Regards sur l'éveil
Café philosophique, littéraire et scientifique
|
|
Archives ·
Devenir membre ·
Log in · Contact
· Blog
|
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
véronique
Inscrit le: 01 Avr 2010 Messages: 30 Localisation: Toulouse
|
Posté le: Ma 27 Avr 2010 21:02 Sujet du message: Relations avec les autres |
|
|
Chers amis du forum
je trouve de plus en plus évident d'être présente à moi-même et à ce que je fais quand c'est un acte banal, tâches manuelles ou automatiques ...
Quand il s'agit d'occupations qui "prennent plus la tête" c'est déjà moins évident, mais "çà" marche aussi parfois; disons que là il s'agit plus d'être entièrement à ce que je fais.
Le truc dur pour moi, c'est les relations de travail interpersonnelles. Alors j'aimerais bien vos expériences là-dessus.
Comment rester présent à soi quand les clients envoient les remarques acerbes ou que les ouvriers font des conneries ...
Alors vous ? comment çà se passe pour vous ?
merci
Véronique |
|
| Revenir en haut |
|
 |
dodo-chan Invité
|
Posté le: Ma 27 Avr 2010 21:36 Sujet du message: |
|
|
Salut vero
pour ma part dans Les moment d interaction avec Les autres
je me represente le tout comme une piece de theatre! Chaqun joue un role bien defini tu peu voir Les gen comme DES figurant
Les plus chiant son ce qui t aime le plus il te pousse a plus de presence a toi meme et de faire preuve de compassion!
Desoler pour l ecriture et la simpliciter du texte
dodo-chan |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Alain V
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 7212
|
Posté le: Ma 27 Avr 2010 21:40 Sujet du message: |
|
|
Je pense qu'il faut tout simplement " jouer le jeu ".
C'est ce que je fais et je ne vois vraiment pas comment faire autrement.
Etant ouvrier moi meme, je suis en relation avec des ouvriers; je ne vois pas comment je pourrai les entretenir de l'éveil. Ce n'est pas du tout leur préoccupation !
D'autre part, je ne me considère certainement pas supérieur à eux.
Je passe donc mon temps agréablement en parlant de la pluie et du beau temps et en racontant des blagues. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Pierre
Inscrit le: 22 Nov 2005 Messages: 78 Localisation: Toulouse
|
Posté le: Ma 27 Avr 2010 23:03 Sujet du message: |
|
|
| véronique a écrit: | Chers amis du forum
Le truc dur pour moi, c'est les relations de travail interpersonnelles. Alors j'aimerais bien vos expériences là-dessus.
Comment rester présent à soi quand les clients envoient les remarques acerbes ou que les ouvriers font des conneries ...
|
Si l'on en croit Gurdjieff, qui disait qu'un des plus hauts accomplissements de l'être humain est de supporter les manifestations d'autrui à son égard, cette question que tu abordes est loin d'être anodine. Ce n'est pas une petite affaire triviale que l'on aurait à régler rapidement une fois trouvé l'essentiel, cette présence à soi-même.
Pour moi, une manière de procéder est de redoubler d'attention au moment où l'on "décroche". Lorsqu'on passe d'un état "présent" à un état "subissant", il y a un toujours - je crois - un petit scénario que l'on se joue dans notre esprit. C'est ce petit scénario là qu'il s'agit de débusquer, de voir à l'œuvre pour ne plus en être la victime. Car il s'appuie sur des émotions désagréables et nous fait systématiquement chuter dans l'état ordinaire : moi-subissant-autrui.
Un exemple : il y a quelques années j'avais une cliente (dans le milieu de l'industrie), qui, lorsqu'elle parlait et déblatérait des inepties, m'horripilait. Elle était la risée de son entourage professionnel, et je n'arrivais pas à passer outre. Plus je l'écoutais parler et plus la colère me montait devant tant de bêtise (elle était redoutable). Mes collègues s'en amusaient. Mais moi pas. Un jour j'ai fait attention pour tenter de voir où ça "accrochait" en moi. Et j'ai vu : ça m'humiliait. Je trouvais humiliant de travailler sous les ordres d'une personne que si peu de gens prenaient au sérieux. Et ses montées délirantes, qui la décrédibilisaient encore plus, m'étaient insupportables, car j'avais le sentiment qu'elles me décrédibilisaient moi aussi. Une fois ce petit scénario identifié, j'ai pigé l'affaire et j'ai pu adopter une attitude plus professionnelle : bien faire et laisser dire.
