Regards sur l'éveil
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Drizzt
Inscrit le: 07 Juil 2006 Messages: 2 Localisation: Liège
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Posté le: Je 20 Mai 2010 3:40 Sujet du message: Eveil névrosé |
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Bonsoir/jour à tous!
Il est 2h26, le soleil est couché, la pénombre et le silence ambiant me pousse vers l'introspection et mon être tend dans ces moment là à s'abreuver de témoignages et réflexions qui jalonnent le forum, un peu comme du nectar.
Aujourd'hui j'ai envie d'aller plus loin en vous faisant part de mon expérience personnelle, toute subjective sur ce qui m'entrave sur le chemin.
C'était une après-midi ensoleillée, lors d'un périple à l'autre bout du monde à la recherche de moi-même, après m'être dépensé physiquement dans un boulot ingrat. Je m'installe dans le canapé et me saisi du livre d'Eckart Tolle "Le pouvoir du moment présent" que j'avais déja lu à maintes reprises. Celà faisait un moment que la fraîcheur de son contenu ne provoquait plus vraiment d'étincelle en moi, comme si son contenu assimilés mentalement ne dépassait plus le stade de l'intellect. J'appréciais beaucoup ces moments de claire lucidité à sa lecture, ou il disait que l'abandon à ce qui est sans résistance est la seule manière de vivre saine qui soit.
A la lecture d'une phrase dont je ne me souviens plus, une pensée se fît jour en moi "En fait, lorsque j'étais enfant, c'était maintenant, et lorsque je mourrai, ca sera maintenant"...j'ai tellement été interloqué par cette phrase qu'elle m'a littéralement retourné. C'était comme si mon oeil intérieur avait percé un mur d'illusions sur ce qu'est la réalité, je me percevais comme étant le creuset immuable et fixé dans l'éternel présent dans lequel le monde se manifestait. Je savais que c'était juste auparavant, je le voyais comme on peut voir un objet éloigné, aux contours flous, mais néanmoins réel. Mais maintenant...maitenant c'est là, juste devant mes yeux, en clair et net. Le fameux "Unmoved mover", c'est ce que je suis!
Enfin! Le moment sacré! C'est donc cela ! si simple et fondamental ? tellement! Waaaouuuw, je pleure de joie, à genou, je me suis reconnu! je me reconnais, je vois JE VOIS! Cette voix qui parle en moi ce ne sont que des pensées, impersonnelle, plus de saisie, j'ai remonté le fleuve à la source, bien en amont, tout cela ne m'affectera plus JAMAIS! Liberté ultime tu es là! J'exulte d'une joie incommensurable, j'ai envie de dire à tout le monde que c'est tellement simple! que c'est LA, disponible ici et maintenant, tout le temps, qu'il suffit de regarder! Une présence, un goutte à goutte d'éternité comme je l'ai déja entendu, c'est exactement ca!
Ce moment ne dura que quelques jours, ou semaines, je ne sais plus vraiment. Je peux toujours certes ponctuellement "retourner" dans le moyeu de la roue, mais sans grand boulversement à vrai dire au niveau de mon conditionnement, de mes nœuds, de mes peurs, de mes difficultés à vivre la dimension purement humaine. Je me suis rendu compte que j'avais été en quelque sorte berné par les récits sur l'éveil de certaine personne chez qui cela avait guéri de leur pathologie névrotique, en exposant la nature réelle de l'être à la réalité. Afflux d'amour et de compassion, disparition d'angoisses...
En creusant la question pour essayer de savoir pourquoi ce tremblement de terre n'avait pas avec lui détruit la ville fantôme qui m'habite comme je l'avais espéré, je suis rendu compte qu'il y avait des disparités dans les expériences. Stephan Bodian dans son ouvrage "Wake up now" expose l'exemple de certain Roshis dans des monastères Zen, reconnus comme illuminés mais ayant des mœurs peu communes et respectueuses. S'emportant de colères fulgurantes. Il émit l'hypothèse que l'expérience peu ne pas atteindre son plein développement d'un coup et libérer la personne des souffrances émotionnelles qui peuvent s'ancrer parfois très profondément dans la psyché lors de l'enfance.
