Regards sur l'éveil
Café philosophique, littéraire et scientifique
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dodo-chan Invité
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Posté le: Ma 16 Août 2011 3:05 Sujet du message: ARNAUD DESJARDINS-18 juin 1925 /10 août 2011-rip |
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En hommages a ARNAUD DESJARDINS.
Un florilège de son enseignement.
TEXTES D'ARNAUD DESJARDINS
LA VIGILANCE
Si vous regardez bien, vous verrez combien de gestes vous faites sans avoir décidé de les faire : pratiquement tous. Combien de paroles vous dites sans avoir décidé de les dire : pratiquement toutes. Combien de conversations commencent, sans décision consciente de se mettre à parler. Et puis regardez, non plus dans le détail de la vie quotidienne où c'est parfaitement perceptible mais dans les grandes orientations de votre existence, comment tout s'est déroulé. Vous pouvez toujours justifier, croire que vous êtes libres ; mais, si vous vous éveillez tant soit peu, vous verrez que ce n'est pas vrai. Vous vous rendrez compte: «Mais qui me dirige ? Qui me donne ces ordres ? Je suis comme le sujet hypnotisé qui commence "librement", vers quinze heures à organiser son expédition à Saint-Gervais pour pouvoir décider non moins librement de dîner chez Mme Lafont. »
La vigilance est exprimée en anglais par les mots awareness, mindfullness, collectedness, self-remembering et, en français, par recueillement, ou conscience, ou, selon la vieille expression chrétienne : présence à soi-même et à Dieu. Il n'y a pas de présence à Dieu sans présence à soi-même et il n'y a pas de réelle présence à soi-même sans présence à Dieu, si vous voulez utiliser le langage religieux. Trop d'entre vous, qui se disent chrétiens, n'ont eu qu'une formation morale et théologique; un petit peu d'étude du dogme et un petit peu de morale. Mais de ce qu'on appelle la théologie ascétique et mystique le chrétien ordinaire n'a aucune connaissance, qu'il soit protestant ou catholique. Si vous étudiez ce qui a fait l'essence de la vie des moines bénédictins, des moines trappistes, des moines chartreux ou des moines du mont Athos, vous verrez que toute la vie du moine est axée ou centrée sur cette nécessité de vigilance.
Extrait de A la recherche du Soi , volume 3 : "Le Vedanta et l'inconscient", Ed. de La Table Ronde, Paris 1979 .
LA PRISE DE CONSCIENCE
Cette prise de conscience est possible pour celui qui a la détermination et l'acuité de regard nécessaires, à condition de comprendre que vos actions s'insèrent toujours dans un ensemble, l'ensemble de votre situation mentale et de la situation extérieure dans laquelle vous vous trouvez. Cette situation concrète, ici et maintenant, est votre meilleure garantie ou garde-fou contre les ordres souterrains de l'inconscient. L'inconscient, lui, ne connaît que sa propre loi et son propre monde. Il est à la source de la vision déformée par laquelle on ne vit pas dans le monde mais dans son monde. Seulement le monde, lui, est là. Et, si la buddhi est suffisante, instant après instant, pour nous aider à revenir de notre monde au monde, il est possible de cerner de manière indubitable ce fonctionnement purement réactionnel qui ne mérite en aucun cas de s'appeler « agir ». En se mesurant avec la réalité relative, il est possible de voir comment des mécanismes tout-puissants qui ne tiennent pas compte de cette réalité veulent s'imposer à vous. Et il existe une possibilité effective de chitta shuddhi (purification de cette mémoire inconsciente faite des vasanas et des samskaras) accomplie dans l'existence simplement par la décision de faire ou, pour reprendre le vocabulaire de Swâmiji, d'agir au lieu de réagir. C'est une lutte qui peut, pendant des années, vous paraître presque totalement vouée à l'échec. Et pourtant il y a une issue.
Le but, éveil ou libération, est la fin. de quelque chose. Une façon d'être - par conséquent une façon de voir l'existence et une façon de concevoir l'action - disparaît et l'action fait place à ce que les hindous et les bouddhistes appellent en anglais spontaneity . Mais nous n'en sommes pas là immédiatement et le chemin nous montre d'abord notre incapacité à faire. Les actions ne sont que des réactions, et Swâmiji insistait: «Dont mistake reaction for action » : « ne prenez pas une réaction pour une action». Par la connaissance de soi, vous découvrez peu à peu, et c'est déjà très important, que vous n'agissez pas. C'est une découverte, parce que les hommes vivent dans l'illusion d'agir : des mécanismes tout-puissants sont à l'oeuvre en vous, je dis bien tout-puissants, sur lesquels vous n'avez d'abord aucun pouvoir, qui ne tiennent pas compte de la réalité relative du monde phénoménal, et qui vous condamnent à vivre dans votre monde. Ces mécanismes suivent implacablement et stupidement leur propre loi. Certains destins ont été ravagés par ce genre de réactions et, vus du dehors, ils paraissent n'avoir été qu'une suite d'erreurs qu'un observateur peu psychologue jugerait évitables. L'observateur plus informé de la psychologie comprendra que ces erreurs obéissaient à des lois mais elles n'en sont pas moins douloureuses. Un premier aspect de la vision du réel, au moins à un certain niveau, c'est celui de ce divorce poignant, tragique, entre 1a plupart des existences et la réalité relative. II consiste à voir, autour de soi, les autres, mus par leurs propres mécanismes, aller de réactions en réactions au long d'une existence faite de souffrances, menée dans ce qu'on appelle en Inde « avidya », la non-vision, donc qui ne pourra pas conduire à la grande vision, a l'éveil, au dépassement de l'ego.
Extrait de A la recherche du Soi , volume 4 : "Tu es cela", Ed. de La Table Ronde, Paris 1979 . (p 152)
LA MEDITATION
Et si j'essaie de ne plus penser? Juste d'être, mais d'une Conscience absolument pure, pure, qui ne contienne rien d'étranger, absolument libre. Inévitablement la pensée vient faire son commentaire et m'accompagne: « Et voici qu'un grand silence s'établit à l'intérieur de moi... » Je me passerais bien de ce commentaire-là. « Et voici qu'un calme nouveau apparaît dans mon cœur... » Je me passerais bien de cette pensée-là. « Et voici que je suis un peu fatigué, cela gêne ma méditation. » Encore un autre type de pensée !
