Regards sur l'éveil
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Di 22 Nov 2009 18:05 Sujet du message: le paradoxe de la méditation |
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Bonjour a vous..
Etant donné le cours actuel prit par les échanges, je suis allée relire les partages de l'ancien forum sur le sujet de la méditation.
Il est relativement court, mais il y a des choses vraiment tres riches, et l'intitulé du topic me parait parfaitement adéquat, donc je le reprends tel quel.
Il me semble qu'il y a deux appréhensions differentes de cette démarche. Celle qui est l'enseignement de pratiques diverses proposées par diverses voies dans le but d' atteindre l'éveil, dont Joachim pointe avec justesse les écceuils subtils.
Et celle dont parle çi dessous krisnamurti, qui sous entend un éveil préalable.
Elle est l'incontournable clé sur cette " longue voie" d'intégration de l'éveil, ici, et maintenant.
| Citation: | Si l'on entreprend de méditer de propos délibéré, ce n'est pas de la méditation. Si l'on se propose d'être bon, la bonté de fleurira jamais. Si l'on cultive l'humilité, elle cesse d'être. La méditation est comme la brise qui vient lorsque l'on laisse la fenêtre ouverte ; mais si on la laisse ouverte délibérément, si, délibérément, on invite la brise, elle n'apparaîtra jamais.
La méditation n'est pas dans le processus de la pensée, car la pensée est si rusée qu'elle a d'infinies possibilités de se créer des illusions, mais alors la méditation lui échappe. Comme l'amour, elle ne peut être pourchassée.
/…/
La méditation est un dur travail. Elle exige la plus haute forme de discipline - non celle du conformisme, de l’imitation, de l'obéissance ; mais celle qui résulte de ce que l'on est constamment conscient, à la fois du monde extérieur et de la vie intérieure. Donc la méditation n'est pas une activité dans l'isolement, mais une action dans la vie quotidienne, faite de coopération, de sensibilité et d'intelligence. Si la méditation ne pose pas les fondements d'une vie irréprochable, elle devient une évasion et par conséquent n'a absolument aucune valeur. Être irréprochable ce n'est pas se conformer à une morale sociale, mais être libéré de l'envie, de l'avidité et de la recherche du pouvoir, qui sont des causes d'inimitié. On ne s’en libère pas par une action volontaire, mais en en étant conscient du fait qu'on se connaît. Si l'on ne connaît pas les activités du moi, la méditation devient une excitation sensorielle et a très peu de sens.
/…/
La méditation est un mouvement perpétuel. Vous ne pouvez jamais dire que vous êtes en train de méditer, et vous ne pouvez pas réserver un temps pour la méditation. Elle n'est pas à vos ordres. Sa bénédiction ne vous est pas octroyée du fait que votre vie est réglée par un système , une routine ou une morale. Elle ne vient que lorsque votre coeur est réellement ouvert. Non pas ouvert avec la clé de la pensée, Ni mis en sécurité par l'intellect, mais lorsqu'il est ouvert comme un ciel sans nuages ; alors elle survient à votre insu, sans avoir été invité. Mais vous ne pouvez jamais la surveiller, la conserver, lui rendre un culte. Si vous essayez de le faire, elle ne reviendra jamais plus ; quoi que vous fassiez elle vous évitera. Ce n'est pas vous qui importez dans la méditation, vous n'y avez aucune place, sa beauté n'est pas en vous met en elle-même. Ne regardez pas par la fenêtre dans l'espoir de la capter à son insu, ne vous asseyez pas dans une chambre tamisée afin de l'attendre ; elle ne vient que lorsque vous n'êtes pas là du tout, et sa félicité n'a pas de continuité.
/…/
L'épanouissement de la méditation est espace et innocence. Il n'y a pas d'innocence sans espace. L’innocence n'est pas un état infantile : on peut être à la fois physiquement mûr et innocent. Mais le vaste espace qui accompagne l'amour ne peut pas se produire tant que le psychisme n'est pas libéré des nombreuses cicatrices de l'expérience. Ces cicatrices empêchent l'esprit d'être innocent. La méditation consiste à libérer l'esprit de la constante pression de l'expérience.
/…/
La pensée ne peut pas pénétrer dans son champ qui ne comporte pas de séparation, pas d'identité.
La méditation est à ciel ouvert, les secrets n’y ont aucune place.
Tout y est exposé, tout y est clair, alors la beauté de l’amour est .
J.Krisnamurti, La révolution du silence, Edition Stock, p46-148. |
| Joachim a écrit: | Tant que la pensée s’appuie sur son mouvement propre, c’est-à-dire sur la saisie de son objet, l’objet qu’elle poursuit dans la méditation lui échappe inéluctablement, quelque soin qu’elle mette à s’en rapprocher, puisque l’objet en question est le sujet que je suis — et que je ne serai jamais saisi comme sujet tant que ma pensée fera de moi un objet. Il y a là un saut qualitatif, qui est du même ordre que celui que doit faire la pensée pour laisser la balle toucher le sol: abandonner la poursuite sans fin de son raisonnement, et regarder ce qui est, tout simplement, dans sa totale nudité, sans nul instrument conceptuel pour le saisir. La réalité prosaïque, bonne mère, nous oblige à faire ce pas, car la balle, une fois lancée, touche bel et bien le sol, quoi qu’en pense la raison. Mais sans cette évidence qui lui vient de la réalité, la pensée abandonnerait-elle si facilement son os? Heureusement que la réalité nous protège en général assez efficacement contre les égarement où nous conduisent les labyrinthes de nos pensées.
