Regards sur l'éveil
Café philosophique, littéraire et scientifique
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Alain V
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 7212
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Posté le: Je 24 Déc 2009 13:09 Sujet du message: la liberté |
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L'identité du penseur implique l'existence d'un point de confrontation. La difficulté vient du fait que nous sommes à la fois libres et prisonniers. Ce n'est que lorsque la pensée initie un retour sur elle meme qu'elle s'emprisonne. Or c'est le processus meme de la pensée qui engendre le penseur, donc l'identité donc la confrontation. Mais en meme temps ce retour sur soi est une illusion. Jamais rien ne se reproduit exactement de la meme façon; ce " retour " est donc une illusion de retour.
Nous sommes donc entièrement libres dans une prison créée par notre désir d'etre libre.
C'est cocasse . A partir du moment ou on voit ce qui nous emprisonne, on commence à se liberer. C'est ça qui importe.
On ne peut jamais voir cela qui correspondrait au concept: " liberté ". Parcequ'il faudrait etre capable de regarder l'infini en face ( ou Dieu si tu veux ). C'est un non sens évident puisque nous ne sommes pas extérieurs à l'infini, mais nous SOMMES l'infini. L'oeil ne peut pas se voir lui meme, ni la main se toucher. Ca me parait évident.
Il faut simplement avancer et découvrir parcequ'en réalité nous sommes infiniment libres.. |
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Ve 25 Déc 2009 20:11 Sujet du message: |
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| Toniov a écrit: | | Il faut simplement avancer et découvrir parce qu'en réalité nous sommes infiniment libres.. |
Et si on admet que le mot liberté n'est qu'un concept opposé a celui de limite, et a "ce qui nous emprisonne", il se peut qu'on découvre "quelque chose" qui ressemble à une "liberté" si infinie que le concept lui même s'évapore puisqu'il n'ya plus l'opposé qui lui donne sens, non?  |
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Alain V
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 7212
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Posté le: Sa 26 Déc 2009 0:39 Sujet du message: |
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La philosophie ce sont des concepts. Des concepts qui en fin de compte cherchent à révéler ce qui est au dela du concept. Un peu comme la poésie le fait dans son domaine.
Ce n'est pas une mince affaire puisqu'elle dure depuis des millénaires.
C'est aussi l'histoire de la pensée. Et la pensée elle meme est d'une complexité infinie.
La philosophie Orientale est holistique. Ce n'est pas du tout le meme point de vue que la philosophie Occidentale. Je me suis d'abord interessé aux penseurs Orientaux: Krishnamurti, Aurobindo...etc. J'ai délaissé l'autre philosophie et ce n'est que beaucoup plus tard que j'ai compris qu'elle recélait elle aussi une grande profondeur.
La philosophie c'est toujours l'activité du mental avec tout de meme ce qui est inhérent à la créativité humaine et qui n'est pas forcément mental en essence: c'est l'intuition.
Ce dont tu parles c'est la révélation. Ce n'est pas exactement l'éveil, je pense. Pour moi l'éveil est un processus qui peut déboucher sur la révélation.
Je crois que beaucoup des grands philosophes ont connu des instants d'éveil. Ensuite ils ont simplement retraduit ce que leur à donné leur intuition dans leurs termes.
C'est ce que nous faisons tous d'ailleurs; nous traduisons nos intuitions dans nos termes, autant pour nous les rendre compréhensibles que pour tenter de les communiquer aux autres.
C'est ce que tu fais dans la "question" que tu poses. Ta question est avant tout la pour me faire comprendre ce que tu ressens. |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Di 03 Jan 2010 3:22 Sujet du message: |
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Bonjour toniov,
Tu as écrit en quelques lignes un condensé de la position paradoxale de la conscience face à la pensée, qui la produit et qu'elle produit. Comme tu le dis : « c'est le processus même de la pensée qui engendre le penseur ». Drôle de penseur, qui est produit par ce qu'il croit produire. Quelle autre liberté qu'illusoire peut subsister quand on a vu cela ?