Est-ce que l'éveil peut par exemple permettre à un adulte maltraité durant son enfant d'évacuer sa souffrance définitivement ? C'est la question que je me pose. Pour ma part la réponse est clairement négative. Comme si je vivais deux existences parallèles et totalement autonomes l'une de l'autre. D'un côté se trouve l'intemporel, que je pense voir parfois, et de l'autre la dimension humaine, temporelle, fixé sur l'aspect horizontalité du temps. Luttant plus que la moyenne pour vivre avec plus de souffrance que la moyenne. deux dimensions qui me semble impossible de réunir et d'unifier en un tout harmoneux, puisqu'il sagit déja à la base d'un tout! Pourtant ma vie n'en est pas le reflet, enfin, si, lorsque je VOIS. Mais c'est furtif, insaisissable, et surtout stérile.
L'effet secondaire négatif de ce qui était censé me libérer se fait jour: est-ce que j'ai rêvé ? est-ce autre chose l'éveil ? si voir la réalité par ses yeux à elle ne réussi pas à apporter la lumière dans les ténèbres intérieures, qu'est-ce qui peut le faire ? Je sombre dans un désespoir morose et m'éloigne d'autant plus de moi-même en ayant conscience dans ces moments de l'absence total d'abandon à ce qui est. La frontière du moi s'intensifie, grossit, prends de l'ampleur. Plus de goûts pour les mondanités, tout celà est vain, la quête est finie sans résultat. l'élan vital vers la vie est amoindri.
Pourtant ce n'est pas une grosse dépression, c'est un courant lattent et sous-jacent de morne acceptation d'être enfermé dans une impasse sans aucun espoir d'en sortir. J'ai l'impression d'être l'objet d'un suprême maléfice, la vie se moque de moi. Pourtant nul écho de rire, de doigts pointés sur moi. Je suis maudit. pourtant j'arrive à rire comme tout le monde, à sortir, mais il y a quelque chose au fond de brisé, un élan vital. J'ai perdu la foi, comme on dit communément. Un assoiffé du désert, apercevant un oasis qui s'avère être un mirage. Son cœur s'arrête de battre au moment oû il réalise l'ironie.
C'est peut-être karmique, je me dis. Transgénérationnel ? les deux ? Et si je faisais comme tout le monde, aller voir un psy ?
Oui, un psy, peut-être bien. |
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sahaja
Inscrit le: 28 Fév 2006 Messages: 411
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Posté le: Je 20 Mai 2010 17:44 Sujet du message: |
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bonjour Drizzt
J'ai beaucoup aimer ton récit.
je ne vois pas comment il peut y avoir séparation entre ce que tu nomme l'intemporel et la dimension humaine temporelle !
pour ma part je n'ai pas cette expérience ,simplement la "dimension humaine" ne pose aucuns problème,malgré que la nature ne ma pas aider au niveau psychologique,je crois en tenir une bonne couche,d'après ce que j'entends autour de moi.
mais en même temps je ne m'en rend pas compte et je ne vis pas cela comme un problème car je n'ai aucuns idéaux psychologique,bien au contraire .
je fais l'effort pour les personnes qui m'entourent mais sans ca ,quelle importance ?
maintenant si il y a souffrance psychologique c'est bien d'en trouver l'origine,et au cas ou ,se faire aider .
en suite l'éveil n'est pas un remède à la souffrance psychologique de la même façon qu'il ne guéri pas le cancer ou les maux d'estomac ou l'alcoolisme ou le tabagisme etc
donc en fin de compte ce qui m'interpelle c'est quand tu dis vivre deux monde parallèle ,en second lieu il me semble que "l'intemporelle" ne peut être vue ,il est juste ce que tu est non ?
et ta psychologie suit les grès des circonstances comme un arbre dans lequel le vent s'engouffre,parfois il pleut, parfois il fait soleil, enfin c'est sans fin !!
bien amicalement
.....................sunyata |
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Yughen
Inscrit le: 05 Avr 2010 Messages: 50 Localisation: Châteauroux
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Posté le: Je 20 Mai 2010 20:11 Sujet du message: Re: Eveil névrosé |
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Bonsoir Drizzt (et les autres),
| Drizzt a écrit: | Bonsoir/jour à tous!
