Regards sur l'éveil
Café philosophique, littéraire et scientifique
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latululireli
Inscrit le: 28 Jan 2010 Messages: 97
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Posté le: Je 28 Jan 2010 13:12 Sujet du message: Incarné ...de bord |
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Il était une fois, mon histoire, en gestation dans une question.
Hermé(nœud)tique :
http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/L_alterite_radicale_de_la_mort
"Etre né quelque part, laissez-moi ce repère, ou je perds la mémoire" (Maxime Le Forestier)
"L'important n'est pas d'où l'on vient, mais où l'on est" (Nilda Fernandez)
---
Où suis-je dans ce geste ? Suis-je près et prêt
S’agit-il d’un rendez-vous ou d’un rendez-vous !
D’une rengaine ou d’un rengaine !
Qu’est ce qui est toujours là, dans la simultanéité
Qu’elles soient île ou aile dans le son et leçon ?
Dans l’il était une fois de mon histoire, je me fais des compte de faits et vous conte cette histoire là.
Fa son de rendre grâce pour tous les textes d’ici et d’ailleurs.
Sol fais-je qui dénoue :
Lire relire relier par tous les trous là, là, itou pour entrer dans la r’onde
avec le m’onde de mes ballons s’onde :
virgule, dans le ciel lâchée aux O de mon étonnement
et ce qui ne peut se dire - il faut le faire - dans le trait taire à terre.
---
Suis-je prêt et près :
De ce que je sais avec la certitude qu’elle, qu’aile étincelle ; ne s’efface jamais.
En d’autres thermes : dans mon histoire d’il étaie, une foiS, je peux enlever le S,
le est-ce de la question et le petit e, soutient de la disparition,
remplace le petit t de la théorie du temps linéaire.
« ce qui se conçoit bien s’énonce clairement …
JE peux peindre les mots sur les quelques notes *d’Edouard Glissant et **Ghérasim Luca
Petits Poucets poches trouées etc.
* * *
*D’Edouard Glissant «Ce n’est pas une question de parler les langues, ce n’est pas le problème. On peut ne pas parler d’autres langues que la sienne. C’est plutôt la manière même de parler sa propre langue, de la parler fermée ou ouverte; de la parler dans l’ignorance de la présence des autres langues ou dans la prescience que les autres langues existent et qu’elles nous influencent même sans que nous le sachions (...) c’est une question d’imaginaire des langues. Ce n’est pas une question de juxtaposition des langues, mais de leur mise en réseau».
Et encore:
«Je parle et surtout j’écris en présence de toutes les langues du monde (...) je ne peux plus écrire de manière monolingue. C’est-à-dire que ma langue, je la déporte et je la bouscule non pas dans des synthèses, mais dans des ouvertures linguistiques qui me permettent de concevoir les rapports des langues entre elles aujourd’hui sur la surface de la terre»
Fin de citation
** Ghérasim Luca (1913 1994)
[url] http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/luca.html#Ancre [/url]
« Il m'est difficile de m'exprimer en langage visuel.
Il pourrait y avoir dans l'idée même de création-créaction-quelque chose, quelque chose qui échappe à la description passive telle quelle, telle qu'elle découle nécessairement d'un langage conceptuel. Dans ce langage, qui sert à désigner des objets, le mot n'a qu'un sens, ou deux, et il garde la sonorité prisonnière. Qu'on brise la forme où il s'est englué et de nouvelles relations apparaissent : la sonorité s'exalte, des secrets endormis surgissent, celui qui écoute est introduit dans un monde de vibrations qui suppose une participation physique, simultanée, à l'adhésion mentale. Libérer le souffle et chaque mot devient un signal. Je me rattache vraisemblablement à une tradition poétique, tradition vague et de toute façon illégitime. Mais le terme même de poésie me semble faussé.
Je préfère peut-être : "ontophonie". Celui qui ouvre le mot ouvre la matière et le mot n'est qu'un support matériel d'une quête qui a la transmutation du réel pour fin. Plus que de me situer par rapport à une tradition ou à une révolution, je m'applique à dévoiler une résonnance d'être, inadmissible.
La poésie est un "silensophone", le poème, un lieu d'opération, le mot y est soumis à une série de mutations sonores, chacune de ses facettes libère la multiplicité des sens dont elles sont chargées. Je parcours aujourd'hui une étendue où le vacarme et le silence s'entrechoquent – centre choc –, où le poème prend la forme de l'onde qui l'a mis en marche. Mieux, le poème s'éclipse devant ses conséquences. En d'autres termes : je m'oralise. »
Fin de citation
Sourires, tendresses et rires espiègles.
Encore une fois merci à tous.
Lise
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latululireli
Inscrit le: 28 Jan 2010 Messages: 97
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Posté le: Lu 26 Août 2013 9:37 Sujet du message: Re: Incarné ...de bord |
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Il était une fois, mon histoire, en gestation dans une question.