Considérez la pensée comme une certaine manière de prendre conscience des phénomènes. La libération, (état de Conscience suprême, en fait, n'est pas incompatible avec les phénomènes. Vous pourriez être parfaitement, totalement libres même s'il y a encore des sensations de malaise, même s'il y a encore une pensée qui passe, même s'il y a encore tout ce qui vous fait dire que vous n'êtes pas libérés. C'est encore une pensée de constater: «Ah, ça y est, ce n'est pas pour aujourd'hui; ça y est, je ne me sens pas bien - donc, c'est contraire à la libération ! Ces pensées-là ne devraient pas venir si j'étais dans l'état suprême. » C'est cela qui vous empêche d'être libérés: de penser que ces pensées ne devraient pas venir, de penser que ces sensations ne devraient pas venir, de penser que ces émotions ne devraient pas venir, de penser quoi que ce soit au sujet de la libération. Si vous pouviez vous abstenir du moindre commentaire, si vous pouviez ne plus faire de différence entre libération et non-libération, vous seriez à l'instant même libérés. Et si cette différence ne revenait jamais plus, eh bien cette libération ne serait plus jamais voilée ou recouverte.
Considérez la libération comme un état – ou plutôt une absence d'état, ou un état au-delà de tous les états - qui est ou n'est pas recouvert. C'est tout. Comme le ciel bleu. Aujourd'hui nous ne voyons pas 1e ciel bleu, les ombres ne sont pas marquées, le soleil est entièrement caché par les nuages, pourtant nous savons bien que, derrière les nuages, le ciel bleu est là. Les nuages s'écartent un instant, nous voyons le ciel; les nuages reviennent, nous ne le voyons plus. Mais le ciel bleu est toujours là. Ce qu'on appelle communément un « état de conscience supérieur » ou même un des différents états de « samadhi» reconnus et classés par l'Inde, c'est un moment où les nuages se sont un peu dissipés et où nous avons découvert un peu de ciel bleu - et puis les nuages reviennent et le ciel bleu disparaît.
Ou bien les nuages reviennent mais le ciel bleu ne disparaît plus parce que nous sommes situés à dix mille mètres d'altitude c'est-à-dire que les nuages sont en dessous de nous, et non plus entre nous et le ciel bleu. Voilà la libération: être situé du côte du ciel et regarder passer les nuages qui ne vous voilent plus ni le ciel, ni la lumière du soleil. Et ces nuages, ce sont uniquement des pensées. Les souffrances sont des pensées, c'est-à-dire des formes de votre conscience. Revenez toujours à ceci. Ces nuages, ce sont uniquement des pensées.
Vous n'êtes prisonniers de rien d'autre que de vos pensées Vous n'avez à vous libérer de rien d'autre que de vos pensées. Voilà la vérité. Et vous n'avez pas d'autre problème que celui de vos pensées. Vous n'avez aucun problème, ni avec votre santé, ni avec votre métier, ni avec votre patron, ni avec vos enfants, ni avec votre femme, ni avec votre voisin, ni avec votre propriétaire, ni avec le maire de votre commune. Vous n'avez qu'un seul problème : un problème entre vous et vos pensées...
Extrait de A la recherche du Soi , volume 4 : "Tu es cela", Ed. de La Table Ronde, Paris 1979 .(p.294)
LE CŒUR
Inévitablement, le cœur qui refuse nous coupe de la réalité et nous replonge ainsi dans le sens de l'ego séparé. L'état-sans-ego ne peut être autre chose qu'un retour du cœur à sa condition normale, c'est-à-dire l'adhésion. Si le cœur n'adhère pas, aucune réalité relative ne peut être connue. Seul cet assentiment du cœur permet d'accéder à une connaissance immédiate et non duelle de la réalité. [...] il n'y a rien à gagner qui ne soit déjà là. Le Royaume des Cieux est en effet présent au-dedans de vous, vous êtes le Soi, vous êtes Nature de Bouddha ; il ne s'agit pas d'acquérir quoique ce soit qui nous manque, mais plutôt d'enlever ce qui est en trop.
L'éveil du coeur , Albin Michel, 1986, pp. 97 et 99. |
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riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
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Posté le: Ma 16 Août 2011 18:41 Sujet du message: Re: ARNAUD DESJARDINS-18 juin 1925 /10 août 2011-rip |
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merci dodochan pour cet hommage à Arnaud Desjardins
il fait partie des trois'' instructeurs '' qui ont contribué à me mettre sur le chemin de l’éveil
avec Krishnamurti
et le génial Alan Watts, aujourd’hui oublié
j’ai surtout aimé son livre ‘’ à la recherche du soi ‘’ en 4 volumes
joel
Dernière édition par riseohms le Je 18 Août 2011 17:03; édité 1 fois |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11250 Localisation: belgique
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Posté le: Ma 16 Août 2011 19:32 Sujet du message: |
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bonjour chan ! bonjour joël !
arnaud desjardins dit :
| Citation: | | il ne s'agit pas d'acquérir quoique ce soit qui nous manque, mais plutôt d'enlever ce qui est en trop. |
que peut-il y avoir de trop !? j'ai ma p'tite idée ... va falloir que je m'en débarrasse ...
merci pour cet hommage, chan !
il y a très peu de jours que j'ai appris la nouvelle ... en passant, sur un forum bouddhiste ...
c'était plutôt drôle, en fait, car l'animateur affirmait que c'était un grand maître et, qu'il le voyait connaître une très belle, prochaine, renaissance !
seulement, plus d'une fois, arnaud desjardins a fait savoir qu'il connaissait l'Eveil ... donc, logiquement,"il" devrait sortir du samsara, du cycle de renaissances et ne plus devoir renaître ... (il prenait en compte la réincarnation ...) ...
pourrais-tu nous parler, un peu d'alan watts, joël ... ce qui t'a impressionné dans son enseignement ... cimer !  |
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dodo-chan Invité
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Posté le: Ma 16 Août 2011 19:43 Sujet du message: |
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Bonsoir daniel,bonsoir joel
C'est peut être une incarnation toute neuve....libre des autre vie passer.
On paye l'ardoise comme on dit
Une fois de plus ce ne sont pas les mots qui comptes,la plupart du temps.
Ils son bien sur leur pouvoirs,mais dans le cadre de l'éveil...
Na t'ont pas trahie une fois qu'on a dit?
En tout cas merci a cette homme,et aux autres qu'y nous on quitter sans faire de bruit.
amicalement
dodo |
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dodo-chan Invité
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Posté le: Ma 16 Août 2011 21:03 Sujet du message: Re: ARNAUD DESJARDINS-18 juin 1925 /10 août 2011-rip |
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| dodo-chan a écrit: | En hommages a ARNAUD DESJARDINS.
