu'elle le sache ou non, qu'elle le vive ou non. Et pourtant, le savoir, sans le vivre, c'est actualiser sa rupture. Et cela quand bien même on sait que cette rupture est illusoire — puisque la seule réalité qui soit, au sens fort du terme, c'est la source, c'est Dieu. Être pris dans l'illusion, c'est précisément cela qui nous oblige à faire quelque chose. Quelque chose de paradoxal, soit, un non-geste, un geste d'acceptation, de l'illusion aussi, d'elle surtout d'ailleurs, puisque tant qu'on est immergé en elle, il n'y a rien d'autre qu'elle. C'est ce geste d'acceptation, qui ne se fait pas tout seul — assurément pas —, mais qui réclame notre présence active, qui nous sort de l'illusion, parce que notre présence active, c'est elle la source |
Oui...ce Geste ne se fait pas tout seul.
Cette Presence active dans l'acte d'ouverture, dans l'acceptation de l'illusion, ou de quoi que ce soit qui se présente comme "humeur", dans l'acceuil de cet espace infini en nous..
C'est la que le retournement a lieu, que quelque chose d'autre, de neuf, peut se manifester à travers nous
Bonjour Sahaja.
Lorsque je te lis, cela me ramène a ce que j'ai écris ce matin même dans un autre partage sur ce sujet là:
"Il y a un double sens tres révélateur, je trouve , au mot "réaliser"
Le premier c'est celui qui signifie comprendre profondement! Ca y est cela fait enfin TILT! il semblerait que beaucoup croient que la réalisation, c'est ça...
Mais ce n'est manifestement pas parce que cela a fait "tilt", que ce qui a été enfin compris se réalise et se manifeste effectivement dans nos vies.
Le deuxieme sens c'est "rendre réel", faire passer du virtuel au réel, en quelque sorte.
J'ai bien réalisé quelque chose,(et c'est ce qui est devenu ce diapason) mais maintenant cela doit devenir vivant à travers et en moi.
Pour ma part c'est cela la Realisation, et elle est toujours relative, jamais absolue, car c'est dans ce plan relatif qu'elle se [i]manifeste
Si tu regardes bien, il y a autant de "réalisations" que de "réalisés".
Et si en chacun ne se "réalisait" en fait que le resultat logique de sa vision et de sa perspective propre de Cela?
Et que cela soit en plus entiérement conditionné par son "équation énergétique" personnelle?
Regarde la difference entre R maharshi et Nigarsadatta, par exemple. Et puis Ramakhrisna, Vivékananda, Ram dass...?
Et tous les autres, car ce n'est pas seulement en Inde qu'il y a des maitres , il serait peut être bien de s'en souvenir.
Et puis il y a les "sages", et il y a les "saints"!
Ce sont là encore deux "réalisations" differentes, et un tas de concepts, des perspectives totalement differentes les séparent!
Beaucoup de saints ne sont pas sages, et un tas de sages ne sont pas saints.
Seul le "sage -saint" allierait et réaliserait les deux perspectives, car lui ne sépare effectivement pas l'espace de Liberté de Ici et maintenant dans le corps avec tous ses aspects.
Mais est ce un problème?
Tout ça, ce sont les milles fleurs qui poussent de la terre d'un même et unique jardin
Le seul problème, si c'est la tulipe impose son "être tulipe" comme unique vérité en niant celle de la paquerette, du chéne ou du rosier.
Alors ta" réalisation", ma "réalisation "si c'était simplement de laisser se manifester ce que nous avons "réalisé", et puis voilà?
Accepter la limite, lacher le désir d'absolu, faire le deuil de la toute puissance.
Quelle fleur sommes nous appellé a manifester?
Tout le défi est dans "se laisser"et laisser Etre.
,
Le tilt, réaliser, c'est l'éveil, la Réalisation, c'est sa manifestation ici et maintenant.
| sahaja a écrit: | il me semble toujours au travers de mon expérience, que je n'entretient aucune relation avec quelque chose que l'on nomme la "source" je n'ai donc a aucun moment le sentiment d'en être éloigner car ce qui apparait dans ma vie quotidienne n'est rien d'autre que cela.
je peux donc comprendre le fait qu'il ne sert a rien de dire qu'il n'y a rien a faire car c'est faux,mais du point de vue de celui qui "realisé" alors ce faire se fait sans ambition particulière,et sans avoir comme objectif de se "re-connecter" a la source. |
Effectivement il n' y aucune relation dans cet espce là.
On peut tout a fait vivre cette Evidence là, sans pour autant Voir ou et comment se noue l'espace d'identification qui crée cette illusion de l'égo qui déforme "ce qui apparait" dans son champs.Il y a eu un tilt, oui, mais pas ce tilt là.
Tout est alors considéré comme l'expression de Cela.
Tous les désirs, toutes les humeurs en sont légitimées comme étant l'expression de sa véritable nature.
Et donc vécues comme telles.
C'est normal et ne peut être vécu autrement.
C'est une expérience spécifique.
