Regards sur l'éveil
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Jean-Yves
Inscrit le: 11 Oct 2007 Messages: 295 Localisation: Var
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Posté le: Sa 19 Juil 2025 12:13 Sujet du message: Se reposer... et transcender... Méditer ? |
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Bonjour,
Ma sensibilité sur ce sujet :
Lorsque l'on s'assoit pour se reposer, il n'est pas forcément indispensable de s'occuper l'esprit à quelque chose, prendre un livre par exemple…
On peut tout simplement rester là, avec ce qui s'anime en soi. Car, fondamentalement, ce qui fait la différence entre un moment de repos que l'on s'accorde et ce que l'on pourrait appeler la méditation naturelle, c'est que durant cette pratique l'attention est sciemment réorientée d'une manière douce vers ce qui est là, en soi.
C'est-à-dire vers l'inspiration, l'expiration et tout ce qui peut se manifester en soi en tant que formation mentale. On pourrait considérer qu'il est nécessaire qu'il y ait une intention de reconnexion à notre cœur, toutefois, le simple désir de pratiquer est déjà en lui-même un mouvement intérieur, il révèle que cette intention est déjà présente. Durant cette pratique — qui est en vérité une forme de non-pratique — nous ne faisons rien de particulier. Il s'agit simplement de demeurer dans l’accueil de ce qui est là, en soi.
L’efficacité de cette pratique repose sur la tendance de notre esprit à se diriger spontanément vers la paix et le bonheur qui résident naturellement sur les plans les plus profonds de soi. Ainsi, à travers ces "moments de repos", on se donne ainsi cette opportunité.
Il est précieux de comprendre que tout ce qui peut s'animer en soi (pensées ou émotions) correspond à des éliminations de tension, et que ce processus est en ce sens salutaire.
Comprendre cela permet d’accueillir les mouvements intérieurs avec bienveillance et sans rejet. C’est dans cette ouverture que se révèle peu à peu la paix inhérente à notre nature profonde.
J'ai fait une version vidéo de ce sujet, voici le lien :
https://www.youtube.com/shorts/9O-Ontktoqc
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Reality66
Inscrit le: 27 Avr 2024 Messages: 332 Localisation: Languedoc-Roussillon
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Posté le: Di 20 Juil 2025 10:11 Sujet du message: Re: Se reposer... et transcender... Méditer ? |
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Jean-Yves a écrit: | Bonjour,
Ma sensibilité sur ce sujet :
...On peut tout simplement rester là, avec ce qui s'anime en soi
... l'on pourrait appeler la méditation naturelle, c'est que durant cette pratique l'attention est sciemment réorientée d'une manière douce vers ce qui est là, en soi.
... Il s'agit simplement de demeurer dans l’accueil de ce qui est là, en soi.
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Bonjour Jean-Yves
Je m'interroge, en lisant tes propos, qu'en est-il d'être absorbé-e par ce qui est là ou l'accueillir ?
Qui a-t-il de différent ? Ce n'est pas vraiment le thème que tu développes, mais cette méditation naturelle n'est-elle pas ces deux dispositions en même temps ? _________________ S'il suffisait de croiser les jambes pour atteindre l'illumination toutes les grenouilles seraient Bouddha. ( Taisen Deshimaru ) |
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Jean-Yves
Inscrit le: 11 Oct 2007 Messages: 295 Localisation: Var
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Posté le: Di 20 Juil 2025 11:37 Sujet du message: Re: Se reposer... et transcender... Méditer ? |
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Reality66 a écrit: | Jean-Yves a écrit: | Bonjour,
Ma sensibilité sur ce sujet :
...On peut tout simplement rester là, avec ce qui s'anime en soi
... l'on pourrait appeler la méditation naturelle, c'est que durant cette pratique l'attention est sciemment réorientée d'une manière douce vers ce qui est là, en soi.
... Il s'agit simplement de demeurer dans l’accueil de ce qui est là, en soi.
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Bonjour Jean-Yves
Je m'interroge, en lisant tes propos, qu'en est-il d'être absorbé-e par ce qui est là ou l'accueillir ?