Les termes dans lesquels se pose la question de la liberté trahissent l'impossibilité du propos. Car qu'entend-on par être libre ? D'emblée, c'est une définition négative : c'est ne pas être entravé dans ses mouvements. Au plan physique, relationnel et intellectuel. C'est avoir devant soi un champ ouvert qu'il nous soit loisible d'explorer à notre guise. A notre guise... : le paradoxe pointe déjà le bout de son nez. Car "notre guise" est à la merci de déterminismes complexes qui nous échappent. Ce qu'on fera de notre liberté ne sera donc jamais libre, mais le simple fait de pouvoir le faire nous donnera le sentiment d'être libre.
Le seul élément positif que l'on puisse donc retenir pour définir la liberté, c'est qu'elle consiste à laisser ouvert devant soi le plus grand champ de possibles. L'usage de notre liberté, quant à elle, va fatalement restreindre ce champ, car chaque choix qu'on fait diminue l'étendue du possible. On bute ainsi sur un second paradoxe de la liberté : son usage restreint son ampleur. Plus on use de liberté, plus on effectue de choix, et plus on se définit, plus on restreint les possibles pour devenir le sujet d'une histoire de mieux en mieux définie et de plus en plus étroite.
Mais on bute aussitôt sur un nouveau point énigmatique : ce sujet, à partir du moment où il se saisit lui-même comme détenteur de l'histoire par laquelle il s'est construit, revendique comme étant sa liberté le droit de donner libre cours aux déterminismes dont il est issu. Il ne veut plus seulement être libre au sens de ne pas être entravé dans ses mouvements, mais il veut prétendre que les choix qu'il effectue, et qui sont pourtant dictés par ses déterminismes, serait des choix libres. On retrouve là le paradoxe que tu as décrit à propos du penseur : un être prétend produire librement ce qui est cause de lui-même. C'est le processus même de la pensée qui engendre le penseur, comme c'est le processus même de l'existence qui engendre le sujet d'une histoire. Les deux processus sont-ils le parfait miroir l'un de l'autre ? Suis-je en tant que penseur par rapport à la pensée que je produis (et qui me produit en tant que sujet pensant) dans le même rapport que celui que j'entretiens en tant que sujet de mon histoire avec les déterminismes qui l'(m')ont façonné ?
Le parallèle est en tous cas frappant. J'émerge d'une histoire qui me crée, qui m'apparaît comme étant mienne alors que j'en suis le produit, et je revendique le droit de donner "libre" cours aux déterminismes qui ont façonné cette histoire comme s'il s'agissait là d'une chose sacrée. On se retrouve donc avec deux notions de liberté à peu près opposée : une liberté illusoire qui nous fait revendiquer le droit de nous exprimer en tant qu'origine de ce dont on est pourtant le produit, et une liberté réelle, l'ouverture aussi large que possible du champ des possibles qu'on a devant soi, et qu'on s'astreint continuellement à réduire au nom de l'histoire à laquelle on s'identifie. Ce qu'on identifie là pour le coup, c'est que c'est cette identification qui constitue l'imposture. Elle contient à la fois un mensonge (je me décrète origine de quelque chose qui m'a construit), et un crime (je détruis la liberté véritable pour permettre au mensonge de persister). S'identifier à son histoire, c'est une imposture. Et qui nous le révèle ? Le penseur... |
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Alain V
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 7212
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Posté le: Di 03 Jan 2010 11:21 Sujet du message: |
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| joaquim a écrit: | | Le parallèle est en tous cas frappant. J'émerge d'une histoire qui me crée, qui m'apparaît comme étant mienne alors que j'en suis le produit, et je revendique le droit de donner "libre" cours aux déterminismes qui ont façonné cette histoire comme s'il s'agissait là d'une chose sacrée. On se retrouve donc avec deux notions de liberté à peu près opposée : une liberté illusoire qui nous fait revendiquer le droit de nous exprimer en tant qu'origine de ce dont on est pourtant le produit, et une liberté réelle, l'ouverture aussi large que possible du champ des possibles qu'on a devant soi, et qu'on s'astreint continuellement à réduire au nom de l'histoire à laquelle on s'identifie. Ce qu'on identifie là pour le coup, c'est que c'est cette identification qui constitue l'imposture. Elle contient à la fois un mensonge (je me décrète origine de quelque chose qui m'a construit), et un crime (je détruis la liberté véritable pour permettre au mensonge de persister). S'identifier à son histoire, c'est une imposture. Et qui nous le révèle ? Le penseur... |
Joaquim,
Oui, ce que tu décris la me parait très juste. C'est l'observation du penseur et de la pensée, enchainés l'un à l'autre dans un processus qui a tout du cercle vicieux. Pour que le penseur, le " moi " soit véritablement libre il faudrait alors qu'il puisse s'extraire de ce processus. Ainsi le " moi " se détachant des causes qui le créent et l'animent et donnent les effets, serait libre. En ce sens il est clair que nous ne sommes jamais libres.
