Regards sur l'éveil
Café philosophique, littéraire et scientifique
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riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
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Posté le: Di 31 Jan 2010 2:43 Sujet du message: Krisnamurti et le geste de l’éveil |
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bonsoir à tous
Krisnamurti et le geste de l’éveil
« Cessant de me penser, j'ai commencé à être.
Tout le suspens étant : vais-je réussir à m'être ? » stephen jourdain
Et je vois bien qu’il y a un clivage sur ce forum entre ceux qui pensent qu’il suffit d’être ou d’être avec ce qui est et ceux qui pensent qu’il faut m’être ou naitre à soi
Et ce clivage parcourt aussi, je pense, tous les chercheurs en éveil et même apparemment le discours des instructeurs de l’éveil.
Je pense qu’il ne devrait pas y avoir de clivage, qu’il n’est pas réel
Mais c’est très bien que les deux courants soient présents dans ce forum, cela permet un dialogue constructif et stimule la pensée, permet d’aller plus loin et en profondeur dans son propre courant. Ce qui n’empêche pas d’essayer de convaincre l’autre. On ne peut pas faire autrement sinon on n’échange pas.
En fait en essayant de convaincre l’autre, le grand gagnant, c’est soi même. on a avancé dans sa propre conviction. Cependant le but à rechercher c’est que les deux courants se rejoignent et s’aperçoivent qu’il n’y a jamais eu de problème réel mais juste une différence d’approche qui revient au même et parle de la même chose.
Mais pour cela, faut y aller à fond, dans la plus grande rigueur. Tout le monde en sort gagnant.
J’ai été longtemps été déchiré entre la voie directe :Ramana Maharshi, Nisagardatta, Jourdain, jean Klein qui sont plutôt du coté ‘’ je suis ‘’ , du m’être ou me sentir être
et la voie indirecte Krisnamurti (mais aussi pas mal de maitres zen ,taoiste, bouddhistes comme hui neng,) il y a aussi U.G a qui j’ai emprunté la notion d’état naturel.
Quand j’étais fatigué de la voie directe dont j’avais trop souvent l’impression que j’y perdais ma liberté parce que je faisais trop d’efforts et que finalement être présent à soi revenait à être soucieux de soi et donc à être dans une lutte, une dualité. Je remplaçais les soucis quotidiens par un souci unique : le soi.
Alors je me servais de Krisnamurti pour laisser tout tomber, ne plus rien faire, lâcher prise au nom de la non dualité afin de n’avoir aucun souci et d’être libre.
Passé une période de libération par rapport à la période précédente, je finissais par me sentir insatisfait de ce lâcher prise et par entendre l’appel de la présence et revenait à la voie directe et ainsi de suite jusqu’à ce que je trouve une synthèse entre les deux qui me permette d’être à la fois dans la liberté du lâcher prise et dans le sens vivant que donne à notre quotidien la présence de soi. Une synthèse entre notre désir de liberté et notre désir de vérité.
Et c’est cette synthèse qui a motivé ma venue sur ce forum, J’ai déjà parlé de cela dans le topic éveil et état naturel
voir ICI"]
Donc Krishnamurti est du coté du ‘‘ juste être’’ ou être avec ce qui est ?
Juste être, Pas vraiment. Être avec ce qui est, oui.
Son propos c’est de nous amener indirectement à l’inconnu ou à la réalité .
jamais il ne nous demande de la voir ou de nous soucier d’elle, jamais il ne parle d’un soi, d’une conscience dont il faudrait prendre conscience. Jamais il ne nous encourage à retourner notre vision vers celui qui voit. Il veut nous amener à cet inconnu par l’observation et la conscience aigue du connu cad du conditionnement.
Son œuvre consiste à une dé-construction radicale du conditionnement cad de la pensée qui est répétition permanente d‘elle même cad du passé. Rien de neuf ne sort d’elle, le neuf ne peut venir que de l’inconnu. Inconnu qui s’éveille en nous dans la simple conscience du connu puisque cet inconnu est justement la conscience, conscience qui est la liberté même et qui sait s’arracher de toutes ses prisons cad lâcher prise. Voir son livre ‘’se libérer du connu’’
On ne va pas vers cet inconnu, c’est lui qui se révèle à nous. On n’a juste à se dégager du connu, à s’alléger, le reste cela se fait tout seul, naturellement
Tel est ma compréhension de Krishnamurti
J’ai longtemps pensé qu’il suffisait de sortir de la dualité du mental, de l’égo, de se desidentifier de toutes les manifestations égotistes et de se contenter d’être ; ce que j’appelais état naturel.