En tous cas la réalité matérielle.
Car pour ce qui est de la réalité relationnelle, il semble bien que cette dernière soit trop malléable à la pensée pour nous éviter de tomber dans ses pièges.
Quant à la méditation, c'est bien pire encore: elle est une situation expérimentale où l'on se livre tout cru aux subterfuges de la pensée, en renonçant délibérément, du fait qu’on s’en isole, à la protection naturelle que nous accorde la réalité. Jusqu'à ce que, peut-être, on la touche, la réalité, à l'intérieur de soi.
Je repense aussi à cette extraordinaire video qu’Oniris avait mise en lien sur son ancien site, dans laquelle on effectue une plongée vertigineuse dans l’univers microscopique de la matière. (...)
On s’approche, s’approche toujours plus, avec l’impression vertigineuse de tomber, et pourtant, jamais on ne touche, même lorsqu’on se trouve à un grossissement de 20 mio de fois (autant dire qu’on est très très près, et pourtant, si loin encore...).
On ne touche pas tant qu’on demeure quelqu’un qui voit quelque chose. Toucher, ce serait percevoir la réalité de l’objet comme la sienne propre. Ce serait n'être plus que regard. |
Peut être ce sujet pourrait il revenir sur le tapis et être approfondi avec bénéfice en ce moment?
Peut être pas, au contraire...
.Bien à vous
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mauvaiseherbe
Inscrit le: 31 Mai 2006 Messages: 123
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Posté le: Di 22 Nov 2009 21:02 Sujet du message: |
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Bonjour ,
merci pour ce sujet et pour ce beau texte de Krishnamurti !
J'avais envie de préciser , même si à priori tout le monde le sait ,que les formes de méditations proposées dans les différentes voies varient elles même et peuvent avoir des fonctions différentes dans la vie de ceux qui veulent les pratiquer .Elles peuvent n’être que des exercices adaptés à un moment donné du cheminement ou au contraire être une pratique pouvant s’intégrer dans les journées de toute une vie.
Ensuite il faut préciser que le même exercice de méditation peut être pratiqué par celui qui n’a pas encore atteint l’éveil mais qui « tend vers « ce qui est déjà ,pour moi ,le signe d’une conscience qui a connu autre chose que le sommeil profond .
Et cette même méditation continuera à être pratiquée par ceux qui ont atteint l’éveil une fois ,plus souvent ou même par ceux qui l’ont intégré (pour reprendre ton expression) ....
Je dois dire aussi que je suis troublée par le témoignage que j’entend quelquefois ,de ces humbles méditants qui n’ont pas vécu d’expérience de transcendance et qui ,me semble-t-il ,prennent le chemin à l’envers :comme s’ils vivaient en avance le débroussaillage de la connaissance de soi progressive qui rendra un jour moins longue la fameuse « voie longue » de l’intégration de l’éveil ,si éveil il y a ....
Troublantes aussi ces vies de gens qui ont toujours persévéré avec toute l’acuité et l’honnêteté possible ,qui ne prononcent jamais le mot d’éveil (ou équivalent)et qui manifestent dans leur vie pourtant toute la transparence ,la simplicité ,la clairvoyance et l’amour que fait habituellement irradier l’éveil intégré chez un être ….
Le forme de méditation que je pratique (du genre prière du cœur avec récitation d’un mantra) fait partie de celles qu’on peut intégrer à la trame de tous les jours d’une vie .
Il ne s’agit pas en allant s’asseoir au calme chaque jour un peu de s’isoler artificiellement du monde et de se mettre dans des conditions qui ,de façon mécanique ,seraient sensées pouvoir produire des résultats à force d’entraînement .
C’est beaucoup plus simple que ça .D’une simplicité telle que pendant des années l’égo avec le soutien de mon agité de mental n’ont rien voulu en savoir …Et pour cause :elle leur échappe tout simplement ,elle est en toute simplicité hors de leur portée. Alors ils se sont trouvé pour leur propre motivation et satisfaction toutes sortes de bonnes raisons de méditer .Pourquoi pas ,pourvu qu’ils aient bien voulu grâce à ça ne pas trop se rebiffer .J’ai découvert depuis l’étonnante aptitude de l’être à la ruse pédagogique.
S’asseoir un peu chaque jour ,c’est offrir à l’être un peu d’espace pour être ce qu’il est .
-Offrir au corps, qui apprécie beaucoup d’ailleurs ,une immobilité dans laquelle il peut exercer une part de son intelligence propre et qu’il a rarement l’occasion de prouver ;avoir enfin la liberté de se détendre ,donnant à voir à l’esprit à la fois toute la vie ,à l'image de toute vie,dont il est fait mais aussi tout le vide ,le creux,qui le constitue , il se fait poreux comme l’univers ,heureux d’être enfin au sein d’une attention plus vaste que lui .Il devient enfin ce noble et si modeste « temple de l’esprit » .