Qui a-t-il de différent ? Ce n'est pas vraiment le thème que tu développes, mais cette méditation naturelle n'est-elle pas ces deux dispositions en même temps ? |
Bonjour Reality et merci pour ton message,
Oui, il est tout à fait possible de répondre à ces questions, mais les réponses en elles-mêmes, aussi satisfaisantes puissent elles être, peuvent donner l'impression d'avoir compris, et en même temps nous faire croire que l'on peut faire l'économie de la pratique elle-même.
Ce qui, j'en suis convaincu, n'est pas le cas. Car la compréhension de quelque chose ne concerne que la sphère intellectuelle de soi-même.
La description en elle-même du processus ne satisfait que le plan de soi-même qui est dans l'analyse.
Voilà, ceci étant dit...
Si on est absorbé par ce qui se passe en soi, le témoin (le Soi) est confondu avec les manifestations qui se produisent dans la conscience.
C'est un peu comme si on est au cinéma et que l'on regarde un film. On peut très bien être à ce point absorbé par l'histoire qui se déroule sous nos yeux, et ce que vivent les personnages, qu'on en oublie que nous sommes assis dans un fauteuil à regarder.
Mais en disant cela, je suis conscient que celui qui me lit peut se dire "oui je comprends" et être encore enfermé dans une conscience analytique... et tirer ses propres conclusions en se mettant à penser qu'il faut être juste "le témoin".
En fait, il n'y a pas besoin de faire ressurgir en soi un "témoin" (conscience témoin) qui est éternellement présent.
Car si on se place dans ce désir d'être le témoin, on se divise en deux, ou en d'autres termes, on prend une part du mental pour en faire "un témoin".
C'est d'ailleurs un des pièges courants dans le cheminement spirituel où l'on se place dans l'interprétation, et où on considère qu'il "faut être le témoin".
D'où l'importance, peut-être de ne pas trop en parler de façon à ne pas se placer dans cette conscience analytique qui se considère comme "celle qui sait", et de pratiquer "le silence", c'est-à-dire, accueillir et laisser descendre en soi (transcender).
Citation: | mais cette méditation naturelle n'est-elle pas ces deux dispositions en même temps ? |
Cette pratique (qui est une sorte de "non pratique" parce qu'on ne fait rien de particulier) m'apparait comme étant totalement en accord avec cette citation du Maître zen Kodo Sawaki :
"La meilleure méditation est celle durant laquelle on ne fait rien"
Juste elle est reformulée avec les mots de notre époque.
"Ne rien faire" dans cette optique, et dans ma compréhension, signifie que l'on ne n'accomplit aucune action volontaire, qui serait de faire taire le mental (ou la sphère émotionnelle) ou d'entretenir son flux.
En d'autres termes : "il suffit d'accueillir" ou encore (dit autrement) : "d'être avec..."
Cette "non action" permet que les processus de guérison qui sont inhérents à notre physiologie peuvent se mettre en mouvement (s'activer).
Et ainsi, il peut se produire ce que l'on appelle "transmutation de l'énergie".
C'est-à-dire que quelle que soit la forme de la conscience (qu'elle se manifeste sous forme d'angoisse, de peur, (ou autre), celle-ci est dissoute dans l'instant en tant que forme.
C'est la raison pour laquelle, toujours à mon sens, que :
"La meilleure méditation est celle durant laquelle on ne fait rien"
Parce que lorsqu'il y a ce "non-agir", c'est l'intelligence du Vivant qui prend en charge les processus de guérison. Et il n'y a rien de plus parfait que cette intelligence. Dans une contexte religieux, on dirait "le pouvoir de Dieu".
Voilà mon ressenti sur ce sujet...
Mais il n'y a que l'expérimentation (pratique du silence) qui peut permettre d'aller "toucher et vivre" directement en soi. Sinon cela peut rester de l'ordre du concept, de l'idée, de la théorie.
Ceci étant dit, si quelque chose n'est pas clair dans ce que je raconte, merci de me le dire... Car la compréhension intellectuelle a aussi son importance...
