Regards sur l'éveil
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kenneau
Inscrit le: 19 Nov 2011 Messages: 502 Localisation: Entre l’Ain et Troie
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Posté le: Ve 09 Jan 2026 22:08 Sujet du message: En sustentation. |
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Après la substance, celui de l’équilibre, la sustentation…
Mes premières introductions sur le forum, c’étaient focalisées sur le lien entre l’éveil d’une part, du moins ce qui m’était percevable à ce moment là, et ce que m’inspirait mes recherche spécifiques à partir de l’astrologie chinoise qui pose dans des cas très particuliers, certaines configurations ayant trait à l’illumination, tel que la tradition chinoise, et plus spécifiquement la philosophie Taoïste, et par extension Bouddhiste, s’y référent, comme l’aboutissement de toute recherche spirituelle.
Vaste sujet, qui un flop, mais qui orienta mon attention sur l’état d’éveil dans toute sa diversité, tout autant qu’il y a d’individus, qui d’une manière ou d’une autre, ont été, à un moment donné, traversé par cet ultime état de conscience.
En conclusion de laquelle, il est réellement illusoire d’en saisir le sens même, qui n’a de cette transmutation intérieure, aucune entrée pouvant véritablement en transmettre l’essence, sans le réduire à une distinction. Mais qui néanmoins, depuis de nombreuses années continue d’alimenter substantiellement ce forum, tout en ouvrant une réflexion suffisamment éloquente de profondeur pour toutefois témoigner de la richesse exponentielle de ce que génère l’éveil aux travers de toutes ces expériences uniques.
Quoiqu’il en soit, ce qui fut en substance, se prolonge par ce qui est en sustentation, c’est à dire, maintenue en équilibre dans son milieu, par ces points d’appuis, propre aux caractéristiques personnelles le constituant, j’entends intérieurement.
Évidement, ces points d’appuis sont la résonance de ce qui se joue dans l’équilibre nécessaire de constamment se remettre en question, sachant que chaque point est un état transitoire d’un autre état, en perpétuel mouvement, donc indéfinissable tant que le mouvement s’engendre de lui-même, de ce qu’il est dans l’instant…
De quoi vais-je me sustenter? C’est à dire, me nourrir afin de rester en équilibre. _________________ L’espace d’un instant à un autre, c’est très court, mais largement suffisant. |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7078 Localisation: Suisse
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Posté le: Sa 10 Jan 2026 21:42 Sujet du message: |
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Bonjour Frédéric,
Oui, la question est essentielle : de quoi vais-je me sustenter, afin de rester en équilibre ? Le fait même que je doive me sustenter est un aveu de déséquilibre. Il faut que je me sustente pour retrouver l’équilibre. Mais le refus de me sustenter serait le signe d'un déséquilibre plus grave encore : refuser d’accompagner un mouvement, c’est tomber. Au fond, le besoin de se sustenter, c’est la nécessité de prendre le risque de la vie. Prendre ce risque, c’est la seule manière de demeurer en équilibre. |
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kenneau
Inscrit le: 19 Nov 2011 Messages: 502 Localisation: Entre l’Ain et Troie
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Posté le: Di 11 Jan 2026 0:18 Sujet du message: |
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| joaquim a écrit: | Bonjour Frédéric,
Oui, la question est essentielle : de quoi vais-je me sustenter, afin de rester en équilibre ? Le fait même que je doive me sustenter est un aveu de déséquilibre. Il faut que je me sustente pour retrouver l’équilibre. Mais le refus de me sustenter serait le signe d'un déséquilibre plus grave encore : refuser d’accompagner un mouvement, c’est tomber. Au fond, le besoin de se sustenter, c’est la nécessité de prendre le risque de la vie. Prendre ce risque, c’est la seule manière de demeurer en équilibre. |
Oui, Joaquim, si la question est essentielle, il lui faut lui apporter une réponse, laquelle n’aura de cesse de se reposer, tant que la réponse ne sera pas adaptée à la situation de trouver une solution. Et qui dit solution, dit problème, et qui dit problème, pose de nouveau la question du pourquoi de ce qui le définit comme tel. C’est un peu , le serpent qui se mord la queue. Si il y a déséquilibre, il y a équilibre. L’histoire se raconte d’un manque, ou peut-être d’une absence, laquelle se promet de se résoudre une fois trouvé la réponse de ce qui se raconte. Faire la distinction de cette histoire et de ce qu’elle se raconte, est comme un sens unique, dont la seule possibilité n’est pas une possibilité, mais l’aveu de s’y être enfermé par la définition même de ce qui pose problème, de trouver une réponse.