Les anglo-saxons, dans le business, ont une phrase qu'ils sortent dès que quelqu'un s'énerve, ou commence à trop sentimentaliser la relation : don't take it personal (ne le prenez pas personnellement). Ca fait un peu froid et désincarné, un peu petit-soldat-du-nouvel-ordre-économique-mondialisé, mais il y a une certaine sagesse là-dedans. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Alain V
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 7212
|
Posté le: Me 28 Avr 2010 7:53 Sujet du message: |
|
|
| Pierre a écrit: | [ Je trouvais humiliant de travailler sous les ordres d'une personne que si peu de gens prenaient au sérieux. Et ses montées délirantes, qui la décrédibilisaient encore plus, m'étaient insupportables, car j'avais le sentiment qu'elles me décrédibilisaient moi aussi. Une fois ce petit scénario identifié, j'ai pigé l'affaire et j'ai pu adopter une attitude plus professionnelle : bien faire et laisser dire.
Les anglo-saxons, dans le business, ont une phrase qu'ils sortent dès que quelqu'un s'énerve, ou commence à trop sentimentaliser la relation : don't take it personal (ne le prenez pas personnellement). Ca fait un peu froid et désincarné, un peu petit-soldat-du-nouvel-ordre-économique-mondialisé, mais il y a une certaine sagesse là-dedans. |
Tu abordes le problème de la hiérarchie, qui est beaucoup plus délicat que celui dont j'avais parlé: la simple relation dans un cadre déterminé; le travail.
En effet, ce problème la existe aussi et probablement, la meilleure façon de faire est de bien faire et laisser dire.
Néanmoins, quand tu as sur le dos, à longueur de journée, quelqu'un ressemblant à la personne que tu décris, ce n'est pas simple.
Mon " truc " personnel est de relativiser. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
sephres
Inscrit le: 24 Jan 2010 Messages: 49
|
Posté le: Me 28 Avr 2010 11:30 Sujet du message: |
|
|
Pour ma part et dans l'absolu, le piège est de penser que nos souffrances dans une relation sont la faute de l'autre.
J'essaie, pour ma part, de me rappeler que l'autre ne fait que ressortir ce qui est en moi ; il n'a aucun autre pouvoir.
Moi, la voie que j'expérimente est celle de la responsabilité. Je suis responsable des relations que j'entretiens. De fait, je passe de plus en plus de temps à parler de mes besoins et de mes souffrances avec ceux en qui je suis en relation.
avec mon père, par exemple, nous passions notre temps à nous renvoyer l'accusation "tu m'agresse tout le temps", "oui mais toi, tu es trop sensible", "ok, mais j'y peux rien", "si, tu pourrais prendre sur toi"...etc etc.
Et un jour, j'ai eu l'idée de me responsabiliser ; donc, de ne parler que de ce que je ressentais et dont j'avais besoin dans la relation.
le résultat, en gros, c'était : "tu es trop sensible" : "ça me fait souffrir d'entendre ça, je sens que j'ai besoin d'être respecté dans ce que je suis" ; "non, tu dois évoluer" : "je ne me sens pas accepté" ; "tu es trop ci, ou ça" : "papa, je souhaite sortir de cette relation d'accusation, c'est toxique pour moi".
etc etc...
Et en faisant ça, j'ai très naturellement mis mon pauvre père au dos du mur, jusqu'au moment ou quelque chose de magnifique a émergé : mon père était aussi demandeur que moi d'une relation nourrissante, mais il était terrifié, peut être même plus que moi, à l'idée de sentir et d'assumer sa sensibilité.
C'est mon expérience. J'espère qu'elle te parlera.
Je redonne ma définition de l'éveil : une sensation incroyablement proche, voire similaire, que l'abandon en totale confiance dans les bras de l'univers (univers que j'assimile à une mère symbolique et étendue).
Et cette idée que j'aime bien : le "Tout", c'est souvent "l'Autre" |
|
| Revenir en haut |
|
 |
véronique
Inscrit le: 01 Avr 2010 Messages: 30 Localisation: Toulouse
|
Posté le: Me 28 Avr 2010 19:32 Sujet du message: Merci |
|
|
Merci à tous pour vos réponses très riches.
je comprends ton idée, Dodo-chan, de se voir comme jouant une pièce de théâtre. Ça met une sorte de recul dans la réception des états d'âme des uns et des autres.
Il arrive aussi que l'autre en face "sur -joue" son émotion : colère, énervement, etc ... mais il arrive aussi qu'il soit vraiment dans son émotion ... et difficile pour moi de ne pas compatir et me mettre en 4 !! à mon détriment parfois ...
De quel "jeu" parles-tu, Toniov ?
Ma difficulté est d'être dans une relation d'autorité tout en comprenant très bien le point de vue de l'autre. Ce matin, par exemple, j'ai du faire défaire des ouvrages pour faire réparer une grosse erreur mais, évidemment çà a été dur pour un ouvrier qui voyait défaire son travail bien fait pour reprendre le mal fait d'un autre ... j'étais là pour faire avancer une réalisation pratique et lui était dans son émotion (justifiée) mais ???