Elle ouvre sur une evidence spécifique qui entraine une "forme de vie "spécifique.
C'est la tienne? Alors c'est bien.
Mais il y en a d'autres, comme le prouve abondamment les mutiples perpectives et les multiples réalisations qu'on trouve partout dans le monde.
| Joachim a écrit: | | C'est exactement la même chose avec qui dirait qu'il n'y a rien à faire. Même si c'est toujours vrai, au même titre que c'est toujours vrai que l'amour est toujours là entre ceux qui s'aiment, ce n'est justifié de le dire que lorsque cela est vécu. Pour l'amour, c'est lorsque le sentiment est ressenti, et pour "il n'y a rien à faire", c'est lorsque cette évidence est présente dans la conscience parce que celle-ci est réellement immergée dans la source. |
Oui...!
le TILT a eu lieu.
Ce tilt là, en tous cas.
Pour beaucoup d'entre nous, nous savons que nous ne sommes pas l'égo, que nous sommes Cela, mais pourtant nous retrouvons son "action" dans nos vies et lorsque c'est cette Evidence là qui a fait Tilt, comme l'écrit Joachim, il n' y a pas d'autre réelle réalisation possible.
Il faut effectivement réaliser ( tilt!!) pour Réaliser.
L'un ne va pas sans l'autre.
Et pour que notre nature véritable ne soit pas seulement connue, mais qu'elle s'exprime, cet "égo" avec toutes les distorsions qu'il impose a l'expression de notre vraie nature ne doit réellement ne plus "exister". Pour que cela se Réalise, cela doit être VU.
Si ce n'est pas Vu, ce n'est pas considéré comme néccéssaire, bien sur.
Pas de Tilt a ce niveau là, donc pas cette réalisation là.
Notre Réalisation est donc directement reliée à notre évidence intérieure, et a la mesure de ce que nous avons effectivement réalisé.
A la mesure de nos "tilts".
La seule a laquelle nous puissions nous ouvrir est dépendante de nos Evidences.
Nos évidences et les perspectives qu'elles ouvrent ( dans les deux sens du termes) peuvent rester statiques.
Ou bien, et c'est la grâce des partages , des échanges et de l'ouverture, lorsque nous intuitons leurs eventuelles limites et que nous voyons comment et ou elles prennent naissance, elles peuvent admettre leur limites, laisser un espace vide , la possibilité d'une découverte.
Ou en tous cas nous ouvrir à la véritable Tolérance.
Enfin, disons que c'est mon "point de vue".. et mon expérience aussi, et la raison profonde du choix de cet avatar, entre autre...
C'est bien pour cela que je dis si souvent qu'apres la fin de ces états de Grace, j'ai mis longtemps a comprendre ce que je savais, à réaliser ce que j'avais compris, et encore plus a Réaliser ce que j'avais réalisé.
bien a vous |
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Alain V
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 7212
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Posté le: Ma 10 Nov 2009 16:10 Sujet du message: |
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Je suis parfaitement d'accord avec ce que dit Nad ici:
"J'ai bien réalisé quelque chose,(et c'est ce qui est devenu ce diapason) mais maintenant cela doit devenir vivant à travers et en moi.
Pour ma part c'est cela la Realisation, et elle est toujours relative, jamais absolue, car c'est dans ce plan relatif qu'elle se manifeste
[i]Si tu regardes bien, il y a autant de "réalisations" que de "réalisés".
Et si en chacun ne se "réalisait" en fait que le resultat logique de sa vision et de sa perspective propre de Cela?
Et que cela soit en plus entiérement conditionné par son "équation énergétique" personnelle?
Regarde la difference entre R maharshi et Nigarsadatta, par exemple. Et puis Ramakhrisna, Vivékananda, Ram dass...?
Et tous les autres, car ce n'est pas seulement en Inde qu'il y a des maitres , il serait peut être bien de s'en souvenir.
Et puis il y a les "sages", et il y a les "saints"!
Ce sont là encore deux "réalisations" differentes, et un tas de concepts, des perspectives totalement differentes les séparent!
Beaucoup de saints ne sont pas sages, et un tas de sages ne sont pas saints.
Seul le "sage -saint" allierait et réaliserait les deux perspectives, car lui ne sépare effectivement pas l'espace de Liberté de Ici et maintenant dans le corps avec tous ses aspects.
Mais est ce un problème?
Tout ça, ce sont les milles fleurs qui poussent de la terre d'un même et unique jardin
Le seul problème, si c'est la tulipe impose son "être tulipe" comme unique vérité en niant celle de la paquerette, du chéne ou du rosier ".
C'est comme ça que les choses m'apparaissent également.
Ce qu'il faut c'est bien comprendre qui nous sommes. Des tulipes ? Des roses ? Des nénuphars ?
Car, à mon sens, c'est par le chemin du relatif - et dans l'acceptation de celui ci - qu'on peut arriver à la Source.
Dernière édition par Alain V le Ma 10 Nov 2009 23:09; édité 1 fois |
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