En creusant la question pour essayer de savoir pourquoi ce tremblement de terre n'avait pas avec lui détruit la ville fantôme qui m'habite comme je l'avais espéré, je suis rendu compte qu'il y avait des disparités dans les expériences. Stephan Bodian dans son ouvrage "Wake up now" expose l'exemple de certain Roshis dans des monastères Zen, reconnus comme illuminés mais ayant des mœurs peu communes et respectueuses. S'emportant de colères fulgurantes. Il émit l'hypothèse que l'expérience peut ne pas atteindre son plein développement d'un coup et libérer la personne des souffrances émotionnelles qui peuvent s'ancrer parfois très profondément dans la psyché lors de l'enfance.
Est-ce que l'éveil peut par exemple permettre à un adulte maltraité durant son enfant d'évacuer sa souffrance définitivement ? C'est la question que je me pose. Pour ma part la réponse est clairement négative. Comme si je vivais deux existences parallèles et totalement autonomes l'une de l'autre. D'un côté se trouve l'intemporel, que je pense voir parfois, et de l'autre la dimension humaine, temporelle, fixé sur l'aspect horizontalité du temps. Luttant plus que la moyenne pour vivre avec plus de souffrance que la moyenne. deux dimensions qui me semble impossible de réunir et d'unifier en un tout harmoneux, puisqu'il sagit déja à la base d'un tout! Pourtant ma vie n'en est pas le reflet, enfin, si, lorsque je VOIS. Mais c'est furtif, insaisissable, et surtout stérile.
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Je me reconnais en grande partie dans ce passage et ce questionnement, raison pour laquelle je te réponds.
Tout d'abord, plus je lis des témoignages sur ce que les gens appellent "éveil", plus il me semble évident que chacun le vit selon sa personnalité. Une autre façon de formuler ce constat peut être, en effet, que l'éveil n'atteint pas le même niveau de maturité chez tout le monde.
Techniquement, et tel que je l'ai vécu, l'éveil est l'apparition dans la conscience individuelle (ou en marge de celle-ci) d'une forme de conscience épurée, appréhendée comme vide et originelle, et qui est perçue dans tout élément de matière.
Cette apparition peut cependant être sporadique (c'est ce que le courant zen nomme le petit satori). Dans ce cas, il apparaît cohérent que le comportement de l'individu ne soit pas métamorphosé.
J'ai vécu ainsi pendant une quinzaine d'années ; il y a des périodes de doute et de découragement, mais l'accès n'est pas fermé (à titre personnel, par la méditation, j'arrivais à retrouver l'état d'éveil, mais je n'en éprouvais pas souvent le besoin).
L'étape suivante est le grand satori et, cette fois, la conscience "vide" est présente en permanence.
Je ne pense pas que le passage de l'un à l'autre soit automatique. En ce qui me concerne, c'est un changement de vie (déménagement, nouveau travail dans l'ensemble plus intéressant), qui a déclenché le relâchement (le célèbre lâcher-prise).
Néanmoins, là non plus, ma personnalité ne s'est pas envolée. Samedi dernier, par exemple, j'ai eu un échange très vif avec un copain (j'ai tenu quand même un moment avant de m'énerver alors que lui vociférait), ce qui ne cadre pas avec le portrait type de l'illuminé. C'est comme cela : quand on stimule mon cerveau reptilien, il finit par répondre.
La différence avec l'ancien temps est que je m'en amuse (je n'y attache pas vraiment d'importance).
Peut-être existe-t-il une étape supplémentaire où le principe d'indifférenciation est permanent. Je n'en sais rien et, là aussi, cela m'est égal.
Toujours est-il qu'à mon avis tu ne dois pas tout attendre de l'éveil. Le plus important reste de vivre et de s'autoriser à expérimenter, avec lucidité, toutes les voies susceptibles de mener au bonheur ou à la sérénité. |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Ve 21 Mai 2010 0:18 Sujet du message: |
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Bonsoir Drizzt, content de te relire !
Je suis moi aussi très touché par ton récit. Je pense que la plupart de ceux qui ont connu l'éveil passent par des phases de ce genre. J'ai lu ces derniers jours ces mots d'André, sur le blog de Claudette, qui résument très bien cette problématique :
« Il y a longtemps, j'étais beaucoup plus jeune, tout s'est soudainement arrêté. Il n'y avait plus rien, seule l'éternité. Incommensurable, indéfinissable. Et après, tout est redevenu normal, la vie quotidienne a repris avec ses mêmes limites, ses mêmes peurs, rien n'avait visiblement changé, tout cela a été transformé en une expérience comme une autre.
