Regards sur l'éveil
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manira
Inscrit le: 05 Août 2012 Messages: 3857
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Posté le: Ve 23 Oct 2026 15:16 Sujet du message: Une balade à tout vent d’exister |
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Je ne pense pas que le moi se doit de faire un geste , car étant lui-même le geste …
Moi étant ce par quoi l’être se manifeste .
C’est comme un drapeau qui s’élève au vent de l’existence . Ça s’impose sans forcer ; il n’y a même pas au préalable l’idée de saisir ou de dessaisir . En tant que drapeau - moi au vent - la question ne se pose tout simplement pas . .
Quelle attitude le drapeau devrait - il adopter d’avance ?
Aucune .
Le drapeau n’a besoin que d’un lieu où être suspendu …
Ce lieu n’est pas une paix à retrouver , puisqu’elle n’est pas quelque chose qui était déjà là , en soi , à retrouver .
C’est sans doute pour cela que le mot « apparition « m’était cher lors de plusieurs de mes messages ….
Je suis ce trésor événementiel qui se lève …
🏳️🌈 _________________ Le don n’a pas d’instant : il est de tous ceux où je suis moi . |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7169 Localisation: Suisse
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Posté le: Ve 23 Oct 2026 16:47 Sujet du message: Re: Une balade à tout vent d’exister |
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| manira a écrit: | Je ne pense pas que le moi se doit de faire un geste , car étant lui-même le geste …
Moi étant ce par quoi l’être se manifeste .
C’est comme un drapeau qui s’élève au vent de l’existence . Ça s’impose sans forcer ; il n’y a même pas au préalable l’idée de saisir ou de dessaisir . En tant que drapeau - moi au vent - la question ne se pose tout simplement pas . .
Quelle attitude le drapeau devrait - il adopter d’avance ?
Aucune .
Le drapeau n’a besoin que d’un lieu où être suspendu …
Ce lieu n’est pas une paix à retrouver , puisqu’elle n’est pas quelque chose qui était déjà là , en soi , à retrouver .
C’est sans doute pour cela que le mot « apparition « m’était cher lors de plusieurs de mes messages ….
Je suis ce trésor événementiel qui se lève …
🏳️🌈 |
Bonjour manira,
Oui, tu as raison, il n'y a rien à faire pour manifester le moi, il l'est déjà dans toute sa splendeur. Pour être plus explicite, je dirais qu’il n’y a rien à faire pour manifester le Soi, il l’est déjà dans toute sa splendeur de toute éternité. Ce qu’il s’agit de faire, c’est de le débarrasser de tout ce qui le recouvre et le cache. Ce qui le recouvre et le cache, c’est ce que je crois être moi — comme aussi ce que je crois être la réalité. Pour réaliser que ce que je crois être moi et la réalité n’est qu’un masque qui cache de vrai visage de Soi, il me faut m’éveiller. Cet éveil, c’est un geste, le geste de se mettre debout, sans s’appuyer sur rien. C’est le geste de se faire rien, pure transparence. |
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manira
Inscrit le: 05 Août 2012 Messages: 3857
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Posté le: Ve 23 Oct 2026 18:14 Sujet du message: |
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Bonjour Joaquim,
Je crois que notre désaccord le plus profond touche à ce qui apparaît .
Ce moi qui apparaît est il ce qui masque l’être ou est il l’événement ou l’être se manifeste ?
Pour cela que le drapeau me parle , il n’a pas à être rien, mais qu’à être lui même , et se laisser déplier par le vent …..