Je me sentais très krishnamurtien, juste voir et observer les manifestations de la pensée, le conditionnement. Le simple fait de voir suffit à sortir de ce que l’on voit ,tout en l’acceptant .
accepter le conditionnement revient à le refuser et à le nier de fait puisqu’il disparait mais précisons que mentalement il n‘y a que l’acceptation et concrètement refus et exclusion puisque la conscience fait le vide, dissout ce qui est vu .
Et c’est vrai, être conscient de quelque chose c’est en être libre. Dans cette conscience, je me sentais être. et se sentir être dans cette conscience de.. C’est forcement aussi m’être. Au moment où on s’arrache du conditionnement. On se retrouve.
Je me disais qu’il y a dans cet état naturel, une vigilance naturelle qui permet de percevoir tous les accrocs, blocages ou manifestations de l’égo, les tensions, les conflits, les refus etc.. … et le fait de les voir, d’en prendre conscience spontanément, me ramenait à la présence, à ma présence.
Puis je me suis aperçu qu’il y avait une insuffisance dans cet état naturel relativement passif car si dans cet état naturel si on se désidentifie facilement des identifications les plus voyantes, celles de l’égo, on s’identifie facilement au reste et on finit par dormir.
On fait de cet état naturel, libre au départ un état ordinaire, une attitude vis du mental dualiste, celui qui a motivé notre recherche mais on reste identifié au mental ordinaire, celui de monsieur tout le monde.
Pour que cet état naturel soit totalement efficace, il faudrait en fait se l’approprier et l’habiter complètement, en faire un état actif où on ne se contente pas seulement de se réveiller quand ça fait du bruit ou quand ça fait mal.
Le conditionnement la plupart du temps est silencieux, ne fait pas de bruit et agit sourdement.on pense sans s’en apercevoir, il y a des micros pensées et des réactions émotionnelles en permanence.
Si donc dans cet état naturel où l’égo nous laisse apparemment tranquille, on ne ressent pas un profond silence, une immobilité, un sentiment d’ouverture et de présence
C’est qu’on est retourné dans l’égo, dans nos petites identités. On n’est plus dans la liberté, le lâcher prise, on est happé par le quotidien.
. Certes on n’a plus de conflits puisqu’on sait les faire glisser et se détacher de ce qui nous dérange mais on dort, on ne se sent pas vraiment vivre ni être sauf à certains moments fugaces, parce qu’on n’a pas trop de soucis. On n’a déjà fait un énorme travail d’épuration alors épuisé on se repose puis on finit par s’endormir
Juste être cela ne veut rien dire.
Être c’est toujours ‘’se ‘’sentir être, vivre c’est toujours ‘’se’’ sentir vivre, être c’est toujours ‘’m’’’être.
Sinon on dort, on vit sans vivre cad on survit, on s’assoie sur sa vie, on l’étouffe.
Certes l’être qui est éveil en lui même est toujours là mais ne nous atteint plus. On a oublié. Mais lui ne nous oublie jamais, il nous appelle par ce manque qui nous déchire.
Notre manque à être, notre souffrance, c’est sa souffrance. Il est là dans notre souffrance.
Dans la souffrance, on est pleinement soi-même parce qu’on ne peut pas être extérieur à elle, on est cette souffrance, on ne peut pas la voir, on l’éprouve,on la vit. Et si on la reconnait et si on se reconnait en elle, elle peut se transformer en joie
, Les conflits de l’égo sont finalement rares, ils surviennent généralement parce que justement on ressent cet étouffement, et donc un appel d’air, un appel de l’être ce qui provoque une résistance de l’égo. La fausse paix est terminée, le christ en nous sort son épée et le diable aussi, résiste et divise.
C’est la guerre, la recherche de soi.