-Offrir ainsi à toutes les parts du psychisme l’occasion d’être vues pour ce qu’elles sont ,que ce soit les émotions, les pensées associatives et les mémoires. Les unes comme les autres sont habituellement tellement livrées à elles-mêmes ,dans un véritable chahut ,inconscient la plupart du temps mais si terriblement bruyant ! C’est dans ce contexte de bazar et de fausse liberté que le boucan et l’agitation viennent tout naturellement occuper l’espace de ma conscience abasourdie et fascinée et nourrir ainsi cette fameuse illusion que je suis cela qui prend la place ,ce qui se dit ,ce qui se pense ,ce qui ce ressent ,ce qui s’est imprimé pour un temps.
Or quand il arrive que cela soit vu ,c’est tout naturellement que l’ordre vient ,chaque fonction comme pour le corps ,prend sa place ,cesse de se manifester n’importe comment ,prête enfin à servir dans toute la noblesse de son rôle propre le moment venu.
Mais là aussi il faut préciser , la méditation ne sert qu’à offrir « l’espace pour « dans le cours d’une vie qui en offre peu.
Elle ne sert qu’à donner le gout de l’ouverture ,de la détente et de l’attention .
En elle-même elle ne sert à rien et ne produit rien. Des observations peuvent avoir lieux ou pas ,une paix plus profonde peut survenir ou pas .On peut attendre naïvement toutes sorte de résultats et de récompenses qui ne seront jamais le but véritable de ce petit geste quotidien.
Le seul but ,celui d’une vie ( !) est d’être ,être Présence ,être en la Présence …Et il est bien évident (?)que je le suis à tout moment et partout .
Prise par l’inévitable illusion d’attendre quelque chose de la méditation et par son cortège tout aussi inévitable de tensions et de déceptions,qu’est-ce que j’ai pu rire parfois en constatant que c’est à des moments tout à fait peu saints et orthodoxes que enfin je voyais ou m’éveillais .
Et tous ces petits changements presque imperceptibles en moi ,moins d’interêt pour mon histoire ,plus de patience,de sens du réel ,d’endurance,de douceur ,voire de compassion ,moins de peur et plus de spontanéïté.
Et comprendre que ,c’est justement le fait que ce soit imperceptible qui est une grâce .Alors exploser de joie et vite oublier .Ah quelle détente et quelle libération !
Et pour moi ,là est le paradoxe de la méditation :elle exige ce qui pour l’égo est perçu souvent comme une « discipline » ,une contrainte,elle est l’empêcheuse de tourner rond incongrue et artificielle ,elle n’est que rarement un lieux de béatitude et ressemble souvent à un champs de bataille peu glorieux,et au lieux du Silence tant convoité c’est le rendez-vous bavard et fascinant du dernier salon spirit à la mode…
Et pourtant c’est d’elle que je tiens ce qui devient enfin réflexe ,ce goût du petit geste vers l’intérieur possible à tout instant et partout ,ce goût du vrai qui ne veut rien prendre ni juger , en tout , à tout instant et partout…Bref le goût du simple.
Tout le reste ,elle me le réapprend patiemment aussi ,ne dépend ni d’elle , ni donc de moi mais de l’insaisissable Grâce.
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Invité
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Posté le: Di 22 Nov 2009 21:20 Sujet du message: |
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Aldo |
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Murièle
Inscrit le: 29 Août 2005 Messages: 10
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Posté le: Di 22 Nov 2009 21:49 Sujet du message: |
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Merci
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octave
Inscrit le: 15 Juin 2007 Messages: 78 Localisation: centre
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Posté le: Lu 23 Nov 2009 1:46 Sujet du message: |
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Lorsque Joaquim écrit | Citation: | | je ne serai jamais saisi comme sujet tant que ma pensée fera de moi un objet. Il y a là un saut qualitatif, qui est du même ordre que celui que doit faire la pensée pour laisser la balle toucher le sol: abandonner la poursuite sans fin de son raisonnement, et regarder ce qui est, tout simplement, dans sa totale nudité, sans nul instrument conceptuel pour le saisir. | cela me fait penser aux exercices de Douglass Harding que Joaquim évoquait dans un précédent topic lorsqu'il évoquait le vision sans tête.
http://www.visionsanstete.com/experiences/listeexperiences.html
Pour ma part j'ai découvert ces exercices en 1992 au cours d'un séminaire avec Douglass. J'en ai fait d'autres depuis et à chaque fois j'ai pu constater combien il était extrêmemnt facile de voir - avec lui- l'évidence de le "non-chose toutes-choses que je suis vraiment (et non ce que je pense être); alors qu'ensuite il m'était bien plus difficle d'y arriver lorsque j'étais seul.
Depuis, je suis toujours partagé entre la facilité de ce geste et l'extrême difficulté à le retrouver dès que l'on retombe dans " le rendez-vous bavard et fascinant du dernier salon spirit à la mode… " comme l'écrit si justement mauvaise herbe.