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Reality66
Inscrit le: 27 Avr 2024 Messages: 332 Localisation: Languedoc-Roussillon
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Posté le: Di 20 Juil 2025 19:05 Sujet du message: |
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Oh, mon interrogation ne signifiait pas discours analytique. Je repensais à certaines de mes expériences où je me suis senti davantage absorbé, sans langage, sans contenant, pour être abasourdi par ce qui se passait, me traversait, s'imposait à mes perceptions.
En ce sens, il ne s'agissait pas d'accueillir et je crois que tu veux dire à travers ce terme "accepter". En tout cas, l'on passe par ce chemin de l'acceptation, puisque vivre une expérience et la considérer, exige aussi une certaine reconnaissance dans la durée qui renvoie, je pense, à la vertu.
Voilà, il ne s'agissait pas d'une question toute intellectuelle que je proposait, mais une réflexion (je m'interroge) sans être dans une volonté de fabriquer un contenu.
Je te rejoins complètement à travers la notion de non-agir qui renvoie à l'intelligence du corps et aux processus de guérison. Quoique, j'ai constaté que la guérison, en renvoyant au naturel montre aussi notre essence surnaturelle, dans cette aletheia, ce dévoilement, qui me fait dire que toute guérison est initiatique et si l'on prête bien l'oreille également une révélation. _________________ S'il suffisait de croiser les jambes pour atteindre l'illumination toutes les grenouilles seraient Bouddha. ( Taisen Deshimaru ) |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 6880 Localisation: Suisse
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Posté le: Lu 21 Juil 2025 11:25 Sujet du message: |
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Bonjour B. Mariembourg,
J’ai supprimé les 7 messages que vous aviez écrits ici à la suite les uns des autres, car ils constituaient des digressions éparpillées et peu constructives qui noyaient par leur nombre et leur ton péremptoire le sens de ce fil. |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 6880 Localisation: Suisse
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Posté le: Lu 21 Juil 2025 11:28 Sujet du message: |
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Jean-Yves a écrit: | En d'autres termes : "il suffit d'accueillir" ou encore (dit autrement) : "d'être avec..."
Cette "non action" permet que les processus de guérison qui sont inhérents à notre physiologie peuvent se mettre en mouvement (s'activer).
Et ainsi, il peut se produire ce que l'on appelle "transmutation de l'énergie".
C'est-à-dire que quelle que soit la forme de la conscience (qu'elle se manifeste sous forme d'angoisse, de peur, (ou autre), celle-ci est dissoute dans l'instant en tant que forme.
C'est la raison pour laquelle, toujours à mon sens, que :
"La meilleure méditation est celle durant laquelle on ne fait rien"
Parce que lorsqu'il y a ce "non-agir", c'est l'intelligence du Vivant qui prend en charge les processus de guérison. Et il n'y a rien de plus parfait que cette intelligence. Dans une contexte religieux, on dirait "le pouvoir de Dieu".
Voilà mon ressenti sur ce sujet... |
Merci pour ce partage, Jean-Yves.
J’aime bien cette notion : lorsqu'il y a ce "non-agir", c'est l'intelligence du Vivant qui prend en charge les processus de guérison. |
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B. Mariembourg
Inscrit le: 11 Juin 2025 Messages: 375
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Posté le: Lu 21 Juil 2025 12:20 Sujet du message: |
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joaquim a écrit: | Bonjour B. Mariembourg,
J’ai supprimé les 7 messages que vous aviez écrits ici à la suite les uns des autres, car ils constituaient des digressions éparpillées et peu constructives qui noyaient par leur nombre et leur ton péremptoire le sens de ce fil. |
?? Contenu....Forme... Vous effacez sur évaluation subjective d'un ''ton péremptoire'', je regrette j'ai posé de vraies questions. |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 10532 Localisation: belgique
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Posté le: Lu 21 Juil 2025 17:37 Sujet du message: Re: Se reposer... et transcender... Méditer ? |
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Jean-Yves a écrit: | Bonjour,
Ma sensibilité sur ce sujet :
Lorsque l'on s'assoit pour se reposer, il n'est pas forcément indispensable de s'occuper l'esprit à quelque chose, prendre un livre par exemple…
On peut tout simplement rester là, avec ce qui s'anime en soi. Car, fondamentalement, ce qui fait la différence entre un moment de repos que l'on s'accorde et ce que l'on pourrait appeler la méditation naturelle, c'est que durant cette pratique l'attention est sciemment réorientée d'une manière douce vers ce qui est là, en soi.