Tout se passe au niveau de l'identification. Si on s'identifie au passé et au futur - comme tu l'expliques - on s'identifie à ce qui nous emprisonne et créé justement l'impossibilité d'etre libre. Il en découle donc que si on ne s'identifie pas à cela on gagne notre liberté.
Mais bien sur ce n'est pas aussi simple puisque si on créé la volonté de ne pas s'identifier on retombe dans la meme erreur. Je pense qu'il est impossible de ne pas s'identifier à son histoire. Parcequ'on ne peut pas supprimer la mémoire. Parceque l'émotion et l'affectif sont plus forts que notre logique.
Donc on se retrouve bien devant ce fait: on ne peut pas empecher ce processus et donc on est conditionné par lui et on ne peut pas le révendiquer pour tenter de définir une liberté.
Que reste t-il ? Il me semble que c'est: ne rien faire.
Mais ne rien faire ne signifie pas demeurer immobile. Comment pourrait-on etre immobile dans un mouvement ou rien, jamais, n'est immobile ?
Alors je crois que ne rien faire c'est plutot ne pas cehrcher à changer, fondamentalement, quoi que ce soit.
Puisqu'on est pris dans ce mouvement, puisqu'on constate que toute liberté en ce sens est illusoire, on ne peut que subir. Mais pourquoi pas aussi, profiter, de la beauté de la vie et des relations. Nous sommes dans un train, dans lequel nous sommes montés à la naissance, et nous ne pouvons en sortir. Ce train, inévitablement nous conduit à la station " arrivée ". Et il s'y passa beaucoup de choses dans ce train. Tout ce qui se passe dans une vie. Nous avons une première liberté, ici, inaliénable: choisir de ne pas subir mais de profiter du voyage. Ce choix est libre parcequ'il ne regarde pas dans le passé ni dans le futur. Quelle que soit mon histoire ou mon conditionnement, déterminé ou pas, je choisis d'aimer. Pourquoi ? Parceque c'est la meilleure façon de faire le voyage.
Il y a donc un second point ou la liberté peut s'exprimer: l'identification. Je suis tout mon passé, je ne fais rien pour le changer. Je vois tout le processus qui me détermine. Mais je suis libre de ne pas m'identifier à cela. Sans meme donner d'explications.
Nous nous retrouvons alors avec les deux grandes forces avec lesquelles la liberté va pouvoir s'exprimer: l'amour et...j'aurai pu ajouter la non-identification...mai ce serait à nouveau une erreur, n'est ce pas ?...à cause de tout ce qui vient d'etre dit.
Alors vraiment oui, la grande force peut se résumer en un seul mot: l'amour. Et c'est la, de la façon la plus mystérieuse qui soit, d'une façon qui ne demande aucune explication, que se trouve la liberté.