Mais la plupart des gens n’ont plus de problèmes existentiels quand ils sortent de l’adolescence, ils n’ont plus le temps et ont d’autres soucis, il faut que survienne une épreuve : chômage, maladie, deuil etc pour la question existentielle cad du sens de leur vie se réveille.
Donc quelque chose ne va pas dans ce lâcher prise, dans cette non dualité apparente. L’état naturel est trop passif, on a renoncé aux efforts de l’égo et de la pensée mais on n’a pas vraiment compris Krishnamurti. Certes il démonte complètement l’égo avec ses intentions, son volontarisme, ses méthodes et recettes, cad tous les’’’faire’’ et les prétentions du moi.
L’observation de notre conditionnement qu’il réclame n’est pas une pratique que l’on s’imposerait à soi-même, un contrôle de soi et dont on ferait une attitude cad une nouvelle prison, un nouveau conditionnement. Ce n’est pas l’égo qui décide d’observer parce que quand il le fait, l’esprit se transforme en camp de concentration, où le moi cad la pensée est le mirador. L’observation est une attention et non une concentration mais si on fait aussi de cette attention une attitude, une pratique, c’est fini, on l’a transforme en concentration.
Par conséquent cette attention, cette observation doit venir du cœur, d’un désir de liberté, d’un appel de l’être en nous, de notre intelligence profonde au-delà de notre intellect. Et la lecture de Krishnamurti réveille cette intelligence et s’adresse à elle.
Et la vigilance vient d’elle-même parce qu’on a compris le conditionnement et elle survient des que se produit en nous ce conditionnement, il ne nous dupe plus.
Krishnamurti parle d’une observation silencieuse permanente et donc ce dont il parle n’a rien à voir avec un ‘’ ne rien faire ‘’ ou un simple lâcher prise et avec un état naturel passif.
Cet état naturel doit être complètement actif, exige une vigilance aigüe, un engagement total, demandant un effort presque surhumain à cause de l’inertie due à notre conditionnement.
Et en même temps la vigilance, l’observation ou l’attention sont en eux mêmes sans effort.
L’effort demandé est celui qui consiste à se lever de son lit de sommeil Et cela peut être très difficile. Le geste de l’éveil est à la fois le geste le plus facile au monde et aussi ce qu’il y a de plus difficile au monde, vu notre héritage.
Il faut un grand désir de liberté, de vérité, d’être pour être dans cette observation permanente et cela ne vient pas de l’égo ou de la pensée. Ce geste de se lever, de s’éveiller procède de tout notre être et non juste de la partie moi de surface ou égo.
Quand il y a geste d’éveil, c’est tout notre être qui le fait, c’est notre désir et un désir est toujours entier. La volonté ici est aussi involontaire, elle s’impose d’elle-même sans lutte.
C’est le désir le véritable acteur, auteur de notre vie et de ce geste d’éveil.
C’est le désir qui est vraiment nous -mêmes à condition d’être aussi éclairé par notre intelligence sinon il se retourne contre nous-mêmes.
Le désir est la vie, l’essence de la vie, c’est lui le moteur de notre vie, pas notre pensée et nos intentions ‘’ conscientes’’.
Krishnamurti essaie de réveiller notre désir.
Et tout désir, disait Lacan, est toujours désir de soi ,même si apparemment il pointe vers des objets.
Krishnamurti demande notre présence à ce qui est
Et ce qui est c’est d’abord notre conditionnement. Ce conditionnement c’est le passé et ce passé c’est notre pensée. Et cette pensée c’est la notre.
Plus la pensée est vue, plus elle diminue et s’estompe. On y voit des trous, des espaces par lesquels l’inconnu, l’inconditionné, le silence commencent à apparaitre, à s’infiltrer.
Quand l’attention est totale, il n’y a plus de pensées. L’esprit devient complètement immobile et cette immobilité prend le pas sur les objets et sur les pensées qui pourraient venir. Le regard regardant un vide de pensées est renvoyé à lui-même parce qu’il ne peut plus s’arrêter ou se heurter à une pensée ou à un objet.
.il y a juste l’attention, la présence sans objet, un regard qui ne regarde plus rien mais devient transparent et finit par s’apparaitre à lui même.
ne pouvant se réfléchir sur quoi que ce soit, il se réfléchit sur lui-même et se découvre, se retrouve lui-même.