Un florilège de son enseignement.
TEXTES D'ARNAUD DESJARDINS
LA VIGILANCE
Si vous regardez bien, vous verrez combien de gestes vous faites sans avoir décidé de les faire : pratiquement tous. Combien de paroles vous dites sans avoir décidé de les dire : pratiquement toutes. Combien de conversations commencent, sans décision consciente de se mettre à parler. Et puis regardez, non plus dans le détail de la vie quotidienne où c'est parfaitement perceptible mais dans les grandes orientations de votre existence, comment tout s'est déroulé. Vous pouvez toujours justifier, croire que vous êtes libres ; mais, si vous vous éveillez tant soit peu, vous verrez que ce n'est pas vrai. Vous vous rendrez compte: «Mais qui me dirige ? Qui me donne ces ordres ? Je suis comme le sujet hypnotisé qui commence "librement", vers quinze heures à organiser son expédition à Saint-Gervais pour pouvoir décider non moins librement de dîner chez Mme Lafont. »
La vigilance est exprimée en anglais par les mots awareness, mindfullness, collectedness, self-remembering et, en français, par recueillement, ou conscience, ou, selon la vieille expression chrétienne : présence à soi-même et à Dieu. Il n'y a pas de présence à Dieu sans présence à soi-même et il n'y a pas de réelle présence à soi-même sans présence à Dieu, si vous voulez utiliser le langage religieux. Trop d'entre vous, qui se disent chrétiens, n'ont eu qu'une formation morale et théologique; un petit peu d'étude du dogme et un petit peu de morale. Mais de ce qu'on appelle la théologie ascétique et mystique le chrétien ordinaire n'a aucune connaissance, qu'il soit protestant ou catholique. Si vous étudiez ce qui a fait l'essence de la vie des moines bénédictins, des moines trappistes, des moines chartreux ou des moines du mont Athos, vous verrez que toute la vie du moine est axée ou centrée sur cette nécessité de vigilance.
Extrait de A la recherche du Soi , volume 3 : "Le Vedanta et l'inconscient", Ed. de La Table Ronde, Paris 1979 .
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Il semble tout de même difficile de juger si un acte est enfin conscient ou non?
Personnellement je doit bien juger a un moment,définir ma responsabilité,ma prise de position....Le sans choix???le sans vie???
Enfin sacrée bourbier.
dodo |
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riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
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Posté le: Ma 16 Août 2011 21:40 Sujet du message: |
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Bonsoir Daniel et dodochan
| daniel a écrit: | c'était plutôt drôle, en fait, car l'animateur affirmait que c'était un grand maître et, qu'il le voyait connaître une très belle, prochaine, renaissance !
seulement, plus d'une fois, arnaud desjardins a fait savoir qu'il connaissait l'Eveil ... donc, logiquement,"il" devrait sortir du samsara, du cycle de renaissances et ne plus devoir renaître ... (il prenait en compte la réincarnation ...) ...
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tu oublies l’idée de bodhisattva dans le bouddhisme
où l’éveillé renonce à sortir du samsara et se réincarne de nouveau pour aider à la libération de tous
| daniel a écrit: | pourrais-tu nous parler, un peu d'alan watts, joël ... ce qui t'a impressionné dans son enseignement ... cimer !  |
il a été très important dans les années 70, surtout aux usa où il est considéré comme un des pères de la contre culture
et avant cela , il a été un des premiers à faire connaitre le bouddhisme en occident et à le rendre populaire
ses livres étaient traduits en français mais ils sont devenus introuvables sauf deux chez payot sur le bouddhisme zen et un autre intitulé'' éloge de insécurité ''.
ce que j'aimais chez lui c'est sa manière de nous montrer l'absurdité de nos problèmes, notamment spirituels et sa façon de démonter les pièges de l'ego et ses subterfuges
on s'efforce par exemple de vivre dans le moment présent alors qu'il nous est impossible de vivre ailleurs que dans le moment présent
, même lorsqu’on est dans nos souvenirs , on se les remémore dans le moment présent
on s'efforce d’être attentif ce qui nous empêche de voir qu’être attentif est notre état naturel
en plus il avait beaucoup d'humour
il a fait des études comparatives entre les psychothérapies occidentales et les voies orientales
j'ai trouvé sur le net des extraits de ses textes et très significatifs de son style:
| Citation: | La question de l'Ego
La question la plus fascinante au monde, me semble-t-il, est celle-ci : qui suis-je? Ou bien: que suis-je? Celui qui voit, celui qui sait, celui qui est : voilà bien la chose qui constitue l'expérience la plus inaccessible de toutes, une expérience mystérieuse, complètement occultée.
Nous parlons de notre ego. Nous utilisons le mot je. J'ai toujours été extraordinairement intéressé par le sens que les gens donnent au mot je, à cause des formes curieuses qu'il peut prendre au cours de la conversation. On ne dit pas, par exemple, " je suis un corps ", mais "j'ai un corps ". D'une certaine manière, nous ne paraissons pas nous identifier entièrement à tout ce qui est nous-même. Je dis " mes pieds ", " mes mains ", " mes dents ", comme s'il s'agissait de choses m'étant extérieures. Et, dans la mesure où je peux m'en faire une idée, la plupart des gens semblent ressentir qu'ils sont quelque chose à mi-chemin entre leurs deux oreilles, un peu en retrait des yeux, à l'intérieur de la tête, tout le reste se trouvant comme raccroché à ce quelque chose. Et ce principe actif qui est ici, c'est ce que nous appelons notre ego. C'est moi!
(...)
Mais alors, qu'est-ce que notre ego? Une illusion doublée d'une futilité. C'est l'image que nous avons de nous-même, une image incorrecte, fausse, une caricature combinée à un effort musculaire futile, pour rendre sensible notre volonté.
Ne serait-ce pas mieux, si le sentiment que nous éprouvions de nous même était en accord avec la réalité? Cette réalité de notre existence qui fait que nous sommes à la fois l'environnement naturel -c'est-à-dire en fin de compte l'univers entier- et l'organisme qui joue avec. Pourquoi ne le ressentons-nous pas ainsi? De toute évidence, parce que cette sensation est occultée par une autre. D'origine sociale, elle est le résultat d'une sorte d'hypnotisme s'exerçant à travers tous les procédés éducatifs, et qui crée cette impression hallucinatoire d'être celui que nous sommes ce pourquoi nous nous comportons comme des fous.
(...)