Mais l'amour n'est pas un monde à part. Il doit s'exprimer dans tout ce qui est. Par conséquent laissons nous porter par l'amour et nos intuitions. |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Di 03 Jan 2010 14:19 Sujet du message: |
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Merci toniov, tes mots sont très beaux, et très touchants. Peut-être parce qu'ils acceptent d'être incapables de dire ce qu'ils touchent, et le disent. Accepter d'être incapable de dire, c'est renoncer à s'approprier. Le dire quand même, c'est tendre la main, c'est profiter de la vie, c'est choisir d'aimer, parce que c'est la meilleure façon de faire le voyage.  |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11248 Localisation: belgique
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Posté le: Di 03 Jan 2010 15:02 Sujet du message: |
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| toniov a écrit: | | joaquim a écrit: | | Le parallèle est en tous cas frappant. J'émerge d'une histoire qui me crée, qui m'apparaît comme étant mienne alors que j'en suis le produit, et je revendique le droit de donner "libre" cours aux déterminismes qui ont façonné cette histoire comme s'il s'agissait là d'une chose sacrée. On se retrouve donc avec deux notions de liberté à peu près opposée : une liberté illusoire qui nous fait revendiquer le droit de nous exprimer en tant qu'origine de ce dont on est pourtant le produit, et une liberté réelle, l'ouverture aussi large que possible du champ des possibles qu'on a devant soi, et qu'on s'astreint continuellement à réduire au nom de l'histoire à laquelle on s'identifie. Ce qu'on identifie là pour le coup, c'est que c'est cette identification qui constitue l'imposture. Elle contient à la fois un mensonge (je me décrète origine de quelque chose qui m'a construit), et un crime (je détruis la liberté véritable pour permettre au mensonge de persister). S'identifier à son histoire, c'est une imposture. Et qui nous le révèle ? Le penseur... |
Joaquim,
Oui, ce que tu décris la me parait très juste. C'est l'observation du penseur et de la pensée, enchainés l'un à l'autre dans un processus qui a tout du cercle vicieux. Pour que le penseur, le " moi " soit véritablement libre il faudrait alors qu'il puisse s'extraire de ce processus. Ainsi le " moi " se détachant des causes qui le créent et l'animent et donnent les effets, serait libre. En ce sens il est clair que nous ne sommes jamais libres.
Tout se passe au niveau de l'identification. Si on s'identifie au passé et au futur - comme tu l'expliques - on s'identifie à ce qui nous emprisonne et créé justement l'impossibilité d'etre libre. Il en découle donc que si on ne s'identifie pas à cela on gagne notre liberté.
Mais bien sur ce n'est pas aussi simple puisque si on créé la volonté de ne pas s'identifier on retombe dans la meme erreur. Je pense qu'il est impossible de ne pas s'identifier à son histoire. Parcequ'on ne peut pas supprimer la mémoire. Parceque l'émotion et l'affectif sont plus forts que notre logique.
Donc on se retrouve bien devant ce fait: on ne peut pas empecher ce processus et donc on est conditionné par lui et on ne peut pas le révendiquer pour tenter de définir une liberté.
Que reste t-il ? Il me semble que c'est: ne rien faire.
Mais ne rien faire ne signifie pas demeurer immobile. Comment pourrait-on etre immobile dans un mouvement ou rien, jamais, n'est immobile ?
Alors je crois que ne rien faire c'est plutot ne pas cehrcher à changer, fondamentalement, quoi que ce soit.
Puisqu'on est pris dans ce mouvement, puisqu'on constate que toute liberté en ce sens est illusoire, on ne peut que subir. Mais pourquoi pas aussi, profiter, de la beauté de la vie et des relations. Nous sommes dans un train, dans lequel nous sommes montés à la naissance, et nous ne pouvons en sortir. Ce train, inévitablement nous conduit à la station " arrivée ". Et il s'y passa beaucoup de choses dans ce train. Tout ce qui se passe dans une vie. Nous avons une première liberté, ici, inaliénable: choisir de ne pas subir mais de profiter du voyage. Ce choix est libre parcequ'il ne regarde pas dans le passé ni dans le futur. Quelle que soit mon histoire ou mon conditionnement, déterminé ou pas, je choisis d'aimer. Pourquoi ? Parceque c'est la meilleure façon de faire le voyage.
Il y a donc un second point ou la liberté peut s'exprimer: l'identification. Je suis tout mon passé, je ne fais rien pour le changer. Je vois tout le processus qui me détermine. Mais je suis libre de ne pas m'identifier à cela. Sans meme donner d'explications.
Nous nous retrouvons alors avec les deux grandes forces avec lesquelles la liberté va pouvoir s'exprimer: l'amour et...j'aurai pu ajouter la non-identification...mai ce serait à nouveau une erreur, n'est ce pas ?...à cause de tout ce qui vient d'etre dit.
Alors vraiment oui, la grande force peut se résumer en un seul mot: l'amour. Et c'est la, de la façon la plus mystérieuse qui soit, d'une façon qui ne demande aucune explication, que se trouve la liberté.
Mais l'amour n'est pas un monde à part. Il doit s'exprimer dans tout ce qui est. Par conséquent laissons nous porter par l'amour et nos intuitions. |
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Di 03 Jan 2010 16:14 Sujet du message: |
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| Joaquim a écrit: | | S'identifier à son histoire, c'est une imposture. Et qui nous le révèle ? Le penseur... |
Vraiment?