Je me suis longtemps posé la question et je me la pose toujours de savoir comment "méditer" ou plutôt comment être attentif à l'instant présent. Faut-il s'imposer une discipline avec le risque d'en devenir dépendant comme l'écrit K. dans le même ouvrage que cite Mushotoku et donc de retomber dans le monde des pensées, ou ne rien faire puisque tout effort ne mène à rien? Cruel dilemme.
Alors comment se rendre compte qu'on s'est endormi, qu'on est retombé dans le "moi", le "je" ou quelque soit le nom que l'on donne à ce qui se prend pour quelqu'un et qui cherche à atteindre par exemple un éveil.
Krishnamurti parle de l'importance de l'attention (voir son ouvrage "la flamme de l'attention" ; Joaquim parle de geste, de question sans réponse; Le docteur Hubert Benoit dan son livre " de la réalisation intérieure" écrit page 82 :" Notre nostalgie de la Vraie Vie se traduit alors par une attitude interrogative et informelle où nous sommes comparables à un point d'interrogation qu'aucune question formulée ne précède".
Oui, tout cela sonne vraiment juste, mais qu'il est difficile de se rendre compte qu'on est retombé dans le monde des pensées et qu'il est parfois tellement difficile de tourner son attention vers l'évidence incontournable de ce que je suis vraiment.
Alors, discipline ou pas discipline, régularité ou laisser-aller, bavardage intellectuel et recherche forcenée; comment retrouver cette observation silencieuse de ce qui est perçu et de ce qui perçoit?
Finalement et grâce à cette petite réflexion, il m'apparaît qu'un peu de disicipline et de régularité ne serait pas inutile. D'ailleurs c'est ce qu'écrit mauvaise herbe un peu plus haut | Citation: | S’asseoir un peu chaque jour ,c’est offrir à l’être un peu d’espace pour être ce qu’il est .
-Offrir au corps, qui apprécie beaucoup d’ailleurs ,une immobilité dans laquelle il peut exercer une part de son intelligence propre et qu’il a rarement l’occasion de prouver ;avoir enfin la liberté de se détendre ,donnant à voir à l’esprit à la fois toute la vie ,à l'image de toute vie,dont il est fait mais aussi tout le vide ,le creux,qui le constitue , il se fait poreux comme l’univers ,heureux d’être enfin au sein d’une attention plus vaste que lui .Il devient enfin ce noble et si modeste « temple de l’esprit » . |
merci à nad (pour avoir ouvert ce thème) et à mauvaise herbe (pour son intervention) qui m'ont permis de soliloquer et de (me) rendre le sujet "un peu plus poreux"  |
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mauvaiseherbe
Inscrit le: 31 Mai 2006 Messages: 123
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Posté le: Lu 23 Nov 2009 2:08 Sujet du message: |
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Merci à toi Octave dont j'aime sentir le point d'interrogation toujours si palpable , vivant et "innocent" .Ca me touche beaucoup ,il fait écho au mien et le ravive.
| octave a écrit: | Le docteur Hubert Benoit dans son livre " de la réalisation intérieure" écrit page 82 :" Notre nostalgie de la Vraie Vie se traduit alors par une attitude interrogative et informelle où nous sommes comparables à un point d'interrogation qu'aucune question formulée ne précède".
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miboogh
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 202
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Posté le: Lu 23 Nov 2009 10:42 Sujet du message: |
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| petitefleur a écrit: | | Et pourtant c’est d’elle que je tiens ce qui devient enfin réflexe ,ce goût du petit geste vers l’intérieur possible à tout instant et partout ,ce goût du vrai qui ne veut rien prendre ni juger , en tout , à tout instant et partout…Bref le goût du simple. |
Oui, toute la légèreté du paradoxe, là où la discipline devient transparente, quand elle laisse enfin entrevoir les saveurs et les parfums du monde déshabillé de tous ses noms.
Merci  |
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Lu 23 Nov 2009 17:59 Sujet du message: |
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Bonjour a vous tous(tes)...
| mauvaiseherbe a écrit: | | J'avais envie de préciser , même si à priori tout le monde le sait ,que les formes de méditations proposées dans les différentes voies varient elles même et peuvent avoir des fonctions différentes dans la vie de ceux qui veulent les pratiquer .Elles peuvent n’être que des exercices adaptés à un moment donné du cheminement ou au contraire être une pratique pouvant s’intégrer dans les journées de toute une vie. Ensuite il faut préciser que le même exercice de méditation peut être pratiqué par celui qui n’a pas encore atteint l’éveil mais qui « tend vers « ce qui est déjà ,pour moi ,le signe d’une conscience qui a connu autre chose que le sommeil profond . Et cette même méditation continuera à être pratiquée par ceux qui ont atteint l’éveil une fois ,plus souvent ou même par ceux qui l’ont intégré (pour reprendre ton expression) .... |
Tu fais bien de donner cette précision , ma belle. Elle est importante et effectivement j'aurais certainement du le faire dans cette proposition.