Nous sommes fous à lier. |
| Citation: |
La solution au problème ?
" Mais ", me direz-vous, comment en venir à bout ? " Je réponds à cela qu'il s'agit d'une mauvaise question; de quoi faut-il venir à bout? Vous ne pouvez pas vous débarrasser des hallucinations qui donnent substance à votre ego à l'aide de votre ego. Désolé, mais c'est impossible, comme de se soulever en tirant sur ses propres bottes. On n'éteint pas le feu avec le feu: si vous essayez de vous débarrasser de votre ego à l'aide de votre ego, vous tombez dans un cercle vicieux. Et vous risquez fort de ressembler à quelqu'un qui redoute de se faire du souci du fait qu'il est soucieux... vous tournez en rond sans fin en devenant toujours plus fou.
La première chose à comprendre quand vous vous dites: " que puis-je faire pour me débarrasser de mon faux ego ? C'est que la réponse est " rien" , car vous posez la mauvaise question. En demandant: " Comment puis-je, alors que je m'éprouve comme un ego, me débarrasser du sentiment d'être un ego? " On ne peut que vous répondre " impossible " Vous dites alors: " Mais dans ce cas, c'est désespéré! " Ça ne l'est pas. Simplement, vous n'avez pas reçu le message.
Si vous avez découvert que votre volonté et que ces trucs ne peuvent pas se débarrasser de cette hallucination, vous avez découvert quelque chose de très important. En comprenant que vous ne pouviez rien y faire vous avez réalisé que vous n'existez pas. C'est-à-dire " vous " en tant qu'ego n'existez pas, et c'est si évident que vous ne pouvez rien y faire. Vous constatez ainsi que vous ne pouvez pas vraiment contrôler vos pensées, vos sensations, vos émotions, et que tous les processus qui se produisent en vous comme hors de vous vous échappent complètement.
Mais alors, qu'arrive-t-il? Eh bien voilà ce qui arrive: vous observez ce qui se passe. Vous voyez, vous ressentez tout ce qui se produit, et vous constatez soudain, à votre grand étonnement, que vous pouvez parfaitement vous lever, marcher jusqu'à la table, y prendre un verre de lait et le boire : il n'y a rien qui s'oppose à ce comportement. Vous pouvez toujours agir, vous pouvez toujours bouger, vous pouvez toujours fonctionner de façon rationnelle mais vous avez soudain découvert que vous n'étiez pas ce que vous croyiez être. En tout cas pas cet ego qui pousse et tire à l'intérieur de son sac de peau.
Voici que vous vous éprouvez vous-même et le monde entier d'une manière nouvelle - le monde entier comprenant votre corps et tout ce dont vous faites l'expérience pendant votre vie. C'est intelligent. Ayez confiance. |
| Citation: | Le néant
Vous ne pouvez pas voir vos yeux directement avec vos yeux. Vous ne pouvez pas vous observer en train de vous observer. Vous ne pouvez pas toucher le bout de l'un de vos doigts avec le doigt en question, quelle que soit l'opiniâtreté que vous y mettiez. C'est simplement parce qu'il y a un envers à toute observation, une sorte de point aveugle, comme il s'en trouve précisément un au fond de l'oeil. Quelque effort que l'on fasse, on se trouve ici en présence d'un " trou irréductible ", c'est l'inconnu. C'est la portion de l'univers qui ne se voit pas elle-même parce qu'elle est son système de vision.
Mais l'inconscient est la part de l'expérience qui crée la conscience, tout comme le creux constitue la vague, l'espace le solide, et le fond la forme. Tout cet aspect de votre vie que vous appelez inconscient, inconnu, impénétrable, est inconscient, inconnu et impénétrable parce qu'il est véritablement vous-même. Autrement dit votre moi le plus profond est le côté " néant ", le côté dont on ne peut rien savoir.
Ne soyez donc pas effrayé par le néant --je pourrais dire : " Il n'y a rien d'effrayant dans rien. " Mais dans notre culture, les gens sont terrifiés par l'idée de néant, comme ils le sont par la mort; ils regrettent même de dormir, considérant cela comme du temps perdu. Ils éprouvent tout au fond d'eux-mêmes une terreur vague: celle que l'univers tout entier finisse par sombrer dans un néant définitif. Tout alors sera oublié, mort et enterré. Mais c'est une peur complètement irrationnelle, car c'est justement dans ce néant que se trouve la source de toutes choses.
Nous avons besoin d'espace pour vivre, et l'espace est une sorte de néant, comme la mort - le principe est le même. En disposant d'espace, de tranches de néant, de distances vides entre les choses, la vie est alors correctement " espacée ".
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| Citation: | La mort
Prenons le fait pour acquis: il n'y a rien après la mort. C'est la fin absolue; remarquez bien que c'est la pire chose que vous ayez à redouter. Cela vous effraie-t-il? Mais qui va donc être effrayé? Si l'on admet que c'est la fin, il n'y a pourtant plus de problème... Mais, si vous suivez bien mon raisonnement, vous constaterez que ce néant est quelque chose dans quoi vous vous plongez de nouveau, comme vous en avez jailli lorsque vous êtes né. Vous jaillissez du néant, le néant est une sorte de saut, qui veut que "rien" implique "quelque chose". Vous jaillissez de nouveau tout neuf, tout différent, sans rien à voir avec ce que vous étiez auparavant, c'est un total renouvellement.
On dit qu'il n'y a de sûr que la mort et les impôts. Et la mort de chacun de nous est aussi certaine que si elle devait intervenir dans les cinq minutes qui viennent Dans ce cas, pourquoi s'en faire? Où est le problème? Considérez que vous êtes déjà mort, et vous admettrez que vous n'avez plus rien à perdre! Comme le dit un proverbe turc " Celui qui dort par terre ne risque pas de tomber du lit. " C'est ainsi qu'il en est pour celui qui se considère déjà comme quelqu'un de mort.
Virtuellement, vous n'êtes donc rien. D'ici moins de cent ans, vous ne serez qu'une poignée de poussière, au sens propre. Partez maintenant de cette réalité, et partez de ce... néant. Soudain, vous allez vous surprendre vous-même. Plus vous allez prendre conscience que vous n'êtes rien, plus vous arriverez à être quelque chose.