Bien sûr, il y a des tas de moments où l'on se détend et où on blague ... c'est aussi des moments où l'on est plus dans un rôle par rapport au travail mais tous à égalité.
Pierre, merci de ta proposition: observer le passage de "présent" à subissant" : j'essaie et je vous tiens au courant du résultat ...
En fait ma difficulté est des 2 côtés, si je puis dire : l'impression d'être instrumentalisée parfois par les clients ou +/- collègues et le statut d'autorité sans instrumentaliser l'autre ... et le truc dur d'être témoin de l'exploitation des uns par les autres ...
Sephres, les relations dont tu parles sont les relations personnelles, affectives ... évidement c'est compliqué, d'autant qu'elles sont souvent installées de longue date et que l'on y a mis beaucoup. Chacun est dans un "rôle" et il est dur de décider de changer la relation unilatéralement. Moi aussi j'ai fait cette expérience que çà peut changer; mais avec une phase de tiraillement parfois douloureuse où je panique d'y avoir été trop dur.
Bonsoir à tous |
|
| Revenir en haut |
|
 |
daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11248 Localisation: belgique
|
Posté le: Me 28 Avr 2010 19:53 Sujet du message: |
|
|
bonsoir véronique ! bonsoir tout l'monde !
et bien, c'est pas facile cette histoire de "pouvoir" ... moi, qui suit, plutôt, pour une approche, non-hiérarchique dans tous les domaines de la vie, ça m'laisse pantois ...
donc, si j'ai bien compris, véro, ... tu es soumise à une direction ... et toi-même, tu es amenée à donner des ordres ... j'ai p'tête bien, une ou deux question(s) ...
comment cela se passe-t-il avec ceux que tu diriges ... vous fonctionnez comment, ensemble ... y'a-t-il, surtout, de la distance !?
quelle est ta marge de manoeuvre, dans l'organisation du travail !?
ceci n'est qu'un début ! continuons le combat !  |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Alain V
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 7212
|
Posté le: Me 28 Avr 2010 21:57 Sujet du message: Re: Merci |
|
|
| véronique a écrit: |
De quel "jeu" parles-tu, Toniov ?
|
Je veux parler de la necessité de gagner sa vie, du rôle à tenir pour que tout fonctionne au mieux. Le but n'étant pas la réalisation spirituelle mais simplement de subvenir à sa vie matérielle.
La hiérarchie ça fait partie du jeu.
Le patron tient sa place de patron et l'ouvrier sa place d'ouvrier.
Il y a quand même toujours une petite idée de " huis clos ". On ne peut pas éviter la survenue de problèmes. Tout dépend ensuite de l'intelligence de ceux qui sont concernés.
Bien sur, quand on fait un travail qui correspond parfaitement à ce qu'on aime, je suppose bien que malgré les contraintes, c'est un sacré plus. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Alain V
Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 7212
|
Posté le: Me 28 Avr 2010 22:01 Sujet du message: |
|
|
| sephres a écrit: | Pour ma part et dans l'absolu, le piège est de penser que nos souffrances dans une relation sont la faute de l'autre.
J'essaie, pour ma part, de me rappeler que l'autre ne fait que ressortir ce qui est en moi ; il n'a aucun autre pouvoir.
Moi, la voie que j'expérimente est celle de la responsabilité. Je suis responsable des relations que j'entretiens. De fait, je passe de plus en plus de temps à parler de mes besoins et de mes souffrances avec ceux en qui je suis en relation.
avec mon père, par exemple, nous passions notre temps à nous renvoyer l'accusation "tu m'agresse tout le temps", "oui mais toi, tu es trop sensible", "ok, mais j'y peux rien", "si, tu pourrais prendre sur toi"...etc etc.
Et un jour, j'ai eu l'idée de me responsabiliser ; donc, de ne parler que de ce que je ressentais et dont j'avais besoin dans la relation.
le résultat, en gros, c'était : "tu es trop sensible" : "ça me fait souffrir d'entendre ça, je sens que j'ai besoin d'être respecté dans ce que je suis" ; "non, tu dois évoluer" : "je ne me sens pas accepté" ; "tu es trop ci, ou ça" : "papa, je souhaite sortir de cette relation d'accusation, c'est toxique pour moi".
etc etc...
Et en faisant ça, j'ai très naturellement mis mon pauvre père au dos du mur, jusqu'au moment ou quelque chose de magnifique a émergé : mon père était aussi demandeur que moi d'une relation nourrissante, mais il était terrifié, peut être même plus que moi, à l'idée de sentir et d'assumer sa sensibilité.
C'est mon expérience. J'espère qu'elle te parlera.
Je redonne ma définition de l'éveil : une sensation incroyablement proche, voire similaire, que l'abandon en totale confiance dans les bras de l'univers (univers que j'assimile à une mère symbolique et étendue).