C'est-à-dire vers l'inspiration, l'expiration et tout ce qui peut se manifester en soi en tant que formation mentale. On pourrait considérer qu'il est nécessaire qu'il y ait une intention de reconnexion à notre cœur, toutefois, le simple désir de pratiquer est déjà en lui-même un mouvement intérieur, il révèle que cette intention est déjà présente. Durant cette pratique — qui est en vérité une forme de non-pratique — nous ne faisons rien de particulier. Il s'agit simplement de demeurer dans l’accueil de ce qui est là, en soi.
L’efficacité de cette pratique repose sur la tendance de notre esprit à se diriger spontanément vers la paix et le bonheur qui résident naturellement sur les plans les plus profonds de soi. Ainsi, à travers ces "moments de repos", on se donne ainsi cette opportunité.
Il est précieux de comprendre que tout ce qui peut s'animer en soi (pensées ou émotions) correspond à des éliminations de tension, et que ce processus est en ce sens salutaire.
Comprendre cela permet d’accueillir les mouvements intérieurs avec bienveillance et sans rejet. C’est dans cette ouverture que se révèle peu à peu la paix inhérente à notre nature profonde.
J'ai fait une version vidéo de ce sujet, voici le lien :
https://www.youtube.com/shorts/9O-Ontktoqc
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Le non-agir, le taoïsme me parle plus que l'effort pour méditer  |
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Jean-Yves
Inscrit le: 11 Oct 2007 Messages: 295 Localisation: Var
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Posté le: Me 23 Juil 2025 4:45 Sujet du message: |
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Bonjour à tous, merci pour les réponses...
Joaquim (très heureux de ton commentaire, sincèrement) Reality (je te lis toujours avec une grande attention, oui je me sens en phase avec ce que tu dis...), Daniel (dont j'apprécie la présence constante sur ce forum), Mariembourg que je ne comprends pas trop, mais ce n'est pas grave...
J'ai souhaité, à travers ce post, démystifier l'idée de ce que l'on appelle souvent "la méditation", et essayer d'exprimer l'idée que ce n'est rien d'autre que du repos que l'on s'accorde; et qu'en ce sens c'est une pratique qui est, on ne peut plus, naturelle.
Car il s'avère que la plupart du temps (pour beaucoup), quand on se repose, on se plonge dans une activité, (qui peut être de lire, regarder la télé...etc.), ce qui n'est pas un mal en soi car c'est normal d'avoir envie de profiter et jouir de la vie.
Mais que, ce faisant, on se détourne de la possibilité d'un repos beaucoup plus profond, à travers lequel le corps peut s'auto réparer.
J'ai voulu exprimer l'idée que même ceux qui n'ont aucune idée sur la spiritualité ou la méditation peuvent très bien, d'une manière totalement naturelle... méditer sans le savoir.
Car l'accueil de ce qui est là en soi (de ce qui est présent en tant qu'émotion ou pensée), n'est pas une action en soi, c'est juste une "non fuite" du présent.
Et que souvent, l'activité que l'on adopte dans ces moments de repos (lire... ou autre...) peut constituer une fuite d'un malaise présent en soi, plus en profondeur. Et que cette activité que l'on s'est donnée est ainsi une manière de ne pas trop le ressentir...
Ainsi, méditer, dans cette optique, c'est uniquement "s'assoir" et "accueillir", "être avec". Et c'est là qui y a, de fait "non-activité", et ainsi que l'on se donne cette opportunité de "transcender", c'est-à-dire de se laisser "descendre" dans des couches plus apaisées de soi.