La pensée quand elle réfléchit sur et vers elle-même mime cette réflexion silencieuse et se noue sur elle-même car elle n’est qu’un objet mental, une opacité.
C’est ce qu’elle fait aussi quand elle essaie d’atteindre le soi et de le voir, elle chosifie la conscience sans se rendre compte que le soi est déjà présent dans l’acte même d’essayer de saisir le soi .
Mais elle ne peut jamais saisir le soi. Seul le soi sait se saisir lui-même dans un acte immédiat et sans chosification. C’est l’acte de conscience.
Cette présence, cette attention, cette conscience devient naturellement conscience de la conscience. L’attention sans objet devient attention au sujet sans que cela n’implique aucune distance de soi à soi.
Ce regard, cette présence, cette attention, c’est ce que l’on est.
C’est notre présence, notre regard.
La présence est toujours présence à soi. Être présent au monde, à nos pensées, c’est être présent à soi.
Être présent, être présent au monde et être présent à soi, c’est la même chose.
C’est ce qui est, c’est juste l’instant présent. Ce présent est présence, notre présence, soi-même : je suis.
Un je suis qui est moi mais un Moi absolu, sans autre .
alors est il encore un moi ? C’est pourquoi on l’appelé Soi ou Dieu. Dieu qui intègre en lui, le je et le tu, le nous, le moi et l’autre. Mais Soi ou Dieu, ce n’est pas au dessus de moi, c’est vraiment moi, bibi dirait Stephen Jourdain
( personnellement je n'arrive pas à distinguer moi de conscience, être, instant présent ,présence,vie. ces mots désignent pour moi une même réalité vécue cad au delà des mots )
On a réussi à sentir notre essence et cette odeur, même s'il peut nous arriver de l’oublier on saura toujours la retrouver, la reconnaitre.
Alors on n’aura plus besoin d’être attentif à notre conditionnement, à nos pensées, à ce qui est etc
car on n’a compris que ce qui est, c’est nous même.
On y a accès directement.
Où que l’on pose son regard (Le monde, un objet, nos pensées) on est renvoyé à soi même.
Tous les objets en réalité pointent vers le sujet, vers soi -même. On n’a même plus besoin de pointer vers eux.
Toute conscience de quelque chose est conscience d’elle-même.
C’est pourquoi la voie indirecte de Krishnamurti rejoint la voie directe du ‘’ je suis ‘’ où celui-ci n’est pas objet qu’il faudrait regarder cad chosifier mais le regard, la présence elle-même.
Le soi n’est pas au bout du regard, il est le regard lui-même.
C’est pourquoi la question ‘’qui suis-je ? ‘’ Suffit à elle-même et n’appelle aucune réponse à chercher. La réponse est immédiate parce que la question elle-même implique que l’on se tourne vers soi même et donc qu’on se détourne des objets.
Et le fait de se tourner vers soi, c’est se trouver immédiatement. La vision sans tête est une application du ‘’qui suis-je ? ‘’
amitiés
Joël
Dernière édition par riseohms le Ve 04 Nov 2011 12:10; édité 1 fois |
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Ambre
Inscrit le: 12 Juin 2007 Messages: 15
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Posté le: Di 31 Jan 2010 14:02 Sujet du message: |
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Bonjour à tous, bonjour Joël,
Une petite incursion sur ce sujet qui me touche particulièrement. Je ne vais pas apporter grand-chose à ce que tu dis parce que mon expérience ressemble beaucoup à la tienne dans sa finalité.
Tu dis :
"il y a juste l’attention, la présence sans objet, un regard qui ne regarde plus rien mais devient transparent et finit par s’apparaitre à lui même.
ne pouvant se réfléchir sur quoi que ce soit, il se réfléchit sur lui-même et se découvre, se retrouve lui-même."
Ce sont juste les termes de discription qui vont changer.
Ce « Moi » qui est né c’est le Fils, l’un des trois aspects du Dieu trinitaire. Je n’ai aucune connaissance Christique mais c’est pourtant ainsi que j'ai envie de l’appeler.