C'est pourquoi il faut une compréhension de soi qui permette d'éviter les pièges de la pensée et de rester dans le présent. C'est par un rappel spontané que ce présent est retrouvé, par un repli spontané de la volonté, une action du Soi réel ce qui correspond à une inaction pour le mental. »
Quand on a perdu la lumière, on est dans l'obscurité. On sait que derrière l'obscurité, il y a la lumière, mais la seule chose qu'on voit, c'est l'obscurité. On est découragé par son épaisseur, on mesure toute la distance qui nous sépare de la lumière, et on se demande bien où est-ce qu'on pourrait trouver la force pour franchir cette distance. Comment ? Sur quoi s'appuyer ? Il n'y a que de l'obscurité autour de soi. Alors on continue à vivre parce que malgré tout, la vie continue. Mais on la vit en la subissant, et on se sent de plus en plus écrasé, dévitalisé. Et la distance qui nous sépare de la lumière ne semble qu'augmenter. On est pris dans un courant contre lequel on ne peut rien. En fait, si on ne peut rien, c'est parce que ce qu'on pense qu'il faille faire, c'est retrouver la lumière, là-bas, loin de soi. Cela, effectivement, on ne peut pas le faire. Mais on peut néanmoins parfaitement faire quelque chose. On peut être là. Il n'y a aucune condition préalable à la possibilité d'être là. On peut toujours le faire. Être simplement présent, là, à ce qui se passe. Seulement, cela semble tellement dérisoire, tellement inutile, qu'on ne se donne même pas la peine de le faire. On n'y croit pas.
C'est comme une forme d'addiction. L'alcoolique sait qu'il lui faudrait arrêter de boire pour s'en sortir. Mais arrêter de boire, cela lui semble tout simplement impossible. Et pourtant, il suffit... d'arrêter de boire. Pas définitivement, bien sûr. Parce que c'est se dire qu'il faille arrêter de boire définitivement, qui rend sa réalisation impossible. Le projet est trop gigantesque. Comme celui de retrouver la lumière. Mais se mettre debout, et décider : aujourd'hui, je ne bois pas, ou au moins : aujourd'hui, je fais un pas pour me permettre d'arrêter de boire, cela, c'est possible. C'est toujours possible de se mettre intérieurement debout. Il suffit de le faire. En fait, il suffit d'y croire.
Je pense que le parallèle avec l'abstinence chez l'alcoolique est très parlant. Un alcoolique qui cesse de boire voit sa vie transformée. En phase de consommation, il la subit, il fuit dans l'alcool. Dans l'abstinence, il se tient debout, et tous les problèmes lui apparaissent dans une perspective nouvelle. La transformation est bien souvent radicale, et, comme dans l'éveil, presque instantanée. Ce qui n'empêche que le travail de consolidation n'est jamais achevé, et qu'en cas de rechute, l'alcoolique (car même abstinent, il demeure alcoolique) se retrouve exactement dans la peau qu'il avait quittée, et il subit à nouveau la vie avec toutes les angoisses et les misères qu'il avait oubliées lorsqu'il était abstinent. La rechute est même souvent pire, parce que s'y ajoute tout le poids la culpabilité et le sentiment de l'échec.
| Drizzt a écrit: | | Est-ce que l'éveil peut par exemple permettre à un adulte maltraité durant son enfant d'évacuer sa souffrance définitivement ? C'est la question que je me pose. Pour ma part la réponse est clairement négative. |
Effectivement, l'éveil ne guérit pas des angoisses, comme la lumière ne guérit pas de l'ombre. Lorsqu'il y a éveil, les angoisses ne sont tout simplement plus là. Il y a adéquation de soi avec la Réalité, et cette adéquation est par nature saine. Mais l'éveil en lui-même n'agit nullement sur les zones d'ombres génératrices d'angoisse, parce que lorsqu'il est là, ces zones n'existent tout simplement pas. Mais qu'il s'éclipse, et elles réapparaissent, telles qu'elles étaient. C'est alors l'occasion de les travailler.