L'eveil révèle cela par un tout autre "moyen".Et il révèle aussi l'imposture du penseur lui même.
Lorsque c'est le penseur qui révèle cette imposture, le "moi" qui pense le "moi", on est effectivement coincé dans ce cercle vicieux... |
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Di 03 Jan 2010 16:58 Sujet du message: |
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| Toniov a écrit: | | C'est l'observation du penseur et de la pensée, enchainés l'un à l'autre dans un processus qui a tout du cercle vicieux. Pour que le penseur, le " moi " soit véritablement libre il faudrait alors qu'il puisse s'extraire de ce processus. Ainsi le " moi " se détachant des causes qui le créent et l'animent et donnent les effets, serait libre. |
Oui,comme tu le dis, Toniov, il faudraitqu'il puisse s'extraire ddu processus de ce cercle vicieux...
Dire que ce n'est pas possible c'est chercher la solution dans le plan du probléme. C'est comme ce truc, ou il faut sortir du cadre pour qu'elle émerge de soi.
Et en fait, c'est cela qu'apporte l'éveil: la découverte en soi de cet espace inconditionné qui permet de voir agir se processus.
Non pas de "s'en extraire", mais bien de Voir comment ce noeud d'ignorance dans la Conscience crée ce "moi" fictif qui cherche vainement à sortir de sa prison et aspire a la liberté sans voir qu'il est en soi le probléme, et la prison dont il cherche a se libérér...
Mais ce plan identifié est là, et c'est notre réalité, tant que ce saut quantique hors du cadre n'a pas eu lieu, ou n'est pas totalement réalisé.
| Toniov a écrit: | Nous sommes dans un train, dans lequel nous sommes montés à la naissance, et nous ne pouvons en sortir. Ce train, inévitablement nous conduit à la station " arrivée ". Et il s'y passa beaucoup de choses dans ce train. Tout ce qui se passe dans une vie. Nous avons une première liberté, ici, inaliénable: choisir de ne pas subir mais de profiter du voyage. Ce choix est libre parcequ'il ne regarde pas dans le passé ni dans le futur. Quelle que soit mon histoire ou mon conditionnement, déterminé ou pas, je choisis d'aimer. Pourquoi ? Parceque c'est la meilleure façon de faire le voyage. (....)
Alors vraiment oui, la grande force peut se résumer en un seul mot: l'amour. Et c'est la, de la façon la plus mystérieuse qui soit, d'une façon qui ne demande aucune explication, que se trouve la liberté. |
Oui, Toniov, chacun de nous, tant que nous sommes coincés dans l'identification, nous sommes coincés dans le train de la vie.
Le voir et l'accepter c'est accepter sa limite, parce qu'elle est là, et qu'elle est évidente.
Et que tant qu'on à pas découvert qu'on est a la fois l'espace dans lequel se meut le train, et à la fois engagé dans le mouvement du train, on n'a pas d'autre solution.
Et "dans le train", oui, l'Amour est réponse et liberté.
Parce qu'il accepte humblement tout, sans jugement ni rejet , sans orgueil ni soupçons, sans envie ni intéret personnel, il ouvre sur une liberté relative dans l'espace même de ce train qui nous emporte.
L'Amour, c 'est l'expression de l'unité absolue et toute inclusive dans le plan duel de l'identification .
Et le découvrir, c'est découvrir en soi une des portes menant à cet espace.
C'est le fondement même de l'enseignement du christiannisme et la perle qu'il offre au monde; |
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miboogh
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 202
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Posté le: Di 03 Jan 2010 17:35 Sujet du message: |
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Bonjour Toniov, bonjour Joaquim, bonjour à tous,
Je reprend ton message au début pour en suivre le fil
| Citation: | | L'identité du penseur implique l'existence d'un point de confrontation. La difficulté vient du fait que nous sommes à la fois libres et prisonniers. Ce n'est que lorsque la pensée initie un retour sur elle meme qu'elle s'emprisonne. Or c'est le processus meme de la pensée qui engendre le penseur, donc l'identité donc la confrontation. Mais en meme temps ce retour sur soi est une illusion. Jamais rien ne se reproduit exactement de la meme façon; ce " retour " est donc une illusion de retour. |
Parles-tu de la recherche de l'identité du penseur et de la difficulté pour lui de se saisir en tant que penseur à travers la pensée ?