Il est nécéssaire de pointer les pièges subtils de la méditation, mais il ne s'agit pas d'en nier les bienfaits.
Il me semble en fait que la méditation dont parle Krishnamurti, caractérise "l'état" de vigilance intérieure et de Presence de celui qui a intégré l'éveil.
Elle est inaccéssible autrement car elle suppose la prémisse de l'éveil. Vouloir la "pratiquer" sans cela impliquerait la confusion d'une présence du "moi".
Par contre, ce qu'il dit là est une aide paradoxale mais précieuse sur le chemin d'intégration.
C'est en tous cas ainsi que je le vis.
| Citation: | | Je dois dire aussi que je suis troublée par le témoignage que j’entend quelquefois ,de ces humbles méditants qui n’ont pas vécu d’expérience de transcendance et qui ,me semble-t-il ,prennent le chemin à l’envers :comme s’ils vivaient en avance le débroussaillage de la connaissance de soi progressive qui rendra un jour moins longue la fameuse « voie longue » de l’intégration de l’éveil ,si éveil il y a .... |
Oh oui!!! Et pour ma part, je n'en suis pas seulement " troublée", mais aussi dans une reconnaissance émerveillée.
Je l'ai souvent écrit, cela, et ça me semble si évident que ce qui est "fait " avant n'est plus a "faire".
Le "bon terrain "dans lequel tombe la graine, comme tu le disais ( ou que je te répondais?... )sur un autre topic: débroussaillé, labouré...
Mais si tu observe bien, c'est au niveau de la "purification de notre nature spécifique"( le terrain) que cela agit.
Le probléme subtil que pointe joachim, lui, concerne l'identification en elle même.
Cette distorsion dans l'Etre qu'est le "moi" identifié a ce qu'il connait, avec un mental plein de représentations qui conditionnent son observation et qui l'interpréte.
Un mental et un égo qui veut, aspire à découvrir et réaliser cette intuition qu'il a de sa véritable nature, c'est justement ce qui empèche l'éveil.
Et non seulement l'éveil, mais plus ordinairement et prosaïquement la possibilité d'une véritable rencontre avec l'autre aussi.
| Citation: | S’asseoir un peu chaque jour ,c’est offrir à l’être un peu d’espace pour être ce qu’il est .
-Offrir au corps, qui apprécie beaucoup d’ailleurs ,une immobilité dans laquelle il peut exercer une part de son intelligence propre et qu’il a rarement l’occasion de prouver ;avoir enfin la liberté de se détendre ,donnant à voir à l’esprit à la fois toute la vie ,à l'image de toute vie,dont il est fait mais aussi tout le vide ,le creux,qui le constitue , il se fait poreux comme l’univers ,heureux d’être enfin au sein d’une attention plus vaste que lui .Il devient enfin ce noble et si modeste « temple de l’esprit » .
-Offrir ainsi à toutes les parts du psychisme l’occasion d’être vues pour ce qu’elles sont ,que ce soit les émotions, les pensées associatives et les mémoires |
Tout a fait...
Il ne me viendrait pas à l'idée d'aller contre cela,et tu le sais bien, je crois.
A un certain moment cela devient même une deuxiemme nature, aussi nécéssaire que le besoin de respirer.
La pause entre les notes.
A ce moment là, on ne s'assied pas forcement, c'est comme un espace et et un silence intérieur qui s'installe.
Ce geste de s'asseoir simplement sans but et sans visées, je crois que nous le portons à un certain moment tous plus ou moins en nous, de manière innée.
Comme une intuition, un instinct presque, l'expression d'une nécéssité et d'un besoin profond.
Peut être est ce cela justement qui résonne en nous , répond et reconnait une certaine justesse aux enseignements qui prônent la médiation?
| Citation: | | Or quand il arrive que cela soit vu ,c’est tout naturellement que l’ordre vient ,chaque fonction comme pour le corps ,prend sa place ,cesse de se manifester n’importe comment , prête enfin à servir dans toute la noblesse de son rôle propre le moment venu. |
Oui oui oui!
Lorsque c'est Vu il en est ainsi. Et si il n'en est pas ainsi, c'est que ce n'est pas Vu...
Et il ne s'agit pas de vouloir "changer", " se perfectionner"ou quoique ce soit de ce genre.
C'est simplement le résultat et l'expression de ce "Geste" dont parles souvent joachim.
Evidence parfois si difficile à partager...
| Citation: | Mais là aussi il faut préciser , la méditation ne sert qu’à offrir « l’espace pour « dans le cours d’une vie qui en offre peu.
Elle ne sert qu’à donner le gout de l’ouverture ,de la détente et de l’attention .
En elle-même elle ne sert à rien et ne produit rien. Des observations peuvent avoir lieux ou pas ,une paix plus profonde peut survenir ou pas .On peut attendre naïvement toutes sorte de résultats et de récompenses qui ne seront jamais le but véritable de ce petit geste quotidien.
Le seul but ,celui d’une vie ( !) est d’être ,être Présence ,être en la Présence …. |
Oui....A goûtter et "affermir" un espace de liberté, a tracer un chemin en nous et dans notre cerveau.