Lorsque tu dis qu'il t'arrive encore aujourd'hui de VOIR, mais que c'est furtif, insaisissable, n'est-ce pas que tu te trouves proche d'une réalité dont tu connais la nature, une proximité qui te rassérène, mais que tu n'est pas DEDANS ?
Tu liras peut-être avec intérêt les confidence de Stephen Jourdain sur ce sujet :
http://www.cafe-eveil.org/forum/viewtopic.php?p=14285#14285 |
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advaita Invité
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Posté le: Ma 25 Mai 2010 0:41 Sujet du message: |
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bonjour tout le monde.
j'ai vécu ça aussi, et je suis presque étonné de voir que tant de gens vivent cette expérience (mais en même temps, pas tant que ça). c'est déjà en soi assez génial d'avoir vécu cela, même si cela n'a pas durée, apréhender l'étre a l'état pur on va dire... comme si un ciel couvert se dégageait soudain nous laissant face au soleil (on se rend compte que, ben oui il a toujours été là et il le sera toujours) Sauf que les nuages reviennent, plus ou moins nombreux. Alors que faire? Continuer ... il faut voir pourquoi cela ne change rien, comprendre l'être, et voir ou tout ça nous mènes.. |
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jean234 Invité
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Posté le: Ve 04 Juin 2010 5:41 Sujet du message: eveil nevrose |
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bonjour,
exact, votre experience est un eveil mais pas l'Eveil. Mais vous savez le bouddha disait que ce sont toutes les petites gouttes, les petits eveils, qui font un jour deborder la jarre.
Je vous deconseil de voir un psy, quand on va voir un maitre on s'eloigne de soi. Continuez comme ca ! |
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jean234 Invité
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Posté le: Ve 04 Juin 2010 5:46 Sujet du message: eveil nevrose |
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| l'Eveil, le vrai nettoie de tout, meme des mauvais traitements de l'enfance mais l'Eveil ce n'est pas une experience extraordinaire. Les experiences extraodinaires sont juste les effets collateraux d'une certaine comprehension. Aucune experience aussi extraordinaire soit elle ne dure, donc ce n'est pas l'Eveil qui lui dure tout le temps. |
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Drizzt
Inscrit le: 07 Juil 2006 Messages: 2 Localisation: Liège
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Posté le: Lu 07 Juin 2010 20:47 Sujet du message: |
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Merci pour vos lumières.
l'image de l'alcolique m'est particulièrement parlante car j'ai vécu quelque chose de très similaire, en voulant sortir de ma propre prison, un jour j'ai décidé de faire un pas de côté pour me donner un peu d'espace pour désserer peu à peu l'éteau qui m'étranglais, en restant ici. J'ai en effet découvert une liberté neuve, et une confiance totale en la vie. Comme l'alcolique qui se met debout sur ses pieds.
Seulement, et la chose que je ne m'imaginais pas, c'est qu'une fois de retour, c'est comme si j'avais réintégrer une vieille peau, que je pensais avoir déposée et morte depuis belle lurette. Alors là j'ai mesuré l'étendue de la détresse qui accompagne l'alcolique, lorsqu'il rechute et vois l'effort à reproduire pour se remettre sur ses pieds.
Pourtant je réalise petit à petit qu'il ne suffit de pas grand chose, un geste, tout petit, dans l'instant. Et la lucidité adéquate pour éviter de porter ce regard global qui mesure l'étendue à parcourir. Juste rester là, ici et maintenant, prendre conscience des balivernes mentales, en prendre acte et les quitter. Les quitter parce qu'il sagit non plus de souffrance, mais d'une question de vie ou de mort... |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Ve 11 Juin 2010 0:13 Sujet du message: |
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Bonjour Drizzt,
Oui, c'est exactement cela : un geste, tout petit, dans l'instant. Il est tout simple, et pourtant difficile à faire, parce qu'on a tellement tendance, comme tu dis, à porter ce regard global qui mesure la distance à parcourir. Mais quand on en a bien bavé, qu'on est au bout, qu'on a laissé tous nos rêves à la porte, alors on est prêt, peut-être, pour ce petit geste. Voir simplement ce qui est là. Et les petites choses qu'on voit alors, elles sont porteuses de notre réalité vivante, qu'on cherchait en vain ailleurs. |
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