Ce miracle je l’associe à mon âme libérée. Cet espace qui a été créé lorsque je me suis offerte en tant que « moi » à Dieu lui a permis «d’ensemencer» cette âme vierge en la touchant de sa grâce. Cette naissance divine se traduit par tout ce que tu dis plus haut.
Il y a alors un « Moi » qui se sait être.
Le Christ est tout ce qu’il est possible de connaître de Dieu car c’est par ses actes que Dieu se connaît lui-même.
Le Christ c’est la vie éternelle qui "se sait, se voit et se connaît", c'est Dieu qui se "révéle" à lui-même. Ce geste va au delà de la création, c'est la création qui se "retourne" sur elle-même pour se montrer, se dévoiler, se définir, et se révéler à Dieu en tant que Dieu se sachant être Dieu.
Shiva joue à se dissimuler à lui-même, puis à s’auto-révéler. L’auto révélation passe par l’appréhension directe et consciente du présent.
Dans la vie de tous les jours cela se traduit par une conscience immédiate de tout ce qui est là à l'instant. Cette prise de conscience accompagne chaque geste d'une joie extraordinaire même dans les actes les plus communs.
Bien à toi |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Di 31 Jan 2010 15:29 Sujet du message: |
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Bonjour Joël,
C'est amusant, on a posté presque en même temps chacun un sujet sur les divergences autour du Je Suis (cf. ICI).
Merci pour cet éclairage de la pensée de K. Je ne l'ai jamais lu, mais on en a tant parlé sur l'ancien forum, de sorte que j'ai presque l'impression de retrouver une vieille connaissance. En tous cas, je suis toujours frappé de voir combien ce qu'il a apporté est singulier, comme s'il n'abordait l'éveil que par son versant "en-deçà", s'interdisant de ne jamais dire quoi que ce soit sur l'"au-delà".
Bonjour Ambre,
Quel plaisir de te revoir.
| Ambre a écrit: | Ce miracle je l'associe à mon âme libérée. Cet espace qui a été créé lorsque je me suis offerte en tant que « moi » à Dieu lui a permis «d'ensemencer» cette âme vierge en la touchant de sa grâce. Cette naissance divine se traduit par tout ce que tu dis plus haut.
Il y a alors un « Moi » qui se sait être.
Le Christ est tout ce qu'il est possible de connaître de Dieu car c'est par ses actes que Dieu se connaît lui-même.
Le Christ c'est la vie éternelle qui "se sait, se voit et se connaît", c'est Dieu qui se "révéle" à lui-même. |
Merci pour ces mots. J'y adhère sans réserve. |
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Pascal
Inscrit le: 27 Août 2007 Messages: 90 Localisation: Val de Marne (94)
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Posté le: Di 31 Jan 2010 15:33 Sujet du message: |
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Bonjour,
pour moi, c'est probablement parce que "se libérer du connu", c'est aussi se libérer de la connaissance de l'existence d'un "'éveil".
La seule chose que je puisse faire, c'est voir ce qui émane de moi lorsqu'il m'est "donné" de le voir, laissant alors la place à "ce qui reste".
Habiter le "ce qui reste" n'est pas s'y maintenir, puisque cela m'est naturel.
"Ce qui reste" s'imprègne alors peu à peu. |
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riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
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Posté le: Lu 01 Fév 2010 14:32 Sujet du message: |
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Bonjour Ambre
merci beaucoup Ambre pour ce texte
| Ambre a écrit: | Une petite incursion sur ce sujet qui me touche particulièrement. Je ne vais pas apporter grand-chose à ce que tu dis
lui |
au contraire, tu m'apportes beaucoup ainsi que ce que joaquim a ecrit en rebondissant sur ton post
j'en parle ICI
| Ambre a écrit: | | Dans la vie de tous les jours cela se traduit par une conscience immédiate de tout ce qui est là à l'instant. Cette prise de conscience accompagne chaque geste d'une joie extraordinaire même dans les actes les plus communs. |
et c'est quelque chose de très simple , cette présence à ce qui est qui est aussi présence à soi
tout ce qu'on fait sur ce forum c'est de la traduire en mots et donc de compliquer cette simplicité tout en essayant de ne pas la trahir
la traduire, l'exprimer, en éveiller le désir, éveiller un écho,chez le lecteur. d'où tous ces raisonnement et schémas qui ne font que traduire dans l'espace une vision ne l'est pas, qui est intuitive et d'une simplicité sans nom. et partager cette vérité , c'est aussi la retrouver dans ce partage. cette vérité doit être donnée, circuler et grandir en chacun de nous par cette transmission, c'est bien le sens de ce forum. et c'est le sens du mot église ( je ne veux pas dire qu'on est une église )
mais église dans son sens véritable, une communication qui est aussi union
tel est le pouvoir de la parole lorsqu'elle est inspirée.