Et cette idée que j'aime bien : le "Tout", c'est souvent "l'Autre" |
Félicitations pour cette voie dans laquelle tu t'és engagé ! Je crois qu'il n'y a rien de plus difficile que de suivre cette voie la. Il faut du courage pour faire ce que tu as fait, parceque souvent les gens les plus proches sont ceux qui se parlent le moins. Et dans les familles, le pire c'est le " non dit ".
Beuacoup d'écrivains ont écrit la dessus.
Je souscris tout à fait à ton idée: le tout c'est souvent l'autre. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
véronique
Inscrit le: 01 Avr 2010 Messages: 30 Localisation: Toulouse
|
Posté le: Me 28 Avr 2010 22:04 Sujet du message: |
|
|
Bonsoir Daniel,
c'est sûr qu'à une période de ma vie, je ne voulais pas de rapports hiérarchiques, n'avoir jamais plus que l'autre, etc ... pas de compétition, pas de pouvoir, ... = pas de responsabilités.
En fait mon travail consiste en de multiples tâches, l'une d'elle est de gérer des chantiers de construction ... L'objectif du chantier est de mener à bien la réalisation du bâtiment. Les tâches pour cela sont variées, les compétences aussi, chacun y a des obligations. Mon travail d'architecte, après la phase de conception, c'est un peu d'être le chef d'orchestre de tout le monde.
Je ne suis donc pas la patronne de ces entrepreneurs et ouvriers mais dans la réalisation du bâtiment, j'ai un rôle bien particulier. Bien sûr j'écoute chacun mais en dernier ressort c'est mon job de décider et si je ne le fais pas tout part en quenouille et c'est dommageable pour tous.
D'une opération à l'autre c'est pas toujours les mêmes entrepreneurs et donc, d'une certaine façon, on "re-choisit" de travailler ensemble quand on en a déjà eu l'expérience. Mais c'est l'entrepreneur qui choisit de travailler avec moi et pas ses ouvriers ... encore qu'avec les petits entrepreneur, le patron est aussi ouvrier.
La distance humaine est variable suivant les personnes. Plus jeune je faisais attention de ne pas être trop proche car çà n'est pas évident d'avoir de l'autorité sur des hommes quand on est une jeune femme ... Aujourd'hui je ne suis pas familière car çà n'est pas mon style mais il peut y avoir des rapports assez amicaux avec certains, çà ne m'empêche plus de jouer mon rôle. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
|
Posté le: Ve 30 Avr 2010 0:09 Sujet du message: |
|
|
bonsoir véronique, pierre et à tous
| véronique a écrit: |
<<<je trouve de plus en plus évident d'être présente à moi-même et à ce que je fais quand c'est un acte banal, tâches manuelles ou automatiques .. |
De même lorsqu’on est seul, qu’on se promène, l’esprit n’a pas à se focaliser et à sortir vraiment de lui-même, il peut rester avec lui-même, contemplatif, disons que l’action ne s’oppose pas à la contemplation
Ce n’est pas un hasard si dans les monastères, les moines se livrent à des taches simples et répétitives. À la limite leur travail est comme un mantra, une prière
| véronique a écrit: | | Quand il s'agit d'occupations qui "prennent plus la tête" c'est déjà moins évident, mais "çà" marche aussi parfois; disons que là il s'agit plus d'être entièrement à ce que je fais. |
Oui et si ,en plus ,on aime ce que l’on fait, on y va à fond, on est totalement présent à notre travail et le présent finit par rencontrer la présence que l’on est.
La focalisation, l’action se résorbent en totalité, en contemplation.
En sortant complètement de soi-même dans ce travail, on finit par se retrouver complètement, on se sent soi même,
La conscience est la totalité et donc agir à fond, entièrement, totalement finit par devenir rencontre avec cette conscience et présence
Ce qui n’est pas le cas quand on agit à moitié,
| véronique a écrit: | Le truc dur pour moi, c'est les relations de travail interpersonnelles. Alors j'aimerais bien vos expériences là-dessus.
Comment rester présent à soi quand les clients envoient les remarques acerbes ou que les ouvriers font des conneries .. |
C’est plus difficile d’être présent à soi avec les autres parce que ces relations impliquent et déclenchent des affects
Et c’est là que nous rencontrons nos limites et pouvons aussi avancer dans la présence et l’éveil par cette confrontation avec les autres cad avec nos affects
Les affects c’est la façon dont nous réagissons au contact avec le monde extérieur, nous sommes affectés par lui, cad ‘’touché ‘’par lui
C’est quelque chose que l’on subit, que nous ne pouvons pas éviter, il ne vient pas de nous,
il vient rompre ce qui ne dépend que de nous ,à savoir notre propre nature que l’on trouve dans la présence à soi,
il vient troubler notre quiétude intérieure. L’autre est celui qui nous sort de nous même, un trouble fête
Bien sur dans l’éveil, l’autre et le monde ne sont plus ressentis comme extérieurs, il y a un lien intime qui nous relie à eux, on peut appeler cela l’amour et la confiance
mais hors de l’éveil c’est tout le contraire, la peur et la méfiance
Tant que l'on ressent l'autre comme extérieur, on le vit comme une menace d’où la teneur des conversations quotidiennes sur la pluie et le beau temps visant pour se rassurer à établir avec lui un consensus.