Hermé(nœud)tique :
http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/L_alterite_radicale_de_la_mort
"Etre né quelque part, laissez-moi ce repère, ou je perds la mémoire" (Maxime Le Forestier)
"L'important n'est pas d'où l'on vient, mais où l'on est" (Nilda Fernandez)
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Où suis-je dans ce geste ? Suis-je près et prêt
S’agit-il d’un rendez-vous ou d’un rendez-vous !
D’une rengaine ou d’un rengaine !
Qu’est ce qui est toujours là, dans la simultanéité
Qu’elles soient île ou aile dans le son et leçon ?
Dans l’il était une fois de mon histoire, je me fais des compte de faits et vous conte cette histoire là.
Fa son de rendre grâce pour tous les textes d’ici et d’ailleurs.
Sol fais-je qui dénoue :
Lire relire relier par tous les trous là, là, itou pour entrer dans la r’onde
avec le m’onde de mes ballons s’onde :
virgule, dans le ciel lâchée aux O de mon étonnement
et ce qui ne peut se dire - il faut le faire - dans le trait taire à terre.
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Suis-je prêt et près :
De ce que je sais avec la certitude qu’elle, qu’aile étincelle ; ne s’efface jamais.
En d’autres thermes : dans mon histoire d’il étaie, une foiS, je peux enlever le S,
le est-ce de la question et le petit e, soutient de la disparition,
remplace le petit t de la théorie du temps linéaire.
« ce qui se conçoit bien s’énonce clairement …
JE peux peindre les mots sur les quelques notes *d’Edouard Glissant et **Ghérasim Luca
Petits Poucets poches trouées etc.
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*D’Edouard Glissant «Ce n’est pas une question de parler les langues, ce n’est pas le problème. On peut ne pas parler d’autres langues que la sienne. C’est plutôt la manière même de parler sa propre langue, de la parler fermée ou ouverte; de la parler dans l’ignorance de la présence des autres langues ou dans la prescience que les autres langues existent et qu’elles nous influencent même sans que nous le sachions (...) c’est une question d’imaginaire des langues. Ce n’est pas une question de juxtaposition des langues, mais de leur mise en réseau».
Et encore:
«Je parle et surtout j’écris en présence de toutes les langues du monde (...) je ne peux plus écrire de manière monolingue. C’est-à-dire que ma langue, je la déporte et je la bouscule non pas dans des synthèses, mais dans des ouvertures linguistiques qui me permettent de concevoir les rapports des langues entre elles aujourd’hui sur la surface de la terre»
Fin de citation
** Ghérasim Luca (1913 1994)
[url] http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/luca.html#Ancre [/url]
« Il m'est difficile de m'exprimer en langage visuel.
Il pourrait y avoir dans l'idée même de création-créaction-quelque chose, quelque chose qui échappe à la description passive telle quelle, telle qu'elle découle nécessairement d'un langage conceptuel. Dans ce langage, qui sert à désigner des objets, le mot n'a qu'un sens, ou deux, et il garde la sonorité prisonnière. Qu'on brise la forme où il s'est englué et de nouvelles relations apparaissent : la sonorité s'exalte, des secrets endormis surgissent, celui qui écoute est introduit dans un monde de vibrations qui suppose une participation physique, simultanée, à l'adhésion mentale. Libérer le souffle et chaque mot devient un signal. Je me rattache vraisemblablement à une tradition poétique, tradition vague et de toute façon illégitime. Mais le terme même de poésie me semble faussé.
Je préfère peut-être : "ontophonie". Celui qui ouvre le mot ouvre la matière et le mot n'est qu'un support matériel d'une quête qui a la transmutation du réel pour fin. Plus que de me situer par rapport à une tradition ou à une révolution, je m'applique à dévoiler une résonnance d'être, inadmissible.
La poésie est un "silensophone", le poème, un lieu d'opération, le mot y est soumis à une série de mutations sonores, chacune de ses facettes libère la multiplicité des sens dont elles sont chargées. Je parcours aujourd'hui une étendue où le vacarme et le silence s'entrechoquent – centre choc –, où le poème prend la forme de l'onde qui l'a mis en marche. Mieux, le poème s'éclipse devant ses conséquences. En d'autres termes : je m'oralise. »
Fin de citation
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latululireli
Inscrit le: 28 Jan 2010 Messages: 97
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Posté le: Lu 26 Août 2013 10:27 Sujet du message: Re: Incarné ...de bord |
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Il était une fois, mon histoire, en gestation dans une question.
Hermé(nœud)tique :
________________________________________________________
Jacques Lacan meurt le 9 septembre 1981
"Je suis obstiné (...)
Je disparais."
............................ http://youtu.be/WFS4hIZPP0U
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latululireli
Inscrit le: 28 Jan 2010 Messages: 97
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Posté le: Di 08 Sep 2013 14:32 Sujet du message: Re: Incarné ...de bord |
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Mais seule, notre intrinsèque solitude.
Répond :
Merci et pardon… |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11248 Localisation: belgique
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Posté le: Di 08 Sep 2013 15:01 Sujet du message: |
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Pardon de quoi !? ... De quoi l'intrinsèque solitude ... doit-elle se faire pardonner
Bonjour lise !  |
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