Oui, le seul but ,celui d’une vie ( !) est d’être ,être Présence ,être en la Présence …
| Citation: | | Et il est bien évident (?)que je le suis à tout moment et partout |
Mmmmhhhh..Est il vraiment si évident que je le sois à tout moment et partout?
C'est justement ce paradoxe que pointe ton (?) et "la sortie de méditation", ne penses tu pas?
| Citation: | | Prise par l’inévitable illusion d’attendre quelque chose de la méditation et par son cortège tout aussi inévitable de tensions et de déceptions,qu’est-ce que j’ai pu rire parfois en constatant que c’est à des moments tout à fait peu saints et orthodoxes que enfin je voyais ou m’éveillais |
Mais tu as su le Voir et en rire...
| Citation: | Et pourtant c’est d’elle que je tiens ce qui devient enfin réflexe ,ce goût du petit geste vers l’intérieur possible à tout instant et partout ,ce goût du vrai qui ne veut rien prendre ni juger , en tout , à tout instant et partout…Bref le goût du simple.
Tout le reste ,elle me le réapprend patiemment aussi ,ne dépend ni d’elle , ni donc de moi mais de l’insaisissable Grâce. |
Voilà... ..
| krisnamurti a écrit: | | "L'épanouissement de la méditation est espace et innocence. Il n'y a pas d'innocence sans espace." |
Merci à toi, petite fleur pour cet éclairage et ce partage
| Octave a écrit: | Oui, tout cela sonne vraiment juste, mais qu'il est difficile de se rendre compte qu'on est retombé dans le monde des pensées et qu'il est parfois tellement difficile de tourner son attention vers l'évidence incontournable de ce que je suis vraiment.
Alors, discipline ou pas discipline, régularité ou laisser-aller, bavardage intellectuel et recherche forcenée; comment retrouver cette observation silencieuse de ce qui est perçu et de ce qui perçoit?
Finalement et grâce à cette petite réflexion, il m'apparaît qu'un peu de disicipline et de régularité ne serait pas inutile. |
Hé oui, cher Octave...
d'ou le nom parfaitement adapté du topic que j'ai bien sur conservé tel quel: paradoxe de la méditation...
Comme tous ces détours qu'on est obligé de prendre pour réaliser qu'ils n'étaient pas nécéssaire en soi , et pourtant incontournables.
Bien à vous tous... |
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mauvaiseherbe
Inscrit le: 31 Mai 2006 Messages: 123
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Posté le: Lu 23 Nov 2009 20:39 Sujet du message: |
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| mushotoku-nad a écrit: |
Il me semble en fait que la méditation dont parle Krishnamurti, caractérise "l'état" de vigilance intérieure et de Presence de celui qui a intégré l'éveil.
Elle est inaccéssible autrement car elle suppose la prémisse de l'éveil. Vouloir la "pratiquer" sans cela impliquerait la confusion d'une présence du "moi".
Par contre, ce qu'il dit là est une aide paradoxale mais précieuse sur le chemin d'intégration.
C'est en tous cas ainsi que je le vis.
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Oui oui j'avais bien compris je crois ,il s'agit du mot méditation dans le sens de vigilance ,d'état de veille ,d'être attention ,être prière ...Par contre je ne suis pas sûre qu'il s'adresse à celui qui a "intégré " l 'éveil ,aurait-il besoin d'une telle précision ?
Mais il se trouve que c'est le même mot qu'on donne à la pratique ,c'est pour ça que j'ai parlé d'exercice de la méditation .Exercice qui donne à ceux qui ont cette intuition ,cet instinct dont tu parles plus bas ,l'occasion de lui dire oui ,aussi maladroit soit ce oui ,aussi puissante et trompeuse soit encore la présence du moi.
L'exercice donne ce qu'aucun livre ni aucun maitre ne pourra jamais enseigner ,l'occasion de gouter par soi même le sommeil ,l'état de non-éveil de façon toujours plus fine .Je l'ai vécu :c'est une excellente préparation à voir et expérimenter dans un concret presque matériel ce dont parle Joaquim à propos de l'identification à la pensée .Alors ,j'en suis sûre ,l'espace dont parle Krishnamurti ,ainsi de plus en plus différencié ,dégagé,aura bien plus de chance de se déployer ,même si c'est à notre insu puisque Tout est déjà là .
Je suis persuadée que ce oui donné dans l'obscurité d'une foi qui s'ignore est comme une plume posée sur l'autre plateau de la balance ,pas de quoi le faire bouger à nos yeux d'hommes ...Mais pourtant tout est changé .
Bon allez zou j'arrête là ,je voulais poser ma petite graine ,mais pas qu'elle s'impose trop .
C'est drôle cette façon que vous avez toi et miboogh ,de me rebaptiser en "petite fleur" ...?
Pourquoi pas.
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miboogh
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 202
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Posté le: Ma 24 Nov 2009 0:08 Sujet du message: |
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Tu as raison Musho ce sujet mérite toujours d'être remis sur le tapis. Il me semble que revenir, de temps en temps, à l'essence de la méditation comme fondement de l'ouverture de l'esprit sur ses propres processus, remet à l'heure l'horloge des échanges spirituels.