Comme disait Nietzsche, on jette à l’autre un sucre pour éviter qu’il nous morde
Comme a écrit Pierre dans un autre post à propos des échanges dans un forum:ICI"]
| pierre a écrit: | | Ce ressenti que je subis, sans pouvoir l'infléchir le moins du monde, n'est "mien" que parce que je l'éprouve. Mais ma pensée, pas celle qui me passe spontanément par la tête (que je subis d'ailleurs elle aussi comme mon ressenti), non, celle que j'investis d'un effort personnel, celle que je travaille, que je tamise, celle là, me parait autant mienne (quoique d'une manière différente) qu'un ressenti auquel je ne puis rien. ) |
L’affect ,on le vit sans distance alors que la présence ou la conscience de soi nous met à distance des choses, tout en nous unissant aussi à elles
.
Dans la pensée réfléchie nous sommes actifs alors que dans l’affect nous sommes passifs, on le reçoit et on le vit. Dans le ressenti, le 'je' diminue, dans la pensée, il augmente, le je est effort, mouvement, intention mais il n’y a aucun effort à faire dans le ressenti,
Dans la conscience, celle qui transcende pensées et émotions, nous sommes plutôt dans un actif-passif , réceptif et émetteur
Dans l’affect, nous sommes totalement identifiés à lui.
Toute réflexion sur lui cad toute distance l’arrête, le tue.
Si on est colère ou triste ou joyeux et que l’on se regarde, on est déjà sorti de ces émotions.
Je ne dis pas qu’on est inconscient dans les émotions, il y a bien une présence, une conscience mais qui est non positionnelle d’elle-même ni de ces émotions,
La présence se fait émotion sans rien objectiver. C’est une présence sans objet Une pensée a un objet mais pas un sentiment, on est entièrement dedans ou on y est pas.
Il n’y a d’objet que dans la connaissance et l’émotion n’est pas une connaissance, c’est un sentir, un éprouver.
Sur l’affect se greffe un contenu mental, source des images de soi, images intimement liées au regard des autres, construites par nos relations aux autres
L’ego c’est l’identification à ces images ou idées de soi
être présent à soi, c’est apprendre à se désidentifier de ces images qui appartiennent au passé afin d’être vraiment nous- mêmes, cad dans le moment présent où l’on se vit à la première personne du singulier,
L’affect nous déstabilise parce qu’il nous revoie à ces images, les autres ne percevant de nous qu’une image( 3 e personne du singulier )
À ces images de nous-mêmes sont liées des émotions mais aussi des pensées qui peuvent former des jeux et des scénarios que l’on répètent souvent depuis très longtemps et qui se réactivent dans certaines situations et relations .
on dit que les principales images de nous se forment dans notre enfance
Sans forcement remonter aussi loin, on a vraiment besoin d’en être conscient et de voir comment le passé fonctionne actuellement
Et ce passé se révèle dans nos émotions, dans nos affects
On peut dire que tous les émotions sont dérivées de deux émotions fondamentales : les émotions positives celle qui nous élèvent et induisent de la joie et les émotions négatives qui nous diminuent et induisent de la tristesse
Les unes sont agréables (plaisir) et les autres sont désagréables (douleur)
Dans le langage de l’éveil, on dit que l’un des obstacles est l’identification à nos pensées et émotions
Et ici on voit bien que l’identification est fondamentalement liée à l’affect.
Ce n’est pas la pensée qui est responsable de l’identification puisque la pensée est toujours mise à distance du sujet et de l’objet alors que l’affect élimine toute distance.
L’affect étant soit positif et agréable soit négatif et désagréable,
on va naturellement préférer et s’attacher à l'agréable
et rejeter ce qui est désagréable ,
on va rejeter les situations et les relations qui sont causes de ces affects négatifs ,les fuir ou entrer en conflit avec elles et par là aggraver, bloquer la situation et être encore moins distant avec ces affects
Alors que si on les accepte, en y adhérant, la situation peut se débloquer car l'acceptation a pour effet de la relativiser et de la mettre à distance. L’acceptation suppose la conscience et donc un recul,
ce recul peut se faire en disant Oui à la situation ou en s’aidant d’outils qui permettre de mieux la comprendre et de mieux l’accepter
Parmi ces outils pour décrocher de l’affect, il y a l’astrologie qui permet de comprendre pourquoi l’autre ou soi est comme il est, en fonction de son signe et de son thème astrologique, cela évite les jugements hâtifs et les réactions émotionnelles, ce qui permet de relativiser et d’accepter l’autre plus facilement et donc d’être moins déstabilisé.