Ce que je raconte ici m'apparait totalement en accord avec ce que peut enseigner Eckhart Tolle à travers la notion de "pouvoir du moment présent".
Il a d'ailleurs écrit un best seller à ce sujet : "Le pouvoir du moment présent"
Toutefois, il s'avère que pour les personnes qui seraient en proie à des angoisses ou des troubles très grands, l'idée même de "se mettre en silence" peut leur sembler hors de portée.
Car dès que l'on se met en silence, que l'on s'assoie avec l'intention de "laisser être ce qui est là en soi en tant que pensées ou émotions", cela peut leur sembler insupportable. Car cela a pour effet d'accentuer ce ressenti d'inconfort. Et "la fuite" qui est l'attitude la plus courante permet de moins ressentir les troubles.
C'est à chacun de voir, bien sûr, comment il peut s'adapter, et faire les choix qui lui sont propres.
On peut très bien se sentir "trop mal" intérieurement pour faire ce choix de "pratique du silence", alors il peut y avoir, je pense, d'autres approches possibles pour ceux qui souhaiteraient se libérer intérieurement.
Car bien sûr, même le désir de se libérer est aussi une question de choix (que l'on fait ou pas), mais encore faut-il que l'on sache que nous avons cette possibilité.
Je dis ça car il y a des gens qui sont en très grandes souffrances et qui ont l'impression de se trouver face à un horizon totalement fermé.
Au plaisir de communiquer avec vous...
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konrad
Inscrit le: 25 Mars 2018 Messages: 2016 Localisation: En van...dredi.
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Posté le: Me 23 Juil 2025 14:55 Sujet du message: |
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Bonjour,
J'ai toujours pensé que les notions "d'accueil", "d'acceptation" étaient insuffisantes en elles-mêmes pour constituer une réelle efficience salvatrice.
Pour moi, il manquait - et manque souvent - à ce discours "bienveillant" un aspect "rédempteur".
A l'accueil doit s'adjoindre un acte de conscience, un regard lucide et attentif porté sur l'objet problématique. Un regard conscient qui décortique, qui discrimine et étudie chaque part afin d'en évaluer la teneur maladive.
C'est acte de conscience posé avec détermination, préalable ou simultané à l’accueil qui transforme ou transmue la cause du malaise. Un accueil sans étude scrupuleuse et attentive de ce qui arrive court le risque de se voir envahi du pire.
Accueillir oui mais pas n'importe comment ni n'importe quoi.
Cet acte de conscience n'est pas une rêverie ou une attente passive, c'est une confrontation directe et exigeante avec l'empêchement.
Car les choses ne se transforment pas d'elles-mêmes par le simple accueil ou l'acceptation bienveillante. Elles nécessitent d'être regardées en face avec acuité et sans complaisance. |
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Jean-Yves
Inscrit le: 11 Oct 2007 Messages: 295 Localisation: Var
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Posté le: Me 23 Juil 2025 16:44 Sujet du message: |
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konrad a écrit: | Bonjour,
J'ai toujours pensé que les notions "d'accueil", "d'acceptation" étaient insuffisantes en elles-mêmes pour constituer une réelle efficience salvatrice.
Pour moi, il manquait - et manque souvent - à ce discours "bienveillant" un aspect "rédempteur".
A l'accueil doit s'adjoindre un acte de conscience, un regard lucide et attentif porté sur l'objet problématique. Un regard conscient qui décortique, qui discrimine et étudie chaque part afin d'en évaluer la teneur maladive.
C'est acte de conscience posé avec détermination, préalable ou simultané à l’accueil qui transforme ou transmue la cause du malaise. Un accueil sans étude scrupuleuse et attentive de ce qui arrive court le risque de se voir envahi du pire.
Accueillir oui mais pas n'importe comment ni n'importe quoi.
Bien à toi...
Cet acte de conscience n'est pas une rêverie ou une attente passive, c'est une confrontation directe et exigeante avec l'empêchement.