N'y a-t-il à l'observation un état avec pensées et un état sans et une "permanence" à ces deux états. Quand il y a pensées il n'y a pas dans le même temps un penseur identifiable pas la pensée, il n'apparait que dans leur cessation, comme présence.
| Joaquim a écrit: | | Les termes dans lesquels se pose la question de la liberté trahissent l'impossibilité du propos. Car qu'entend-on par être libre ? D'emblée, c'est une définition négative : c'est ne pas être entravé dans ses mouvements. | Ou positive, être libre d'exprimer tout mouvement. Mais peut-être la liberté est elle de ne pas se soucier des entraves en raison même du déterminisme que tu soulignes justement ?
| Joaquim a écrit: | | Le seul élément positif que l'on puisse donc retenir pour définir la liberté, c'est qu'elle consiste à laisser ouvert devant soi le plus grand champ de possibles. L'usage de notre liberté, quant à elle, va fatalement restreindre ce champ, car chaque choix qu'on fait diminue l'étendue du possible. On bute ainsi sur un second paradoxe de la liberté : son usage restreint son ampleur. | Le paradoxe étonnamment est là aussi de laisser le champ ouvert au plus grand nombre de possibles comme pré-supposé à l'expression de la liberté, puis de considérer que choisir restreint cette liberté. Puisqu'il y a choix, il n'y a donc qu'un seul possible, d'autant plus que ce choix, n'importe lequel soit-t-il, sera le résultat de l'incontournable déterminisme de la situation.
| Joaquim a écrit: | | Suis-je en tant que penseur par rapport à la pensée que je produis (et qui me produit en tant que sujet pensant) dans le même rapport que celui que j'entretiens en tant que sujet de mon histoire avec les déterminismes qui l'(m')ont façonné ? | La question est intéressante.
Tout d'abord cette réserve, si la pensée me produit en tant qu'être pensant, l'absence de pensée me produit en tant qu'être non pensant, oui ? quel est "l'être" commun ? La même question peut se poser à propos de l'histoire, a-t-elle réellement un sujet, et la liberté ici n'est-elle pas de ne plus se prendre pour le "sujet" en demeurant cependant pleinement présent à la vie (position de toniov, l'amour de cette vie) ?
Le rapport que tu interroges Joaquim n'est ni du domaine de la pensée, ni de celui de l'histoire mais "Ce" qui manifeste l'une et l'autre, dans sa lumière.
Mais tu le dis autrement et très justement Joaquim :
| Citation: | | S'identifier à son histoire, c'est une imposture. Et qui nous le révèle ? Le penseur... |
| Toniov a écrit: | | Il y a donc un second point ou la liberté peut s'exprimer: l'identification. Je suis tout mon passé, je ne fais rien pour le changer. Je vois tout le processus qui me détermine. Mais je suis libre de ne pas m'identifier à cela. Sans meme donner d'explications. |
Dans l'absolu ce déterminisme contient l'intégralité de ce qui "meut" l'histoire de chacun. On ne peux changer le passé évidemment, et ce qu'il contient de possible dans le déroulement du présent s'exécute irrémédiablement, ne rien faire, ou faire, fait parti du déterminisme, aimer ou ne pas aimer aussi.
Difficile de l'envisager ainsi bien sûr, le libre arbitre ne serait donc qu'une illusion ?  |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Di 03 Jan 2010 22:43 Sujet du message: |
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| mushotoku-nad a écrit: | | Joaquim a écrit: | | S'identifier à son histoire, c'est une imposture. Et qui nous le révèle ? Le penseur... |
Vraiment?
L'eveil révèle cela par un tout autre "moyen".Et il révèle aussi l'imposture du penseur lui même.
Lorsque c'est le penseur qui révèle cette imposture, le "moi" qui pense le "moi", on est effectivement coincé dans ce cercle vicieux... |
Bonjour Nad,
Nous avons essayé, toniov et moi, de laisser les mots se dire, pour qu'il parviennent à dessiner un doigt qui montre la lune. Et voilà que tu viens nous balancer la lune. Je reprends à mon compte ces mots que toniov t'adressait ci-dessus:
« La philosophie ce sont des concepts. Des concepts qui en fin de compte cherchent à révéler ce qui est au dela du concept. Un peu comme la poésie le fait dans son domaine.