Un autre moyen est l’analyse transactionnelle qui nous donne des clés pour décrypter et mieux comprendre nos rapports avec les autres
| pierre a écrit: | j'ai fait attention pour tenter de voir où ça "accrochait" en moi. Et j'ai vu : ça m'humiliait. Je trouvais humiliant de travailler sous les ordres d'une personne que si peu de gens prenaient au sérieux. Et ses montées délirantes, qui la décrédibilisaient encore plus, m'étaient insupportables, car j'avais le sentiment qu'elles me décrédibilisaient moi aussi. Une fois ce petit scénario identifié, j'ai pigé l'affaire et j'ai pu adopter une attitude plus professionnelle : bien faire et laisser dire.
Les anglo-saxons, dans le business, ont une phrase qu'ils sortent dès que quelqu'un s'énerve, ou commence à trop sentimentaliser la relation : don't take it personal (ne le prenez pas personnellement). |
, L’analyse transactionnelle considère que la personnalité est de structure trinitaire
Parent, Enfant Adulte
Le parent correspond à l’intellect avec ses valeurs, l’enfant à l’émotionnel
Et l’adulte est celui qui équilibre les deux autres, on peut le considérer comme la conscience, son regard est neutre, sans jugement, presque scientifique, il relativise.
Parce si on est dans un des autres pôles, on aura tendance à absolutiser les choses
C’est l’adulte qui parle dans l’exemple de Pierre: | Citation: | | don't take it personal (ne le prenez pas personnellement)[ | .
Si on se situe au niveau adulte, on rétablit l’équilibre parent- enfant, intellect, émotionnel
Équilibre qui n’est pas donné d’avance
car de par notre conditionnement et notre passé, on vit plutôt dans le déséquilibre parent -enfant où l’un est plus dominant que l’autre. Et dans nos transactions avec les autres, on aura tendance à être non pas dans un échange d’adulte à adulte mais dans un échange de type parent- enfant ou enfant-parent
Le travail de présence à soi revient, en fait ,à développer l’adulte en nous, la conscience
mais le passé cad l’égo reste toujours en nous, en veilleuse
et certaines rencontres peuvent le réactiver si on n’est pas vigilant .
Les frictions avec les autres viennent du fait que ceux-ci perçoivent ce déséquilibre, on va attirer ceux qui sont dans le pôle opposé au notre,
Si on a tendance à être trop enfant cad dans l’émotion soit en tant qu’enfant soumis, adapté ou révolté, on va attirer ceux qui ont l’excès contraire cad un parent autoritaire et critique ou protecteur
et inversement
On constate 3 positions par rapport aux autres :
Si on est dans la transaction parent-enfant, la position est :
''je suis ok, et l’autre pas ok''
Dans la transaction enfant parent, la position est :
''je ne suis pas ok, l’autre est ok''
Dans l’une on s’élève ; dans l’exemple de Pierre : | Citation: | | Travailler sous les ordres d'une personne que si peu de gens prenaient au sérieux. Et ses montées délirantes, qui la décrédibilisaient encore plus, m'étaient insupportables. |
Ou Véronique | Citation: | | Comment rester présent à soi quand les ouvriers font des conneries . |
: C’est le parent critique qui parle : l’autre n’est pas ok
Dans l’autre position, on se sent abaissé, Pierre: | Citation: | | ça m'humiliait car j'avais le sentiment qu'elles me décrédibilisaient moi aussi. |
Ou Véronique : | Citation: | | Comment rester présent à soi quand les clients envoient les remarques acerbes |
C’est l’enfant qui parle : Je ne suis pas ok
On peut voir aussi ici l’ambivalence des affects et du déséquilibre,
si on a un excès d’enfant ,d’affect on a aussi quelque part un excès d’intellect, de jugement, de parent
soit que l'un est prédominant extérieurement, au niveau comportement et l'autre prédominant intérieurement dans le vécu
On dit que si quelqu’un est trop autoritaire, trop agressif, c’est qu’il est dans la peur et le manque de confiance intérieurement, il ne fait que compenser cette peur extérieurement
La position extérieure implique la position inverse intérieurement
C’est ce qu’a découvert pierre dans son exemple : | Citation: | | Une fois ce petit scénario identifié, j'ai pigé l'affaire et j'ai pu adopter une attitude plus professionnelle : bien faire et laisser dire |
Il s’agit donc de repérer le jeu de l’autre, dans quelle position il joue avec nous, repérer notre position
Et revenir à l’adulte, ce qui casse le jeu car l’autre ne voit plus en nous son partenaire
La position de l’adulte ou de la conscience, celle qui relativise, met de la distance, voit les choses en scientifique et permet de ne plus être victime d’affect négatifs, de ne plus être déstabilisé par ces affects et de rester présent à nous-mêmes dans nos relations avec les autres
Là on dit : ''je suis ok et l’autre est ok''= acceptation
l'intellect est alors un guide, un outil et l'enfant est libre , spontané et créateur
L’adulte ou la conscience est dans le comportement ce qui fait le lien entre notre personne extérieure et la personne intérieure : je suis
l’analyse transactionnelle est l’une des rares psychologies qui soit accessible et utilisable par tous.
