Regards sur l'éveil
Café philosophique, littéraire et scientifique
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Message |
advaita
Inscrit le: 25 Mai 2010 Messages: 187
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Posté le: Lu 02 Août 2010 2:03 Sujet du message: un réve de liberté... |
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Vous vous réveillez...
Vous ne savez pas trop ou vous étes et comment vous avez atterri ici; mais voilà vous étes coincé dans une sorte de tuyau étroit...
Peut étre vous étes vous mis dans cette situation facheuse ... enfin l'important maintenant est de sortir de là...
En remuant, en ondulant vous avancez un peu, petit à petit, mais plus vous avancer plus le passage se resserre...
Et voilà, BLOQUE !!
Vous vous débattez de toute vos forces , rien n'y fait...vous appellez à l'aide... puis
Aprés un moment, découragé vous acceptez votre impuissance, vous abandonnez...
Alors ce produit un miracle, vous commencez à glisser.. C'est en pente, et le faite de vous relâcher, de lâcher-prise, vous permet d'avancer contre toute attentes.
Ca s'accélére, et trés vite vous voilà libre...
Enfin sorti, vous courez, vous criez de joie.... et puis
Vous vous réveillez
Ce n'était qu'un réve; vous vous dites qu'il a surement un sens, il était rempli de symbolique...
Mais qui s'est libéré finalement ?... et de quoi ?...
Et dans la vie,dans ce grand réve, qu'en est il??
La vie est t'elle semblable à un réve? Une fois éveillé, qui reste t'il qui se soit libéré?... et de quoi? |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7128 Localisation: Suisse
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Posté le: Lu 02 Août 2010 23:24 Sujet du message: |
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Bonjour advaita,
A l’intérieur, on est seul avec soi. Alors si on se piège, on se piège soi-même. On croit qu’à l’extérieur c’est différent. Parce qu’à l’extérieur, il y a soi et non-soi. Mais en fait, c’est la même chose. On se plante une écharde. On souffre. On n’a rien de plus pressé que de la retirer. Tant qu’elle est là, rien d’autre n’existe. Voilà qu’on l’enlève. Qui est libéré ? Celui qui souffrait de l’écharde ? Il n’existe plus. Aussitôt qu’elle est retirée, il n’y a plus personne là qui souffre de l’écharde. Il ne reste plus qu’un sentiment de libération. Pourtant, lorsqu’on a réalisé qu’il n’y a personne pour être libéré de l’écharde, croit-on qu’on est à l’abri de toutes les futures échardes, et qu’il n’y a plus à s’en préoccuper ? Il n’y a pas à s’en préoccuper, c’est vrai, mais lorsqu’on s’en plante une nouvelle, il s’agit malgré tout de la retirer. Et on n’aura de cesse de l’avoir fait. Exactement comme on n’a de cesse de retrouver la sortie, aussitôt qu’on s’est laissé à nouveau enfermer.
Dire qu’il n’y a personne à libérer, c’est trahir le fait qu’on a au préalable chosifié la personne, qu’on en a fait quelque chose qui existerait dans la durée, et c’est cette chimère, construite de toutes pièces, qu’on se fait fort de pourfendre après-coup, en déclarant victorieusement qu’il n’y aurait personne. La personne n’est pas une chose, la personne n’est pas inscrite dans la durée, elle est la présence à l’instant. Toujours neuve, jamais enfermée dans rien. Lorsqu’une personne (en l'occurrence : l’organisme par lequel le monde se donne à elle) se plante une écharde, elle souffre. Mais elle n’est pas souffrance. La souffrance est une sensation présente dans l’organisme. Elle sent la souffrance. Mais ce qu’elle est, elle, c’est l’acte de sentir. Si elle réalise ce qu’elle est, elle se désidentifie de la souffrance. Ce qui n’ôte pas la souffrance, ni le besoin de la soulager. Mais cela ôte l’enfermement dans la souffrance. Lutter contre la souffrance, c’est en faire quelque chose, et c’est du coup s’enfermer en elle. Lorsqu’on cesse de lutter contre la souffrance (ou la peur, ou n’importe quel autre sentiment négatif), on se libère. Parce qu'on réalise que cette peur n'existe pas. Et dans ton rêve, advaita, lorsque tu cessas le lutter contre la peur de l’enferment, tu t’es libéré. |
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advaita
Inscrit le: 25 Mai 2010 Messages: 187
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Posté le: Me 04 Août 2010 11:38 Sujet du message: |
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Bonjour joaquim
C'est pas simple de ne plus lutter, je continue de me débattre, de vouloir retirer cette épine...
L'épine qui cause la souffrance est une création, comme tu dis c'est l'enfermement, c'est l'image de moi, on est la cause de notre souffrance, mais on a tendance a vouloir apaiser la souffrance sans retirer l'épine..
Une méditation intéressante est d'accepter, d'acceuillir toute peur, pour arriver a la peur de base, ne plus étre.. En l'accueillant, être n'est plus un soucis, c'est fluide... |
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