Ce n'est pas une mince affaire puisqu'elle dure depuis des millénaires.
C'est aussi l'histoire de la pensée. Et la pensée elle meme est d'une complexité infinie. »
Quand on fait de la philosophie, on interroge la pensée, on sonde l'être par le moyen de la pensée, pour l'amener à accoucher d'une forme, qui ne soit pas à proprement parler une réponse, mais une certaine expression de la vérité. On montre un certain respect, et aussi une certaine humilité, envers la pensée. En tous cas, on ne vient pas, comme vous le faites, toi et miboogh, avec des réponses toutes faites.
Utiliser les concepts pour montrer la lune, c'est un des objectifs de ce forum (en particulier dans le présent espace consacré aux question philosophiques). Parler de son expérience de la lune, c'en est un autre. Mais asséner la lune comme réponse, c'est en faire un concept vide de sens. |
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Lu 04 Jan 2010 0:41 Sujet du message: |
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| Joaquim a écrit: | « La philosophie ce sont des concepts. Des concepts qui en fin de compte cherchent à révéler ce qui est au dela du concept. Un peu comme la poésie le fait dans son domaine.
Ce n'est pas une mince affaire puisqu'elle dure depuis des millénaires.
C'est aussi l'histoire de la pensée. Et la pensée elle meme est d'une complexité infinie. » |
. | Joaquim a écrit: | Et voilà que tu viens nous balancer la lune(...)Mais asséner la lune comme réponse, c'est en faire un concept vide de sens. (...)En tous cas, on ne vient pas, comme vous le faites, toi et miboogh, avec des réponses toutes faites.
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Oooouuuupssss Pardon, joaquim: j'avais oublié que c'était dans le topic philo...
J'ai juste lu et répondu, certainement pas à partir de "réponses toutes faites",ni effectivement dans un raisonnement philosophique mais simplement du point de vue de ce qui est mon évidence.
Parce que je ne sais faire que cela.
Ce sont les mots qui sont les miens pour laisser se dire le doigt qui montre la lune, et eux aussi à leur façon "cherchent a réveler ce qui est au delà du concept".
Par contre si je déroge manifestement aux régles du débat philosophique, je trouve que miboogh soulève des questions et des arguments interréssants sur la liberté, non?
| Toniov a écrit: | Nous sommes donc entièrement libres dans une prison créée par notre désir d'etre libre.
C'est cocasse . A partir du moment ou on voit ce qui nous emprisonne, on commence à se liberer. C'est ça qui importe.
On ne peut jamais voir cela qui correspondrait au concept: " liberté ". Parcequ'il faudrait etre capable de regarder l'infini en face ( ou Dieu si tu veux ). C'est un non sens évident puisque nous ne sommes pas extérieurs à l'infini, mais nous SOMMES l'infini. L'oeil ne peut pas se voir lui meme, ni la main se toucher. Ca me parait évident.
Il faut simplement avancer et découvrir parcequ'en réalité nous sommes infiniment libres.. |
Egarée probablement parce ces propos de Toniov, j'ai semble -t-il mis les pieds dans le plat.
Je ne reviens pas sur mes mots, bien sur, car ils ont loins d'être "tout fait" même si certains les emploient ainsi, mais je m'excuse de leur inadéquation dans le contexte si ils ont heurté certains d'entre vous.  |
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miboogh
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 202
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Posté le: Lu 04 Jan 2010 0:59 Sujet du message: |
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Bonsoir Joaquim,
Désolé d'être venu t'importuner dans ce domaine
| Citation: | | La philosophie ce sont des concepts. Des concepts qui en fin de compte cherchent à révéler ce qui est au dela du concept. |
Il semble bien que l'on puisse dire la même chose de la spiritualité !