Je ne peux pas m’empêcher de faire le lien entre l’analyse transactionnelle ( l’A.T )et la trinité chrétienne ou taôiste
La personne Parent enfant adulte renvoie à Dieu : père, fils et saint esprit
Et l’intellect, l’affect et la conscience renvoie au yang, yin et tao
Amitiés Joël |
|
| Revenir en haut |
|
 |
joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
|
Posté le: Di 02 Mai 2010 18:09 Sujet du message: |
|
|
Bonjour Véronique,
| véronique a écrit: | Le truc dur pour moi, c'est les relations de travail interpersonnelles. Alors j'aimerais bien vos expériences là-dessus.
Comment rester présent à soi quand les clients envoient les remarques acerbes ou que les ouvriers font des conneries ... |
Pour ma part, ce qui me semble important dans ces moments-là, c'est de rester conscient de la situation. On n'arrive peut-être pas à rester présent à soi comme on peut le faire dans des moments de recueillement, mais ce n'est pas le but non plus. Il ne s'agit pas là d'être présent à soi, mais d'être présent à ce qui se passe. De ne pas être simplement happé par les événement, en n'agissant que sur un mode réactif, mais de garder à l'esprit la nature de notre mission. Un client nous fait des remarques acerbes ? La nature de la mission, c'est de lui fournir, pour le prix qu'il nous paye, une prestation de qualité. C'est tout. Si le client est sympathique, cela peut aller au-delà, mais s'il fait des remarques acerbes, on en reste sur ce terrain solide : non pas ce qui se passe entre nous deux, mais ce qu'il y a à faire. Garder cette visée-là, c'est un exercice aussi profitable que la méditation.
Si des ouvriers font des conneries, là aussi, garder présente à l'esprit la mission. Comment faire, compte tenu des limitations des personnes et des dégâts éventuellement commis, pour garantir un travail de la meilleure qualité possible ? Se concentrer sur cet objectif, c'est à la fois se protéger contre toutes les pensées parasites liées au narcissisme de chacun, et solliciter dans la direction de l'action à entreprendre les meilleures forces de chacun. Bien sûr, il peut arriver que la poursuite de cet objectif passe par des sanctions. Si c'est le cas, là aussi, les appliquer en ayant à l'esprit non pas tel ou tel enjeu personnel, mais l'objectif du travail commun.
Bonjour Pierre,
| Pierre a écrit: | | Les anglo-saxons, dans le business, ont une phrase qu'ils sortent dès que quelqu'un s'énerve, ou commence à trop sentimentaliser la relation : don't take it personal (ne le prenez pas personnellement). Ca fait un peu froid et désincarné, un peu petit-soldat-du-nouvel-ordre-économique-mondialisé, mais il y a une certaine sagesse là-dedans. |
Oui, c'est exactement cela. Et quand quelque chose bloque, comme avec la cliente dont tu parles, et qu'on se retrouve incapable de se dégager de la force d'attraction des pensées parasites, il faut faire comme tu l'as fait, prendre un pas de recul supplémentaire, pour examiner ce qui se passe en soi. C'est en fait le même schéma, simplement en modifiant l'objectif : au lieu de se concentrer sur ce qu'on a à faire dans la situation présente, puisqu'on constate qu'on en est incapable, se concentrer sur ce qui nous rend incapable d'être présent. C'est, à ce moment-là, cela, ce qu'il y a à faire.
Edit : Un excellent exemple de ce type d'attitude, c'est l'inspecteur Colombo. Il entre dans toutes sortes d'interactions personnelles, chaleureuses ou tendues, on le flatte ou on le vexe, mais jamais, à aucun moment, il ne vise autre chose que la mission.