Il y a un risque, celui de lui trouvé une raison de le prendre, et de le considérer dés lors, comme le début d’une action d’entreprendre, d’entreprendre de s’y risquer, et ainsi répondre du coup, d’un besoin de le faire dans le but de….
De quoi au juste, de retrouver son équilibre, lequel induit le fait de l’avoir perdu….et qu’en bien même, la permanence de ce qui est, ne peut s’admettre qu’à partir de ce qui ne l’est pas. Et cela indéfiniment jusqu’à au moment, où il ne se pose plus le relatif de ce qui est, de ce qui devrait être, ou pas.
Les points d’appuis sont le mouvement en soi, ils sont nécessairement en déséquilibre puisque en mouvement, et ce mouvement est lui même la condition de qui se produit. La production s’active de l’action, qui elle ne produit rien tant qu’elle n’induit pas un mouvement, un mouvement qui se destine à produire une continuité, et donc un début de quelque chose vers une finitude d’autre chose.
Une projection, à partir de laquelle, se suppose de définir les conditions qui s’autorise à entreprendre un mouvement quelqu’il soit, et de convenir qu’il répond d’une absolue nécessité de demeurer dans cet état, au risque de s’effondrer sur soi-même.
Alors oui, Joaquim, toutes les considérations qui répondent d’un engagement, sont ce quelles sont. Qui s’aventurait à induire sa propre vision du monde, dans un monde qui n’existe.que dans le cadre qui le fait apparaître.
En sustentation de quoi, l’inciterais je à se rendre visible, alors qu’à partir de rien, rien n’apparaît comme tel.
Je ne pose même pas la question, tout autant qu’il me faudrait pour cela, me considérer comme me la posant dans le but d’y répondre ou ne pas y répondre, ce qui constitue une condition de pouvoir de détenir et de devenir, ce qui en soit n’a pas de sens, puisque le sens n’a rien à voir avec ce qui est de fait, seulement cela. _________________ L’espace d’un instant à un autre, c’est très court, mais largement suffisant. |
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Samy
Inscrit le: 31 Oct 2011 Messages: 2132 Localisation: paris
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Posté le: Di 11 Jan 2026 12:09 Sujet du message: |
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Bonjour Joaquim et Frédéric
Pour moi, ce paradoxe se tient comme une nécessité au niveau de ce qui se manifeste.
Cette danse entre incomplétude et complétude empêche que le mouvement se fige dans une forme ou une réponse définitive. Elle maintient une reprise, un souffle, sans que le manque devienne un principe à défendre.
Et ce qui permet que cette danse soit vécue sans crispation n’est pas une solution de plus, ni un état à atteindre, mais le fait que tout cela apparaît dans un champ plus silencieux, non séparé.
Dans ce champ, la mise en ordre peut se relâcher d’elle-même, l’erreur peut avoir lieu, la rectification se faire sans qu’un centre de contrôle s’en empare.