Satsang dirait -on en inde.
donc je ne crois pas que le dire s'oppose au vivre. personne ne détient la vérité mais elle nous traverse et doit circuler, se donner, on ne doit jamais la garder pour soi
amitié
joel |
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riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
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Posté le: Lu 01 Fév 2010 15:56 Sujet du message: |
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Bonjour, pascal
| Pascal a écrit: | pour moi, c'est probablement parce que "se libérer du connu", c'est aussi se libérer de la connaissance de l'existence d'un "'éveil".
La seule chose que je puisse faire, c'est voir ce qui émane de moi lorsqu'il m'est "donné" de le voir, laissant alors la place à "ce qui reste".
Habiter le "ce qui reste" n'est pas s'y maintenir, puisque cela m'est naturel.
"Ce qui reste" s'imprègne alors peu à peu. |
je comprends mais en ce qui me concerne, j'ai constaté que l'autre naturel revient aussi, notre tendance à l'inertie, au sommeil de l'identification
alors le naturel dont tu parles ne doit surement pas être complètement passif,il doit être aussi actif, celui du désir qui te porte et donc n'est pas complètement naturel . il y a un choix qui se fait, celui de ta liberté ( se libéré du connu). la liberté n'est jamais passive mais active . peut-être est cela le surnaturel ?
habiter ''ce qui reste ''n'est pas s'y maintenir par la décision d'une pensée mais par le choix d'un désir issue lui même d'une compréhension
de mon coté parfois mon désir est faible, je suis pas en permanence dans cet éveil qui peut durer quelques jours, puis je ne sais pour quelle raison, l'énergie baisse , le désir aussi, je dois me laisser surement un peu reprendre par les identifications, le '' connu ''
puis je me relève et me réveille etc
amicalement
joel |
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Pascal
Inscrit le: 27 Août 2007 Messages: 90 Localisation: Val de Marne (94)
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Posté le: Lu 01 Fév 2010 16:39 Sujet du message: |
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| riseohms a écrit: |
habiter ''ce qui reste ''n'est pas s'y maintenir par la décision d'une pensée mais par le choix d'un désir issue lui même d'une compréhension
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Bonjour Joël,
pardonne moi j'écris un peu vite.
On est là au coeur de la question me semble t-il.
Dans la vie lorsqu'on comprend une vérité universelle, on la reconnaît tout de suite, on n'a pas besoin de confirmation de sa valeur, elle ne nous quitte plus jamais même si pendant des années on devait ne plus l'aborder.
Donc comprendre quoi, telle est la question...
Peut-être au départ s'agit-il d'affiner sa sensibilité, de manière à s'apercevoir que la main brûlait à l'approche de la flamme. Plus besoin ensuite de le comprendre lorsque cela est ressenti, comme un instinct de défense.
Pour avoir à peu près tout lu de ou sur Krishnamurti, j'aime beaucoup lorsqu 'il parle de la notion de "voir clair". Une vision non entravée, juste voir ce qui est, lorsque celle-ci s'est peu à peu décantée de toutes les scories et autres réflexes de peur ou de plaisir.
Une autre chose, puisque tu parles de phases: il me semble que lorsqu'on est pris par les soubresauts de la société actuelle, il est difficile pour ne pas dire impossible de trouver la paix, et qu'il faut l'accepter.
Personnellement je peux la ressentir profondément lorsque les moments sont plus propices, disons plutôt moins "non propices". |
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riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
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Posté le: Lu 01 Fév 2010 17:10 Sujet du message: |
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pascal
| Pascal a écrit: | Donc comprendre quoi, telle est la question...