Telle est la nature de la vie, l'impulsion qu'elle donne. Je devrais être ailleurs. Si vous découvrez que c'est un tour que vous vous jouez à vous même, vous atteignez la sérénité; sans pour autant abandonner le jeu sous prétexte que vous avez deviné le truc. Vous vous dites simplement: " Après tout, ça pourrait bien être amusant de continuer la partie." |
amicalement
joel |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11250 Localisation: belgique
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Posté le: Me 17 Août 2011 1:24 Sujet du message: |
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bonne nuit joël !
effectivement, le bodhisattva ...
je comptais en parler, en fait, en complément ...
mais tu l'as fait pour moi ...
merci pour les textes d'alan ... je sens qu'on va être potes ... lui et moi !  |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11250 Localisation: belgique
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Posté le: Me 17 Août 2011 20:25 Sujet du message: Re: ARNAUD DESJARDINS-18 juin 1925 /10 août 2011-rip |
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| dodo-chan a écrit: | | dodo-chan a écrit: | En hommages a ARNAUD DESJARDINS.
Un florilège de son enseignement.
TEXTES D'ARNAUD DESJARDINS
LA VIGILANCE
Si vous regardez bien, vous verrez combien de gestes vous faites sans avoir décidé de les faire : pratiquement tous. Combien de paroles vous dites sans avoir décidé de les dire : pratiquement toutes. Combien de conversations commencent, sans décision consciente de se mettre à parler. Et puis regardez, non plus dans le détail de la vie quotidienne où c'est parfaitement perceptible mais dans les grandes orientations de votre existence, comment tout s'est déroulé. Vous pouvez toujours justifier, croire que vous êtes libres ; mais, si vous vous éveillez tant soit peu, vous verrez que ce n'est pas vrai. Vous vous rendrez compte: «Mais qui me dirige ? Qui me donne ces ordres ? Je suis comme le sujet hypnotisé qui commence "librement", vers quinze heures à organiser son expédition à Saint-Gervais pour pouvoir décider non moins librement de dîner chez Mme Lafont. »
La vigilance est exprimée en anglais par les mots awareness, mindfullness, collectedness, self-remembering et, en français, par recueillement, ou conscience, ou, selon la vieille expression chrétienne : présence à soi-même et à Dieu. Il n'y a pas de présence à Dieu sans présence à soi-même et il n'y a pas de réelle présence à soi-même sans présence à Dieu, si vous voulez utiliser le langage religieux. Trop d'entre vous, qui se disent chrétiens, n'ont eu qu'une formation morale et théologique; un petit peu d'étude du dogme et un petit peu de morale. Mais de ce qu'on appelle la théologie ascétique et mystique le chrétien ordinaire n'a aucune connaissance, qu'il soit protestant ou catholique. Si vous étudiez ce qui a fait l'essence de la vie des moines bénédictins, des moines trappistes, des moines chartreux ou des moines du mont Athos, vous verrez que toute la vie du moine est axée ou centrée sur cette nécessité de vigilance.
Extrait de A la recherche du Soi , volume 3 : "Le Vedanta et l'inconscient", Ed. de La Table Ronde, Paris 1979 .
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Il semble tout de même difficile de juger si un acte est enfin conscient ou non?
Personnellement je doit bien juger a un moment,définir ma responsabilité,ma prise de position....Le sans choix???le sans vie???
Enfin sacrée bourbier.
dodo |
bonsoir chan !
je me rend compte, en lisant, desjardins que je ne suis pas très réceptif aux pratiques de vigilence et de méditation ...
c'est plutôt aux conséquences que je m'intéresse ... essayant, alors, à ne plus refaire la même chose ... c'est de la vigilence, finalement ...
en tout cas, la vie dans le temps, c'est la causalité ... et donc, tout acte entraîne des effets, voir, des conséquences ... que ce soit pour celles et ceux qui vivent dans la dualité ou dans l'instant, sans les sévices de l'égo ... me semble-t-il !? :8)
personnellement, j'ai surtout lu swami prajnanpad, le "maître" de desjardins ... son approche, sa sagesse m'a pas mal ouvert l'esprit ...
que ce soit alan ou desjardins ... il me semble que les deux font référence au fait d'avoir ou de ne pas avoir de libre-arbitre ...
pour moi, il n'y a pas de libre-arbitre ... dans l'absolu ...
mais, de manière relative, il y a bien la possibilité de faire des choix ... dans la limite de ce qu'il est possible de faire (potentiellement) ... non !?  |
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dodo-chan Invité
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Posté le: Me 17 Août 2011 22:01 Sujet du message: Re: ARNAUD DESJARDINS-18 juin 1925 /10 août 2011-rip |
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| daniel a écrit: |
bonsoir chan !
je me rend compte, en lisant, desjardins que je ne suis pas très réceptif aux pratiques de vigilence et de méditation ...
c'est plutôt aux conséquences que je m'intéresse ... essayant, alors, à ne plus refaire la même chose ... c'est de la vigilence, finalement ...
en tout cas, la vie dans le temps, c'est la causalité ... et donc, tout acte entraîne des effets, voir, des conséquences ... que ce soit pour celles et ceux qui vivent dans la dualité ou dans l'instant, sans les sévices de l'égo ... me semble-t-il !? :8)
personnellement, j'ai surtout lu swami prajnanpad, le "maître" de desjardins ... son approche, sa sagesse m'a pas mal ouvert l'esprit ...
que ce soit alan ou desjardins ... il me semble que les deux font référence au fait d'avoir ou de ne pas avoir de libre-arbitre ...
pour moi, il n'y a pas de libre-arbitre ... dans l'absolu ...
mais, de manière relative, il y a bien la possibilité de faire des choix ... dans la limite de ce qu'il est possible de faire (potentiellement) ... non !?  |
lu'niel
J'en faisait l’expérience hier soir,le libre-arbitre au sein de la penser implique une capacité d'imagination et une vigilance sans borne.
Se rendre compte qu'on était lancer a grand vitesse dans un train,et sauter pendant ce voyage mental.
Cette après midi,pris dans le mental a observer ce la penser,j'ai senti l'impulsion de m'en remettre a la source,de faite attention a mon attention,et de dire au réalisateur, va s'y envoi de la vie,et de découvrir ce qui arrive.
Bien sur si l'on aime pas ce que l'on vois on en parle avec le réalisateur avec confiance.
Le tout c'est de savoir qu'il est la pour nous.
Alors cette vigilance a notre vigilance nous permet de découvrir ce qui arrive sans boucher le flot....
Quoi qu'il en sois dieu est rédemption a chaque instant je suis laver de tout,et libre d'imaginer ma vie si bien sur j'en suis capable,oui oui imaginer c'est difficile.