Car les choses ne se transforment pas d'elles-mêmes par le simple accueil ou l'acceptation bienveillante. Elles nécessitent d'être regardées en face avec acuité et sans complaisance. |
Bonjour,
A chacun d'expérimenter par lui-même Konrad, et de tirer ses propres conclusion.
Si ce que tu décris amène des résultats en tant que transmutations d'énergie, je n'ai rien de particulier à ajouter.
Voilà, ma réponse pourrait très bien s'arrêter ici...
Car je considère que je n'ai pas de jugement à porter sur ce que vivent les uns et les autres, que chacun est bien en droit d'être ce qu'il est et de penser ce qu'il veut...
Mais je peux traduire, puisque nous sommes sur un lieu d'échange, ce que je ressens et perçois à ce sujet.
Pour qu'il y ait de véritables réponses qui viennent du fond de soi, il faut qu'il y ait au préalable de véritables questions, qu'il y ait un véritable questionnement en soi.
Ce questionnement est une ouverture en soi sans laquelle rien n'est possible. Car, sinon, la sphère "mental/intellect" peut tourner en boucle dans une position de fermeture.
Souvent, lorsque cela se passe ainsi, c'est qu'il y a une peur sous-jacente en soi qui maintient ce verrouillage.
Mais on sort un peu ici de l'orientation première de ce post, qui est "la pratique du silence", ce repos intérieur qu'elle procure...
Citation: | A l'accueil doit s'adjoindre un acte de conscience, un regard lucide et attentif porté sur l'objet problématique. Un regard conscient qui décortique, qui discrimine et étudie chaque part afin d'en évaluer la teneur maladive. |
Ce n'est pas mon expérience. la libération ne peut pas venir de "ce regard qui décortique" (car celui-ci est le mouvement de l'intellect...) mais de cette conscience toujours libre qui est présente au fond de soi.
Mais bon, à chacun de voir... expérimenter par soi-même... et être honnête avec soi-même... de façon à pouvoir remettre en question ce qui n'amène pas un mieux dans la vie.
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 10532 Localisation: belgique
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Posté le: Me 23 Juil 2025 19:15 Sujet du message: |
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Bonsoir Konrad et Jean-Yves
Savez-vous que vous êtes tous les deux en phase, dans votre non-action/action, avec le fait que la Conscience ne peut être qu'en première personne
Cette Conscience est toujours libre (quand Elle se retrouve dans la dualité, c'est une méprise), mais Elle n'est pas présente au fond de soi, Elle est Qui Je suis  |
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Jean-Yves
Inscrit le: 11 Oct 2007 Messages: 295 Localisation: Var
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Posté le: Me 23 Juil 2025 19:53 Sujet du message: |
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daniel a écrit: | Bonsoir Konrad et Jean-Yves
Savez-vous que vous êtes tous les deux en phase, dans votre non-action/action, avec le fait que la Conscience ne peut être qu'en première personne
Cette Conscience est toujours libre (quand Elle se retrouve dans la dualité, c'est une méprise), mais Elle n'est pas présente au fond de soi, Elle est Qui Je suis  |
Bonjour Daniel,
Citation: | mais Elle n'est pas présente au fond de soi, Elle est Qui Je suis |
Oui Daniel, à mon sens, on peut effectivement l'exprimer ainsi...
Mais pour ma part ce qui m'intéresse, ce n'est pas tellement de définir la Conscience, ce qu'Elle est ou ce qu'Elle n'est pas, mais de favoriser tout ce qui peut amener une résilience en soi.
C'est-à-dire ce qui va favoriser la guérison des différents traumas...
Je ressens le besoin que ce qui est "l'éveil", ou la réalisation spirituelle devienne incarnée, qu'elle soit vécue en tant qu'accroissement du bonheur intérieur.
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 6880 Localisation: Suisse
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Posté le: Me 23 Juil 2025 21:09 Sujet du message: |
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Jean-Yves a écrit: | l'accueil de ce qui est là en soi (de ce qui est présent en tant qu'émotion ou pensée), n'est pas une action en soi, c'est juste une "non fuite" du présent. |
Oui, j’aime bien aussi cette notion de ‘non fuite’.