Peut-être au départ s'agit-il d'affiner sa sensibilité, de manière à s'apercevoir que la main brûlait à l'approche de la flamme. Plus besoin ensuite de le comprendre lorsque cela est ressenti, comme un instinct de défense. |
Oui quand on a compris, c'est définitif
on sait acceder directement au ressenti sans passer par la pensée. Mais quand je parlais de compréhension je parlais de celle qui est intégrée en nous , dans notre cœur et qui est une avec notre désir. Cette compréhension est intégrée donc silencieuse et intuitive
Alors comprendre quoi ? Comprendre qu’il n’y a rien à comprendre, que tout est déjà là dans le ressenti de notre vie en train de se vivre. Accéder à ce ressenti, à cette épreuve de soi est l’éveil
Mais c’est vrai que la société actuelle ne nous facilite pas la tache
joel |
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mushotoku-nad
Inscrit le: 31 Mars 2006 Messages: 257 Localisation: gard
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Posté le: Lu 01 Fév 2010 17:54 Sujet du message: |
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| Pascal a écrit: | Donc comprendre quoi, telle est la question...
Peut-être au départ s'agit-il d'affiner sa sensibilité, de manière à s'apercevoir que la main brûlait à l'approche de la flamme. Plus besoin ensuite de le comprendre lorsque cela est ressenti, comme un instinct de défense. |
Oui, affiner sa sensibilité...jusqu'a ce que ce reflexe fasse intrinséquement partie de notre relation a la vie.
Simplement être clair sur la nature profonde de cette "sensibilité", justement, cette Ecoute du diapason intérieur qui devient réflexe...
Et sur ce que signifie "affiner"...?
Coeur/ Conscience= Un
| pascal a écrit: | | Pour avoir à peu près tout lu de ou sur Krishnamurti, j'aime beaucoup lorsqu 'il parle de la notion de "voir clair". Une vision non entravée, juste voir ce qui est, lorsque celle-ci s'est peu à peu décantée de toutes les scories et autres réflexes de peur ou de plaisir. |
"Affiner" la aussi....Dégager notre conscience tout autant que notre coeur de toutes les entraves, de toutes les scories c'est a dire de tous les contenus mentaux, de tous les conditionnements qui empèchent cette claire double vision... |
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riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
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Posté le: Ve 04 Nov 2011 12:09 Sujet du message: |
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bonjour à tous
voici le lien du site officiel de Krishnamurti
on y trouve beaucoup de vidéos sous-titrées en français
http://www.jkrishnamurti.org/fr/index.php
amicalement
joel |
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Nout
Inscrit le: 10 Oct 2006 Messages: 551
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Posté le: Lu 07 Nov 2011 8:48 Sujet du message: |
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| Citation: | Notre activité quotidienne est presque entièrement centrée sur nous-mêmes; elle repose sur un certain point de vue, certaines expériences personnelles et idiosyncrasies. Nous pensons en termes de famille, de travail, de ce que nous voulons obtenir, et aussi selon nos peurs, nos espoirs et nos découragements. Le tout est bien sûr centré sur nous-mêmes, le résultat étant qu’on s’isole soi-même, comme on peut le voir dans la vie de chaque jour. Nous avons nos désirs secrets, nos démarches cachées et nos ambitions, et nous n’avons jamais de relation profonde avec nos femmes, nos maris, ou nos enfants. Cet isolement résulte aussi de notre fuite face à l’ennui du quotidien, aux frustrations et à la trivialité de notre vie ordinaire. Il est également causé par les échappatoires variées au sentiment phénoménal de solitude qui nous accable lorsque nous sentons soudain que nous n’avons de relation avec rien, que tout est hors de portée, qu’il n’y a aucune communion, aucune relation avec quiconque.
J.K |
Il y a quelques jour, une personne en dépression a exprimé qu'elle voulait mourir. Je lui demande pour quelle raison. Elle me répond:
"Je suis seule"... |
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Nout
Inscrit le: 10 Oct 2006 Messages: 551
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Posté le: Ma 08 Nov 2011 16:39 Sujet du message: |
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| Citation: | Il est également causé par les échappatoires variées au sentiment phénoménal de solitude qui nous accable lorsque nous sentons soudain que nous n’avons de relation avec rien, que tout est hors de portée, qu’il n’y a aucune communion, aucune relation avec quiconque.