Le flot penser jailli sans cesse,et le prendre,et le modeler a notre souhait demande une confiance,une énergie,et l’âme d'un enfant.
amicalement
dodo |
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riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
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Posté le: Je 18 Août 2011 11:33 Sujet du message: Re: ARNAUD DESJARDINS-18 juin 1925 /10 août 2011-rip |
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Bonjour Daniel , dodo et à tous
| daniel a écrit: | | je me rend compte, en lisant, Desjardins que je ne suis pas très réceptif aux pratiques de vigilance et de méditation |
Parce qu’au départ on ne conçoit la méditation et la vigilance que comme l'action de notre volonté, ce qui implique effort et lutte
Alors qu’elle suppose l’abandon et le renoncement à tout vouloir et donc l’absence d’effort
La méditation est notre état naturel et doit être facile
En réalité la voie est facile, tout y est spontané:
c'est spontanément qu'on s’éveille à soi, c'est spontanément qu'on retombe dans l'illusion, c'est spontanément qu'on s'en rend compte et c'est
spontanément qu'on se retrouve de nouveau dans l’éveil.
Mais c'est aussi spontanément qu'on ne le retrouve pas si on n'a pas compris ce qu'est le geste de l’éveil qui ,on le sait ,est le geste du non geste, du non faire
On ne contrôle vraiment rien
la seule chose à faire est au niveau de notre compréhension
comprendre les mécanismes de l'illusion et surtout comment ne pas les reproduire en croyant en sortir
d'autre part plus on est avec soi même dans l’éveil, plus on y prend Goût
car on se sent dans son axe, calme et détendu
et plus vite on se rend compte qu'on en est sorti car on sent un décalage en nous même, de vagues tensions, un trouble
En prendre conscience suffit à nous remettre dans notre axe
Nul geste supplémentaire n’est nécessaire, le seul geste à faire est de ne
rien faire et de faire confiance à cette prise de conscience qui est venue tout à fait spontanément
Dans la voie juste, il faut renoncer à tout vouloir
Le chemin est celui du naturel et de la spontanéité
En langage chrétien on appelle cela la grâce ou la soumission de notre volonté à la volonté de Dieu
Il faut se rendre compte que jamais notre volonté a eu un quelconque pouvoir
Tout a toujours été spontané, même dans le non éveil,comme le montre bien Alan watts dans ses livres
On n’a jamais pu être autre chose que ce que l’on a été ou s’empêcher de faire ce que l’on faisait
Comme on n’a jamais pu être ailleurs que dans le présent
La méditation ou la vigilance est donc toujours non délibérée, non intentionnelle
Elle est donc sans effort,
Elle est sans vouloir car tout vouloir suppose un observateur ou un centre
Centre ou observateur qui n’est qu’une création de la pensée
| Citation: | << méditer c’est se vider du connu. Le connu est le passé
Le connu est l’action de la volonté et la volonté en acte est le prolongement du connu, de sorte que l’action de la volonté ne peut jamais vider l’esprit.
On ne peut acheter un esprit vide dans les sanctuaires des aspirations ; un tel esprit prend naissance lorsque la pensée devient consciente de ses actes, non lorsque le penseur devient conscient de la façon dont il pense …
La méditation est un mouvement attentif.
L’attention n’est pas un achèvement et n’est pas personnelle.
L’élément personnel n’intervient que lorsqu’existe un observateur en tant que centre et qui, de ce centre, réfléchit et domine.
Tout ce à quoi on parvient est fragmentaire et limité
L’attention n’a pas de frontières, pas de ligne de démarcation à franchir ; c’est une clarté purifiée de toute pensée.
La pensée ne peut jamais atteindre cette clarté car elle a ses racines dans le passé mort. ;
Penser donc est donc une action dans les ténèbres.
En être conscient, c’est être attentif,
Mais cette prise de conscience n’est pas une méthode pour parvenir à l’attention.
Ce qu’enseigne une méthode est toujours dans le champ de la pensée et de ce fait peut être contrôlé et modifié,
C’est donc une inattention
L’attention consiste à s’en rendre compte ...
On ne peut jamais entreprendre une méditation, elle doit se produire sans qu’on la recherche.
Si vous la recherchez ou si vous vous demandez comment méditer, la méthode non seulement vous conditionnera mais elle renforcera votre conditionnement présent.
La méditation, en réalité, est le déni de toute la structure de la pensée…
>> Krishnamurti, se libérer du connu, pages 117-133 et 171
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Amicalement
Joël
Dernière édition par riseohms le Je 18 Août 2011 15:36; édité 1 fois |
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dodo-chan Invité
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Posté le: Je 18 Août 2011 12:57 Sujet du message: |
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La méditation a toujours était présente.
Le geste ce fait lui même,
si on y fait attention,
légèrement en arrière,
on coule dans notre axe,
prêt a recevoir et même a créer.
C'est comme une reflexion sans penser,
sans sujet de reflexion,
de la philo sans sujet,
C'est la penser "je" suis....qui ce Réitére elle même
amicalement
dodo |
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riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
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Posté le: Je 18 Août 2011 16:49 Sujet du message: |
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Bonjour dodo
| dodo-chan a écrit: | La méditation a toujours était présente.
Le geste ce fait lui même, |
Oui mais notre participation est nécessaire
Parce que l’on peut gêner et empêcher ce geste
Par manque de compréhension
La règle ‘’ aide toi et le ciel t’aidera ‘’ reste toujours valable
Le geste de l’éveil se fait de lui-même mais pas sans nous
Il n’est pas que passif mais actif /passif
Notre participation se fait au niveau de notre compréhension
Je pense à un livre de krishnamurti
Dont le titre est ‘’ éveil de l’intelligence ‘’
Intelligence dont l’intellect n’est qu’un aspect
J’ai connu des gens qui se sont compris eux-mêmes et ont compris la philosophie de la vie sans forcement passer par l’intellect ou la recherche de l’éveil
Mais tout simplement en vivant leur vie, les épreuves et obstacles qu’ils ont rencontrés leur ayant ouvert les yeux
Un exemple :
Illusion est revenue pendant deux jours,( seulement )
Dans un premier temps on ne s’en rend pas compte car on a toujours le sentiment de soi même, de notre présence
Mais avec une modification, la présence est un peu en retrait, en arrière plan
Quelque chose se surimpose à elle, le mental avec ses soucis.
ii se met à comparer le présent à l’avant et se projette dans le futur
il n’y a plus cette clarté si simple et évidente où on était simplement soi même,
Et si on continue à ne pas s’en rendre compte la présence en arrière plan finit par complètement se banaliser
et être complètement recouverte par le voile de nos états d’âmes
mais comme on a déjà pris gout à l’éveil, cela n’est plus possible.