Jean-Yves a écrit: | Toutefois, il s'avère que pour les personnes qui seraient en proie à des angoisses ou des troubles très grands, l'idée même de "se mettre en silence" peut leur sembler hors de portée. |
Ce n’est même pas à qui serait en proie à des angoisses que se mettre en silence paraîtrait hors de portée, mais à qui simplement pense que cela n’en vaut pas la peine, que c’est inutile, qu’il n’y a rien à en attendre. Et de fait, tant qu’on en attend quelque chose, il n’en sortira rien ; c’est là le paradoxe. Il s’agit de ne rien en attendre, mais pas parce qu’on n’en attendrait rien (mode passif), mais parce que réellement on n’en attend rien (mode actif). Ne rien attendre sur le mode passif, c’est la fuite. Ne rien attendre sur le mode actif, c’est la non-fuite.
konrad a écrit: | A l'accueil doit s'adjoindre un acte de conscience, un regard lucide et attentif porté sur l'objet problématique. Un regard conscient qui décortique, qui discrimine et étudie chaque part afin d'en évaluer la teneur maladive.
C'est acte de conscience posé avec détermination, préalable ou simultané à l’accueil qui transforme ou transmue la cause du malaise. Un accueil sans étude scrupuleuse et attentive de ce qui arrive court le risque de se voir envahi du pire.
Accueillir oui mais pas n'importe comment ni n'importe quoi. |
Oui, accueillir, mais pas sans conscience. Tu dis : une conscience qui étudie scrupuleusement. Pour moi, la conscience qui étudie scrupuleusement, c’est une conscience seconde, qui naît de l’acte de conscience, mais qui se plie à la passivité de la rigueur. L’IA étudie scrupuleusement, mais n’est pas elle-même une conscience active. Ce que tu veux dire, je crois, c’est une conscience qui juge. Cela, l’IA en est incapable. Elle étudie scrupuleusement, mais elle ne juge pas Pour juger, il faut se poser, dans un acte de présence, face à ce qui vient à soi. Le jugement — non pas au sens de condamnation, mais au sens de pesée — la pesée des âmes des égyptiens —, de pesée de la valeur de ce qui est dit, montré, manifesté. Il faut faire acte de présence, pour juger juste. C’est cette capacité que nous avons tous, et qui nous institue en tant qu’humains, que tu ne veux pas voir disparaître, me semble-t-il, dans un acte d’acceptation qui ne discriminerait plus rien. Je crois pourtant que cette capacité ne réside pas tant dans la discrimination, que dans l’acte de présence. C’est parce qu’il y a acte, acte de présence, qu’il y a discrimination. De sorte que ce qu’il s’agit d’exiger, ce n’est pas la discrimination, mais l’acte. Une fois l’acte acté, tout devient clair. Et je reprends là cette formule de Jean-Yves : l’acte acté, c’est la non-fuite. Un acte qui n’acte rien — parce qu’acter quelque chose, c’’est se subordonner à cette chose — mais qui est acte, comme l’est la non-fuite. |
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Fu ni
Inscrit le: 28 Sep 2022 Messages: 802 Localisation: Bourgogne
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Posté le: Je 24 Juil 2025 7:02 Sujet du message: |
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Jean-Yves a écrit: |
Ainsi, méditer, dans cette optique, c'est uniquement "s'assoir" et "accueillir", "être avec". Et c'est là qui y a, de fait "non-activité", et ainsi que l'on se donne cette opportunité de "transcender", c'est-à-dire de se laisser "descendre" dans des couches plus apaisées de soi.
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Bonjour Jean-Yves,
Cet apaisement peut permettre de s’interroger alors sur la nature du sujet qui n’agit pas, qui accueille, qui est avec, qui se laisse descendre, qui en est soigné…. De mon point de vue de vue, agir et ne pas agir sont des objets dans notre conscience et la seule direction attentionnelle pour réaliser le Soi, pour être ce que nous sommes, doit pointer vers le sujet de ces agir et non-agir. |
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