Tu distingues la méditation pré-éveil, introspective, et la méditation post-éveil, d'intégration, et peut être est ce le début du paradoxe, c'est toujours un regard en soi qui articule la démarche, et même juste "regard", prémisse à toute méditation.
Regarder dedans, en soi, et regarder soi en relation avec dehors. Regarder c'est voir. Voir toutes les déclinaisons de ce qui peut être vu, et questionner le "voir" lui-même. Et comme dit K :
| Citation: | La pensée ne peut pas pénétrer dans son champ qui ne comporte pas de séparation, pas d'identité.
La méditation est à ciel ouvert, les secrets n’y ont aucune place.
Tout y est exposé, tout y est clair, alors la beauté de l’amour est . |
| Octave a écrit: | | Alors, discipline ou pas discipline, régularité ou laisser-aller, bavardage intellectuel et recherche forcenée; comment retrouver cette observation silencieuse de ce qui est perçu et de ce qui perçoit? |
Bonsoir Octave,
Heu !? ... Observer en silence, peut-être ?  |
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Ma 24 Nov 2009 0:39 Sujet du message: |
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| mauvaisherbe a écrit: | | Par contre je ne suis pas sûre qu'il s'adresse à celui qui a "intégré " l 'éveil ,aurait-il besoin d'une telle précision |
Celui qui l'a réellemnt et totalement intégré, non, il n'en a pas besoin. Celui qui est en chemin d'intégration a besoin de ce rappel.
C'est pour cela que je dis "Par contre, ce qu'il dit là est une aide paradoxale mais précieuse sur le chemin d'intégration."
Pour ma part je trouve que ce qu'il dit là est une aide précieuse pour retrouver l'espace de Liberté lorsqu'on en sort.
En tous cas, cela m'aide toujours à en retrouver "le chemin"lorsque je le perds.
Mais bon, c'est peut être seulement mon expérience...
| Citation: | | L'exercice donne ce qu'aucun livre ni aucun maitre ne pourra jamais enseigner ,l'occasion de gouter par soi même le sommeil ,l'état de non-éveil de façon toujours plus fine .Je l'ai vécu :c'est une excellente préparation à voir et expérimenter dans un concret presque matériel ce dont parle Joaquim à propos de l'identification à la pensée .Alors ,j'en suis sûre ,l'espace dont parle Krishnamurti ,ainsi de plus en plus différencié ,dégagé,aura bien plus de chance de se déployer ,même si c'est à notre insu puisque Tout est déjà là . |
Je peux imaginer que oui, mauvaiseherbe...
Merci de developper ainsi, c'est bien le but du partage, que d'exprimer des ressentis et des expériences differentes.
C'est bien vrai que même si elle ne conduit pas toujours à l'éveil, la méditation est un moyen tres efficace de goûtter les infinies variantes de l'état de non éveil, et l'identification à la pensée.
Ne serait ce qu'en cela c'est vraiment déjà essentiel comme exercice.
| Citation: | | Je suis persuadée que ce oui donné dans l'obscurité d'une foi qui s'ignore |
...Oui...
J'ai entendu beaucoup d'argumentations diverses vantant la méditation comme voie incontournable , sinon unique.
Mais je dois dire que tes mots témoigne d'une subtilité qui est la seule dans laquelle je reconnaisse la possibilité de cette attitude intérieure paradoxale, et a laquelle je résonne vraiment.
Ta petite graine ne s'impose jamais trop, au contraire.
Tu as l'art, la délicatesse , la maniére et chaque fois j'apprends de toi car ce n'est pas mon cas...
Je t'en remercie de tout coeur.
Et tu te demandes pourquoi je t'appelle "petite fleur"?
Ma foi, juste un clin d'oeil aux "mauvaiseherbes" , aux "cendrillons" et aux "peaux d'anes"qui cachent maladroitement de subtiles princesses.
Miboogh? je ne sais pas pourquoi il le fait.
Soit il me copie, soit c'est peut être quelque chose dans le même genre?
bien à toi.  |
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mauvaiseherbe
Inscrit le: 31 Mai 2006 Messages: 123
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Posté le: Ma 24 Nov 2009 0:57 Sujet du message: |
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J'aime beaucoup ce texte aussi ,il est à la fois d'une très grande précision concrète qui pointe les écueils et plein d'une respiration fluide ,d'un souffle qui ouvre ,éclaire et allège .
Merci ,merci
Ps:au fond de moi je ne crois à aucune voie unique ,j'ai confiance en ce Souffle ,cette Respiration qui a la liberté absolue de s'exprimer comme Il veut .Si ça n'était pas le cas je crois qu'aucun oui libre de ma part de serait possible,je dirai non de tout mon être. |
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Ma 24 Nov 2009 1:21 Sujet du message: |
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| miboogh a écrit: | Tu distingues la méditation pré-éveil, introspective, et la méditation post-éveil, d'intégration, et peut être est ce le début du paradoxe, c'est toujours un regard en soi qui articule la démarche, et même juste "regard", prémisse à toute méditation.