Bonjour sephres,
| sephres a écrit: | Moi, la voie que j'expérimente est celle de la responsabilité. Je suis responsable des relations que j'entretiens. De fait, je passe de plus en plus de temps à parler de mes besoins et de mes souffrances avec ceux en qui je suis en relation.
avec mon père, par exemple, |
C'est un tout autre point que tu abordes là. Dans une telle relation, affective, il n'y a plus de balises, et se raccrocher à des balises, comme j'ai conseillé de le faire ci-dessus, c'est précisément ce qu'il s'agit d'éviter. La vraie rencontre fait peur, que ce soit avec soi-même ou avec autrui. Alors on se construit un rôle, et on s'y accroche. On se protège derrière une image. Tu as refusé de te cacher derrière un paravent, tu as osé assumer ce que tu es, et cela a interpellé ton père au point qu'il a lui aussi fini par retirer son masque. Ce qu'on découvre derrière est inconfortable, tant qu'on le redoute, mais c'est la vie, la vraie, dès qu'on lui fait confiance. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
varna Invité
|
Posté le: Ma 11 Mai 2010 8:35 Sujet du message: Re: Relations avec les autres |
|
|
| véronique a écrit: | Chers amis du forum
je trouve de plus en plus évident d'être présente à moi-même et à ce que je fais quand c'est un acte banal, tâches manuelles ou automatiques ...
Quand il s'agit d'occupations qui "prennent plus la tête" c'est déjà moins évident, mais "çà" marche aussi parfois; disons que là il s'agit plus d'être entièrement à ce que je fais.
Le truc dur pour moi, c'est les relations de travail interpersonnelles. Alors j'aimerais bien vos expériences là-dessus.
Comment rester présent à soi quand les clients envoient les remarques acerbes ou que les ouvriers font des conneries ...
Alors vous ? comment çà se passe pour vous ?
merci
Véronique |
Etre présent à soi-même -- être dans ce qu'on fait -- être en relation aux autres ...
Se peut-il qu'on soit réellement et tout entier dans ce qu'on fait sans se départir de notre volonté d'être toujours présent à soi-même ? N'est-il pas requis de "s'échapper" un peu de soi, n'est-il pas plus profitable de s'oublier un peu ? Il me semble que tous les passionnés ont le don de s'oublier dans ce qu'ils font.
Dans la relation aux autres, difficile de s'oublier. C'est même pas conseillé ! Mais peut-être qu'être trop présent à soi-même (par inclination) empêche une véritable relation aux autres ?
Toutes les stratégies visant à pallier les agressions des autres en s'en détachant (ce sourire qui donne le change) ne valent peut-être pas l'art de se détacher déjà - de soi. "Qui suis-je donc pour être si susceptible !" est une façon plus honnête de retourner aux autres après dommages. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
leonnard Invité
|
Posté le: Ve 21 Mai 2010 11:10 Sujet du message: relations avec les autres |
|
|
Bonjour,
Je découvre ce forum et le bon niveau des réponses. Malheureusement je n'ai pas le temps de tout éplucher parce que mon temps sur internet est compté (cybercafé).
Bien que je sois connu (par mes rares proches) comme quelqu'un de solitaire, le thème des relations m'intéresse et m'interpelle.
En fait, je crois que les autres nous servent de miroir, révélateur de notre caractère ou de notre état d'âme du moment, parce que, quelque part, on est seul au monde, seul et unique... au monde, mais absolument seul.
Et les autres sont les instruments de notre identité, de notre personnalité, nous nous définissons dans notre rapport à eux, ils sont aussi les révélateurs de notre surmoi, l'instance jugeant qui nous dit que le reflet renvoyé est bon ou moins bon.
Et moi, je me suis longtemps vu (moins maintenant) ruminer des malaises issus de mes réactions en relation, par exemple: là, j'ai été nul ou ridicule, ou encore: pourquoi j'ai réagi comme ça; et puis le manque de réactivité redondant de découvrir la bonne réponse une fois que l'on n'est plus en situation: c'est ça que j'aurais du lui répondre!
On est seul au monde et la preuve en est que chacun est dans son monde, dans sa petite bulle et la seule connaissance ou relation que l'on puisse avoir c'est avec soi-même.
Les autres nous servent de révélateurs du niveau de l'image de soi que l'on veut sauver (comme on dit: sauver la face), révélateur de nous-mêmes, du degré de réalité que l'on peut accepter.
Parce que tout nous parle de nous, pas seulement les beaux couchés de soleil, et le "dernier des imbéciles" peut encore voir quelque chose de juste sur vous.
Le tout c'est de commencer par s'accepter (tel que l'on est, tel que les autres nous voient), ou déjà d'accepter que l'on ne peut pas encore accepter. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets Vous pouvez répondre aux sujets Vous ne pouvez pas éditer vos messages Vous ne pouvez pas supprimer vos messages Vous ne pouvez pas voter dans les sondages
|
Powered by php B.B.
© 2001, 2005 php B.B. Group · Theme and Graphics
by Tim Blackman
Traduction par : php.B.B-fr.com
|
|