. La tentation est alors grande de mettre au premier plan ce qui est en arrière plan
Et c’est là qu’est l’erreur
On s’est identifié à la pensée- je, créant ainsi une extériorité une distance entre soi et soi.
Que la présence soit en arrière plan ou au premier plan, c’est toujours la même extériorité.
J’ai vite repéré le piège et j’ai renoncé à m’occuper de nouveau de la présence de soi
Et c’est là que notre participation intervient dans le geste de l’éveil
Se rappeler notre compréhension du geste nous évite de s’enfermer de nouveau dans l’illusion
Et donc face à cette situation où on se sent dans l’illusion, la seule attitude juste est de l’accepter, de ne surtout pas essayer d’en sortir.
Bref de ne rien faire et de faire confiance à la grâce qui nous a fait en prendre conscience
Alors très rapidement et tout à fait spontanément, on se retrouve dans l’éveil
En se demandant comment on a pu encore se faire avoir
l'illusion nous apparait alors '' diabolique''
Cet éveil est tout à fait mystérieux
Il est très simple mais très difficile à exprimer, presque ineffable,
Rien n'a changé et tout a changé, il s'est passé quelque chose et en même temps il ne s'est rien passé
Je comprends Stephan Jourdain quand il dit que c’est un non événement
C’est comme un miracle, on ne le décide pas, on ne le fait pas, cela se fait quand on renonce à le faire
C’est à se demander si l’idée de l’éveil n’est pas le plus grand ou en tout cas le dernier obstacle à l’éveil.
C’est un retour au point de départ qu’on n’a, en réalité, jamais quitté mais avec quelque chose en plus.
La conscience ?
Non ce n’est pas juste, c’est plutôt avec quelque chose en moins car la conscience a toujours été là
Ce qui a disparu, c’est un poids, une opacité, celle de l’illusion
Illusion qui sans arrêt nous faisait pencher vers l’avant, nous sortant de notre axe
Et au lieu de nous redresser nous nous penchions encore plus en avant
Nous étions pris dans ’’ l’avoir ‘’
L’avoir quelque soit ses objets extérieurs ou intérieurs, c’est toujours vouloir ’’ être plus’’
Et donc nier son être actuel, nier '' ce qui est ''
On le nie parce qu’on le comprend pas
Comme disait Spinoza, tous les hommes connaissent Dieu mais peu en ont une idée juste.
Tout le monde ressent son être
Car il nous accompagne toujours mais peu le comprennent car il semble banale, vide 'rien''
Alors ils le mettent en arrière plan et et préfèrent mettre le reste cad les objets du monde au premier plan
Et le fait d'avoir mis leur être au second plan les décale par rapport à eux mêmes, créant un creux, un vide qu'ils s'empressent de combler à travers leurs quêtes d'objets
Ce qu'ils cherchent à travers ces objets, c’est être, s'éprouver en éprouvant des émotions et intensités
Mais ils confondent les objets avec leur être et ne peuvent donc pas être réellement satisfaits alors ils vont vers d'autres objets sans fin ne comprenant pas que c'est eux-mêmes qu'ils recherchent
Pourtant ils sont toujours eux-mêmes
et l’éveil c’est se rendre compte de cette évidence alors la course, la quête cesse immédiatement
L’illusion c'est chercher midi à 14h
L’éveil c'est chercher midi à midi, le trouver immédiatement et s'en satisfaire
joel |
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dodo-chan Invité
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Posté le: Je 18 Août 2011 17:01 Sujet du message: |
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| riseohms a écrit: |
Bonjour dodo
| dodo-chan a écrit: |
La méditation a toujours était présente.
Le geste ce fait lui même, |
Oui mais notre participation est nécessaire
Parce que l’on peut gêner et empêcher ce geste
Par manque de compréhension
La règle ‘’ aide toi et le ciel t’aidera ‘’ reste toujours valable
Le geste de l’éveil se fait de lui-même mais pas sans nous
Il n’est pas que passif mais actif /passif
Notre participation se fait au niveau de notre compréhension
Je pense à un livre de krishnamurti
Dont le titre est ‘’ éveil de l’intelligence ‘’
Intelligence dont l’intellect n’est qu’un aspect
J’ai connu des gens qui se sont compris eux-mêmes et ont compris la philosophie de la vie sans forcement passer par l’intellect ou la recherche de l’éveil
Mais tout simplement en vivant leur vie, les épreuves et obstacles qu’ils ont rencontrés leur ayant ouvert les yeux
Un exemple :
Illusion est revenue pendant deux jours,( seulement )
Dans un premier temps on ne s’en rend pas compte car on a toujours le sentiment de soi même, de notre présence
Mais avec une modification, la présence est un peu en retrait, en arrière plan
Quelque chose se surimpose à elle, le mental avec ses soucis.
ii se met à comparer le présent à l’avant et se projette dans le futur
il n’y a plus cette clarté si simple et évidente où on était simplement soi même,
Et si on continue à ne pas s’en rendre compte la présence en arrière plan finit par complètement se banaliser
et être complètement recouverte par le voile de nos états d’âmes
mais comme on a déjà pris gout à l’éveil, cela n’est plus possible.
. La tentation est alors grande de mettre au premier plan ce qui est en arrière plan
Et c’est là qu’est l’erreur
On s’est identifié à la pensée- je, créant ainsi une extériorité une distance entre soi et soi.
Que la présence soit en arrière plan ou au premier plan, c’est toujours la même extériorité.
J’ai vite repéré le piège et j’ai renoncé à m’occuper de nouveau de la présence de soi
Et c’est là que notre participation intervient dans le geste de l’éveil
Se rappeler notre compréhension du geste nous évite de s’enfermer de nouveau dans l’illusion
Et donc face à cette situation où on se sent dans l’illusion, la seule attitude juste est de l’accepter, de ne surtout pas essayer d’en sortir.
Bref de ne rien faire et de faire confiance à la grâce qui nous a fait en prendre conscience
Alors très rapidement et tout à fait spontanément, on se retrouve dans l’éveil
En se demandant comment on a pu encore se faire avoir
l'illusion nous apparait alors '' diabolique''
Cet éveil est tout à fait mystérieux
Il est très simple mais très difficile à exprimer, presque ineffable,
Rien n'a changé et tout a changé, il s'est passé quelque chose et en même temps il ne s'est rien passé
Je comprends Stephan Jourdain quand il dit que c’est un non événement
C’est comme un miracle, on ne le décide pas, on ne le fait pas, cela se fait quand on renonce à le faire
C’est à se demander si l’idée de l’éveil n’est pas le plus grand ou en tout cas le dernier obstacle à l’éveil.