Regarder dedans, en soi, et regarder soi en relation avec dehors. Regarder c'est voir. Voir toutes les déclinaisons de ce qui peut être vu, et questionner le "voir" lui-même. |
Justement c'est en questionnant ce "voir" et en "expérimentant" que je distingue les deux "variantes".
Je ne dirais pas que c'est le même regard même si c'est effectivement toujours un "regard en soi" qui articule la démarche.
Dans le mouvement vers, il s'agit d'observation. Dans la Presence dont parle krisnamurti, il s'agit du Regard, du Voir qui libère.
C'est ainsi que je comprend les mots de K, ici:
| Citation: | La méditation est à ciel ouvert, les secrets n’y ont aucune place.
Tout y est exposé, tout y est clair, alors l'amour est. |
| mauvaisherbe a écrit: | | Ps:au fond de moi je ne crois à aucune voie unique ,j'ai confiance en ce Souffle ,cette Respiration qui a la liberté absolue de s'exprimer comme Il veut .Si ça n'était pas le cas je crois qu'aucun oui libre de ma part de serait possible,je dirai non de tout mon être. |
Je n'en doute pas!
Si ce n'était pas le cas, tu ne pourrais pas communiquer ainsi et de cette façon sur ce forum, non?
Tu te sentirais bien trop mal à l'aise avec le hors piste qui s'y pratique si allègrement.  |
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miboogh
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 202
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Posté le: Je 26 Nov 2009 20:34 Sujet du message: |
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| Nad a écrit: | miboogh a écrit:
Tu distingues la méditation pré-éveil, introspective, et la méditation post-éveil, d'intégration, et peut être est ce le début du paradoxe, c'est toujours un regard en soi qui articule la démarche, et même juste "regard", prémisse à toute méditation.
Regarder dedans, en soi, et regarder soi en relation avec dehors. Regarder c'est voir. Voir toutes les déclinaisons de ce qui peut être vu, et questionner le "voir" lui-même.
Nadia a écrit:
Justement c'est en questionnant ce "voir" et en "expérimentant" que je distingue les deux "variantes".
Je ne dirais pas que c'est le même regard même si c'est effectivement toujours un "regard en soi" qui articule la démarche.
Dans le mouvement vers, il s'agit d'observation. Dans la Presence dont parle krisnamurti, il s'agit du Regard, du Voir qui libère.
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Peut-on vraiment questionner le "Voir" ou le "voir" est-il le questionneur lui-même qui interroge le vu et la forme de la relation/création qui le lie à lui ? Le voir n'est-il pas insondable ?
| Nadia a écrit: | | Dans la Presence dont parle krisnamurti, il s'agit du Regard, du Voir qui libère |
Oui, il y a alors le Regard en essence, et la liberté n'est-elle pas celle de voir que le monde émane de lui. Ceci ne veut pas dire que le monde n'a pas d'existence propre, cela veut dire que le monde apparaît à la fois dans l'action de lui donner du sens et celui de le contempler. La conjonction de l'en-Soi et de l'hors-Soi, quoiqu'il se déroule.
La liberté n'est-elle pas aussi de voir que ce monde est animé de ses énergies propres, de sa propre perfection et que nous ne faisons plus qu'accompagner les actions du monde sans nous penser agissant, offrant simplement notre capacité de création à ce qui doit se dérouler ?  |
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Je 26 Nov 2009 21:19 Sujet du message: |
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| Miboogh a écrit: | | Peut-on vraiment questionner le "Voir" ou le "voir" est-il le questionneur lui-même qui interroge le vu et la forme de la relation/création qui le lie à lui ? Le voir n'est-il pas insondable ? |
..??! je n'ai jamais parlé de questionner le VOIR,cher miboogh mais de questionner l'observateur:le voir issue du "regarder dedant, regarder soi en relation avec dehors". Non, ce voir là n'est pas insondable...
| miboogh a écrit: | | Regarder dedans, en soi, et regarder soi en relation avec dehors. Regarder c'est voir. Voir toutes les déclinaisons de ce qui peut être vu, et questionner le "voir" lui-même. |
...
| Citation: | Nadia a écrit:
Justement c'est en questionnant ce "voir" et en "expérimentant" que je distingue les deux "variantes".
Je ne dirais pas que c'est le même regard même si c'est effectivement toujours un "regard en soi" qui articule la démarche.
Dans le mouvement vers, il s'agit d'observation. Dans la Presence dont parle krisnamurti, il s'agit du Regard, du Voir qui libère. |
Ce Voir là, oui, il est insondable.
| miboogh a écrit: | | La liberté n'est-elle pas aussi de voir que ce monde est animé de ses énergies propres, de sa propre perfection et que nous ne faisons plus qu'accompagner les actions du monde sans nous penser agissant, offrant simplement notre capacité de création à ce qui doit se dérouler ? |
"le monde est animé de ses énergies propres", dit tu, mais serait il donc perçu comme séparé du Voir de la Presence ?Qui Voit? "Qui" alors "accompagne" les actions du monde?
Paradoxe, ahhh... paradoxe! |
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