Les philosophes se sont-ils gardé de penser l'esprit ? par contre si la philosophie " sonde l'être par le moyen de la pensée, pour l'amener à accoucher d'une forme ", la spiritualité sonde l'esprit mais se garde bien d'un tel accouchement. Pour elle la forme n'est que le doigt.
| Joaquim a écrit: | | On montre un certain respect, et aussi une certaine humilité, envers la pensée. En tous cas, on ne vient pas, comme vous le faites, toi et miboogh, avec des réponses toutes faites. |
Il semble que les réponses toutes faites sont celles qui ne procèdent pas de sa propre pensée mais proviennent de citation d'auteurs qui ont pensé à notre place, si la définition est juste, tes propos sont inadéquates, Joaquim.
Encore uns fois désolé d'avoir piétiné ton jardin particulier.  |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Lu 04 Jan 2010 1:45 Sujet du message: |
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| mushotoku-nad a écrit: | Je ne reviens pas sur mes mots, bien sur, car ils ont loins d'être "tout fait" même si certains les emploient ainsi, mais je m'excuse de leur inadéquation dans le contexte si ils ont heurté certains d'entre vous.  |
Tu es tout excusée, Nad. C'est vrai, c'est dans ce contexte qu'ils sont "tout faits". Je sais bien sûr que pour toi ils sont vrais.
| miboogh a écrit: | Il semble que les réponses toutes faites sont celles qui ne procèdent pas de sa propre pensée mais proviennent de citation d'auteurs qui ont pensé à notre place, si la définition est juste, tes propos sont inadéquates, Joaquim.
Encore uns fois désolé d'avoir piétiné ton jardin particulier.  |
Bonsoir miboogh,
Il ne s'agit pas de mon jardin particulier, mais de celui de la pensée. Et des pensées toute faites, dans ce domaine-là, ce sont celle qui ne se révèlent pas comme le fruit gratuit d'un exercice de pensée, mais qui ne servent qu'à étayer des certitudes pré-établies. On a le droit d'avoir des certitudes lorsqu'on témoigne de sa foi, mais lorsqu'on fait de la philosophie, on part du principe socratique qu'on ne sait rien, et que la vérité se dévoile au cours de l'exploration de la pensée. Et ceux qui penseraient qu'il s'agit là d'un jeu purement intellectuel prouvent simplement qu'ils n'ont jamais encore pris le risque d'explorer la pensée de cette manière. Personne ici n'est obligé de faire de la philosophie, ni non plus de la poésie, ni rien du tout. Mais si on fait de la philosophie, comme c'est le cas dans ce sous-forum (dont le titre mentionne : Merci de respecter ici une certaine rigueur de la pensée) on cherche la vérité à travers la pensée. C'est tout. |
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miboogh
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 202
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Posté le: Lu 04 Jan 2010 11:07 Sujet du message: |
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| Joaquim a écrit: | | Il ne s'agit pas de mon jardin particulier, mais de celui de la pensée. Et des pensées toute faites, dans ce domaine-là, ce sont celle qui ne se révèlent pas comme le fruit gratuit d'un exercice de pensée, mais qui ne servent qu'à étayer des certitudes pré-établies. |
bonjour Joaquim,
Il me semblait avoir pourtant proposé simplement une autre piste à la pensée, en interrogeant une autre logique et un lieu intérieur d'observation où nous pouvons mettre à l'épreuve de notre propre regard ce qui lui est proposé.
| Joaquim a écrit: | | On a le droit d'avoir des certitudes lorsqu'on témoigne de sa foi, mais lorsqu'on fait de la philosophie, on part du principe socratique qu'on ne sait rien, et que la vérité se dévoile au cours de l'exploration de la pensée. |
Soit. La pensée doit donc explorer tous les possibles et pas seulement la forme particulière de logique qui donne le résultat que l'on se propose de démontrer. Comme par exemple présenter des arguments dans une forme telle qu'ils ne pourrons qu'étayer le paradoxe que l'on a décidé de leur faire dire. Mais c'est peut-être un mode de pensée philosophique juste, qui offre le fruit gratuit de son exercice. Créer un faux problème, puis chercher la solution pour le résoudre, pour la pure joie de l'exercice de la pensée logique.
Il est vrai que tu abordes souvent la spiritualité, dans son espace autorisé, sur le mode philosophique, et très souvent tu ne réponds pas aux autres logiques qui te sont proposées.
Ici tu à mis en cause la forme des questions qui te sont proposées sans daigner même réagir sur le fond.  |
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