Krishnamurti |
Dans l'article sur le vide que j'ai posté à Daniel dans l'autre sujet ("la pensée unique"), le Dc Marc Henry dit:
| Citation: | | S'il y en a une à retenir, c'est que la réalité des choses se trouve dans les interactions et non dans les objets. |
C'est à dire que le vivant est dans le vide et non dans l'objet.
Quand on vit uniquement à travers l'ego, on fait de "soi" un objet. On se coupe peu à peu du vivant, jusqu'à ce que le corps finisse par puiser dans ses propres réserves pour alimenter l'élan vital. Survient ce que les médecins nomment la dépression. Lorsque j'ai rencontré cette personne, je l'ai trouvé flétrie, recrocuevillée comme une feuille morte, vidée de toute sa substance et profondément épuisée. Le sommeil, dernier lien avec le Soi, n'est plus possible. Se crée un cercle vicieux.
Quand on revient au vide, au Soi, à cette conscience en deça de toute pensée, de tout mouvement intérieur, on redevient sujet. On reprend vie.
Être en présence avec quelqu'un, l'écouter en profondeur, signifie transmettre le vide en quelque sorte (plus que les mots comme j'ai pu le constater, c'est le vide qui constitue les mots qui est essentiel. L'état méditatif...). A travers le lien qui s'est créé, on accueille l'autre dans son vide. Et on l'ouvre de cette façon à son propre vide, sa capacité au vide...
Ainsi la vie, qui se diffuse par le vide, est en quelque sorte (c'est une image intuitive) réinjectée...
Bien sûr par le vide, j'entend ce mystérieux Rien qui n'est pas rien dont nous avons plusieurs fois parlé.
merci à vous  |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11248 Localisation: belgique
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Posté le: Ma 08 Nov 2011 21:09 Sujet du message: |
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J'aime, beaucoup, ton approche, nout !
Même si on ne parle pas du même vide, ici, que dans l'article ...
J'ai pu remarquer, à l'occasion, que krishnamurti ne parlait, concernant l'éveil, que dans le cadre psychologique et non, physique ...  |
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marie
Inscrit le: 25 Mai 2011 Messages: 2098 Localisation: Bruxelles
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Posté le: Me 09 Nov 2011 9:46 Sujet du message: |
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| Nout a écrit: | Dans l'article sur le vide que j'ai posté à Daniel dans l'autre sujet ("la pensée unique"), le Dc Marc Henry dit:
| Citation: | | S'il y en a une à retenir, c'est que la réalité des choses se trouve dans les interactions et non dans les objets. |
C'est à dire que le vivant est dans le vide et non dans l'objet.
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Bonjour Nout et à tous,
Je vous partage la réflexion que ce message m'inspire ce matin :
Le vivant est dans le vide, ok mais alors pourquoi pas dans les objets qui sont fait de vide aussi?
La conscience est le contenant de ce que nous percevons comme vide et objets. Mais ce n'est pas comme un panier avec des oeufs, c'est un pannier qui manifeste les oeufs et les remplit.
Le vide n'est pas vide, il est rempli d'énergie, il est aussi à l'intérieur des objets matériels, au coeur de chaque atome de matière
Ce vide est aussi dans les pensées qui aussi sont aussi des objets apparaissant dans la conscience.
Le vide, les objets, le mouvement constituent l'espace-temps, un gigantesque objet rempli de conscience en mouvement dans la conscience.
Donc tout est Conscience, y compris la matière.
Plutôt que de dire comme Daniel "la conscience est matérielle" ça me semble plus proche de la réalité de dire que la matière est aussi consciente.
Amicalement Marie |
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dodo-chan Invité
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Posté le: Me 09 Nov 2011 18:40 Sujet du message: |
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Bonjour les amis
C'est un océan de couleur et de forme, fluide, vivant, qui induit forme en et non forme mais les deux son bien la, bien visible.Comme la transparence de l'eau.
La matière telle qu'on la connais c'est de la conscience morte figer. La matière n'existe pour ainsi dire pas, la beauté vivante ne peut se garder de ce vilain sobriquet c'est époustouflant et inexplicable.
amicalement
dodo |
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