C’est un retour au point de départ qu’on n’a, en réalité, jamais quitté mais avec quelque chose en plus.
La conscience ?
Non ce n’est pas juste, c’est plutôt avec quelque chose en moins car la conscience a toujours été là
Ce qui a disparu, c’est un poids, une opacité, celle de l’illusion
Illusion qui sans arrêt nous faisait pencher vers l’avant, nous sortant de notre axe
Et au lieu de nous redresser nous nous penchions encore plus en avant
Nous étions pris dans ’’ l’avoir ‘’
L’avoir quelque soit ses objets extérieurs ou intérieurs, c’est toujours vouloir ’’ être plus’’
Et donc nier son être actuel, nier '' ce qui est ''
On le nie parce qu’on le comprend pas
Comme disait Spinoza, tous les hommes connaissent Dieu mais peu en ont une idée juste.
Tout le monde ressent son être
Car il nous accompagne toujours mais peu le comprennent car il semble banale, vide 'rien''
Alors ils le mettent en arrière plan et et préfèrent mettre le reste cad les objets du monde au premier plan
Et le fait d'avoir mis leur être au second plan les décale par rapport à eux mêmes, créant un creux, un vide qu'ils s'empressent de combler à travers leurs quêtes d'objets
Ce qu'ils cherchent à travers ces objets, c’est être, s'éprouver en éprouvant des émotions et intensités
Mais ils confondent les objets avec leur être et ne peuvent donc pas être réellement satisfaits alors ils vont vers d'autres objets sans fin ne comprenant pas que c'est eux-mêmes qu'ils recherchent
Pourtant ils sont toujours eux-mêmes
et l’éveil c’est se rendre compte de cette évidence alors la course, la quête cesse immédiatement
L’illusion c'est chercher midi à 14h
L’éveil c'est chercher midi à midi, le trouver immédiatement et s'en satisfaire
joel |
J'ai plus l'impression de revenir a un processus, que d'y participer.
On est toujours en éveil...comme le Bernard l'Hermite qui a oublie sa coquille attirer par le corail, cependant il n’a jamais quitter sa coquille.
dodo |
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riseohms
Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 4343 Localisation: paris
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Posté le: Je 18 Août 2011 17:29 Sujet du message: |
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| dodo-chan a écrit: |
J'ai plus l'impression de revenir a un processus,que d'y participer.
On est toujours en éveil...comme le Bernard l'Hermite qui a oublie sa coquille attirer par le corail,cependant il na jamais quitter sa coquille.
|
Je comprends
C’est parce que peut être tu ne commets plus d’erreurs ou tu n’es plus victime de l’illusion
Alors oui on a cette impression de ne pas participer au processus mais c’est parce qu’on est devenu ce processus.
C’est lorsque revient l’erreur, l’illusion, et elle peut revenir, qu’il y a nécessité de participer et d’intervenir
Mais comme je le disais plus haut cela se fait spontanément, sans effort, sans le décider
C’est l’effet de notre compréhension, de notre intelligence de nous-mêmes
Ce qui revient’’ à participer sans participer’’ (ou à décider sans décider)
Dans cet éveil je me sens responsable de cet éveil tout en me laissant porter par lui et en ne faisant rien.
Oui on est toujours en éveil mais l’illusion peut se surimposer
et on peut croire avoir oublier sa coquille comme le Bernard l'Hermite alors qu’on ne l’a jamais quitté
Ou chercher ses lunettes alors qu’on les a sur les yeux
On est toujours éveillé et pourtant on peut vivre et se conduire ‘’ comme si ‘’ on ne l’était pas
C’est le mensonge de l’homme, la condition humaine
L’illusion est fondée sur des erreurs et des mensonges mais son existence est bien réelle, je veux dire c’est un vécu subjectif même si ce n’est pas une réalité objective du fait de sa nature illusoire
joel |
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dodo-chan Invité
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Posté le: Je 18 Août 2011 18:24 Sujet du message: |
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| riseohms a écrit: | | dodo-chan a écrit: |
J'ai plus l'impression de revenir a un processus,que d'y participer.
On est toujours en éveil...comme le Bernard l'Hermite qui a oublie sa coquille attirer par le corail,cependant il na jamais quitter sa coquille.
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Je comprends
C’est parce que peut être tu ne commets plus d’erreurs ou tu n’es plus victime de l’illusion
Alors oui on a cette impression de ne pas participer au processus mais c’est parce qu’on est devenu ce processus.
C’est lorsque revient l’erreur, l’illusion, et elle peut revenir, qu’il y a nécessité de participer et d’intervenir
Mais comme je le disais plus haut cela se fait spontanément, sans effort, sans le décider
C’est l’effet de notre compréhension, de notre intelligence de nous-mêmes
Ce qui revient’’ à participer sans participer’’ (ou à décider sans décider)
Dans cet éveil je me sens responsable de cet éveil tout en me laissant porter par lui et en ne faisant rien.
Oui on est toujours en éveil mais l’illusion peut se surimposer
et on peut croire avoir oublier sa coquille comme le Bernard l'Hermite alors qu’on ne l’a jamais quitté
Ou chercher ses lunettes alors qu’on les a sur les yeux
On est toujours éveillé et pourtant on peut vivre et se conduire ‘’ comme si ‘’ on ne l’était pas
C’est le mensonge de l’homme, la condition humaine
L’illusion est fondée sur des erreurs et des mensonges mais son existence est bien réelle, je veux dire c’est un vécu subjectif même si ce n’est pas une réalité objective du fait de sa nature illusoire
joel |
Je me sens vraiment comme une pointe de conscience échouer.
Y a bien d'une certaine manière une impossibilité de ce jouer encore du cinéma.
Avec la plus grande sincérité on arrive un rien,a la pureté de l’expérience.
Le mental panique et cherche a expliquer;
conscient,subconscient,être,désirs caché ou que sais je encore...Hier soir j'ai put voir ce cinéma dans sa splendeur,le roman,avec la narration....
Et il est destructeur selon ce qu'on a ingurgiter.(Je m’assèche,je me vide)
Qu'est ce que toute ces connerie sans nous?
Que sont les mots sans nous?
Je ne suis que Bernard "l’Hermite"....
amicalement
dodo |
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