« Ce qui est vertigineux, c’est l’espace qui permet à tout cela d’apparaître. » _________________ Si l'on vous demande : Quel est le signe de votre Père qui est en vous ? Dites-leur : C'est un mouvement et un repos . Thomas (evangile apocryphe) |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7078 Localisation: Suisse
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Posté le: Di 11 Jan 2026 21:21 Sujet du message: |
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Bonjour Frédéric,
Je ne suis pas sûr de t'avoir bien compris, alors désolé si mes remarques tombent à côté.
| kenneau a écrit: | | Il y a un risque, celui de lui trouvé une raison de le prendre, et de le considérer dés lors, comme le début d’une action d’entreprendre, d’entreprendre de s’y risquer, et ainsi répondre du coup, d’un besoin de le faire dans le but de…. |
Le risque à prendre dont je parle ne provient pas de la décision volontaire de prendre un risque, mais de la nécessité dans laquelle nous place la vie de le prendre. Le prendre, c’est dire ‘oui’ à la vie, refuser ou n’avoir pas la force de le prendre, c’est lui dire ‘non’, c’est renoncer à vivre. Les animaux ne savent pas faire autrement que dire ‘oui’. Nous les humains, pouvons dire ‘non’.
| kenneau a écrit: | | Les points d’appuis sont le mouvement en soi, ils sont nécessairement en déséquilibre puisque en mouvement, et ce mouvement est lui même la condition de qui se produit. |
Les point d’appuis sont le mouvement en soi ; autrement dit la vie. On constate que la vie est mouvement, et donc déséquilibre. Mais cette constatation, elle, ne fait pas partie de la vie. Pour qu’elle puisse se produire, il faut qu’elle fige la vie dans un moment donné, qu’elle en arrête le mouvement. |
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kenneau
Inscrit le: 19 Nov 2011 Messages: 502 Localisation: Entre l’Ain et Troie
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Posté le: Lu 12 Jan 2026 20:14 Sujet du message: |
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| joaquim a écrit: | Bonjour Frédéric,
Je ne suis pas sûr de t'avoir bien compris, alors désolé si mes remarques tombent à côté.
| kenneau a écrit: | | Il y a un risque, celui de lui trouvé une raison de le prendre, et de le considérer dés lors, comme le début d’une action d’entreprendre, d’entreprendre de s’y risquer, et ainsi répondre du coup, d’un besoin de le faire dans le but de…. |
Le risque à prendre dont je parle ne provient pas de la décision volontaire de prendre un risque, mais de la nécessité dans laquelle nous place la vie de le prendre. Le prendre, c’est dire ‘oui’ à la vie, refuser ou n’avoir pas la force de le prendre, c’est lui dire ‘non’, c’est renoncer à vivre. Les animaux ne savent pas faire autrement que dire ‘oui’. Nous les humains, pouvons dire ‘non’.
| kenneau a écrit: | | Les points d’appuis sont le mouvement en soi, ils sont nécessairement en déséquilibre puisque en mouvement, et ce mouvement est lui même la condition de qui se produit. |
Les point d’appuis sont le mouvement en soi ; autrement dit la vie. On constate que la vie est mouvement, et donc déséquilibre. Mais cette constatation, elle, ne fait pas partie de la vie. Pour qu’elle puisse se produire, il faut qu’elle fige la vie dans un moment donné, qu’elle en arrête le mouvement. |
Bonjour Joaquim,
J’apprécie ton besoin de préciser que l’un et l’autre ne puisse pas répondre exactement de la compréhension de ce qui s’exprime de l’un et de l’autre.
Je pense d’une certaine manière avoir lâché le fait de me faire comprendre, autant que saisir le sens exprimé que véhicule la pensée, autant que l’intériorité du cheminement exprimée, lors des échanges qu’empruntent l’expression propre à chacun.
Pour ton premier commentaire, il va de soi que l’ouverture détermine indubitablement l’engagement dans laquelle la vie nous place à chaque instant. Pas pour en faire quelque chose, maïs seulement pour initier à chaque fois cette attitude intérieure qui détermine nécessairement l’intention particulière de ne faire que cela. Être ouvert.
Dans ton deuxième commentaire, tu mets l’accent sur ce qui détermine le fait de constater comme une évidence propre à figer le mouvement, afin qu’il puisse apparaître, ou se rendre visible. Ça va de soi. Juste le fait de regarder ne définit rien, tant qu’une compréhension ne cloisonne ce qui va faire sens ou pas. _________________ L’espace d’un instant à un autre, c’est très court, mais largement suffisant. |
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