Est ce possible de se voir sans se réduire ni se sacraliser ? _________________ Le don n’a pas d’instant : il est de tous ceux où je suis moi . |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11417 Localisation: belgique
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Posté le: Ve 23 Oct 2026 19:04 Sujet du message: |
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Je prends le risque ... Ce moi est l'évènement où l'être se manifeste, en tout cas, dans l'espace et le temps, là où a lieu la rencontre avec Soi, avec l'autre ... et, au-delà, demeure l'être que tu es, que je suis et qui resplendit  |
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manira
Inscrit le: 05 Août 2012 Messages: 3857
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Posté le: Ve 23 Oct 2026 19:15 Sujet du message: |
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| daniel a écrit: | Je prends le risque ... Ce moi est l'évènement où l'être se manifeste, en tout cas, dans l'espace et le temps, là où a lieu la rencontre avec Soi, avec l'autre ... et, au-delà, demeure l'être que tu es, que je suis et qui resplendit  |
Bonjour Daniel:
Qu’entend tu par « au delà « ? _________________ Le don n’a pas d’instant : il est de tous ceux où je suis moi . |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11417 Localisation: belgique
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Posté le: Ve 23 Oct 2026 19:42 Sujet du message: |
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Au-delà du point de jonction de l'espace et du temps où j'apparais, en tant que manifestation de l'être, en tant que singularité, Je suis et resplendit  |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7169 Localisation: Suisse
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Posté le: Ve 23 Oct 2026 23:30 Sujet du message: |
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| manira a écrit: | Bonjour Joaquim,
Je crois que notre désaccord le plus profond touche à ce qui apparaît .
Ce moi qui apparaît est il ce qui masque l’être ou est il l’événement ou l’être se manifeste ?
Pour cela que le drapeau me parle , il n’a pas à être rien, mais qu’à être lui même , et se laisser déplier par le vent …..
Est ce possible de se voir sans se réduire ni se sacraliser ? |
Le moi qui apparaît est l'être lui-même. Mais il est masqué par les pensées qu’il produit, qui disent pour lui la réalité du monde et la sienne. Je ne veux pas dire que les pensées seraient en soi un masque ; mais elles le sont dès lors que je les saisis pour en faire une représentation que je peux convoquer en esprit à volonté. Stephen Jourdain avait donné à ce processus un nom que je trouve assez évocateur : la coagulation. Elle est à la pensée ce que l'inertie est à la matière. |
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Jean-Yves
Inscrit le: 11 Oct 2007 Messages: 333 Localisation: Var
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Posté le: Sa 24 Oct 2026 9:16 Sujet du message: |
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| joaquim a écrit: |
Le moi qui apparaît est l'être lui-même. Mais il est masqué par les pensées qu’il produit, qui disent pour lui la réalité du monde et la sienne. Je ne veux pas dire que les pensées seraient en soi un masque ; mais elles le sont dès lors que je les saisis pour en faire une représentation que je peux convoquer en esprit à volonté. Stephen Jourdain avait donné à ce processus un nom que je trouve assez évocateur : la coagulation. |
Bonjour,
Oui, à mon sens, on peut parler de coagulation de la conscience ou bien de cristallisation, mais tout cela revient au même. Ou même le décrire à la manière de certains enseignements qui disent que ce qui n'a pas de forme revêt une forme, que la rivière qui coule devient de la glace, etc.
Mais ce qui me paraît intéressant de traduire ici, c'est que cette coagulation de la conscience n'est pas en soi le problème, car si l'on considère qu’elle est le problème, on va chercher une solution à ce problème. La cristallisation ou coagulation est alors la réalité du moment, c'est la réalité de ce que l'on vit, et dès lors que l'on cherche une échappatoire ou une solution à ce qui est vécu ici et maintenant, on installe directement une dualité.
L'accueil en soi de la coagulation montre, ou peut montrer, que ce qui est coagulé, c'est la conscience elle-même. Je ne sais pas si j'arrive à me faire comprendre, mais j'essaie de traduire l'idée que dès lors que l'on considère qu'il y a coagulation et que c'est ce qui bloque, il y a une fuite quasi instantanée du réel qui s'opère en soi, cette fuite à travers laquelle on peut chercher une échappatoire ou une solution à ce qui est là en soi.
Pour autant, l'accueil de la coagulation telle qu'elle est ne se traduira pas nécessairement par l'éveil, ceci tout simplement parce que celui-ci ne peut survenir que si la structure, c'est-à-dire l'ensemble qui constitue notre corps, notre mental et notre intellect, est prêt à le vivre.
Toutefois, l'accueil de la structuration (coagulation) apparaît comme étant l'orientation la plus favorable pour que cette structuration finisse par se libérer elle-même, c'est-à-dire qu'elle laisse transparaître le Soi qui apparait en deçà, c'est-à-dire toujours présent.
Je ne dis pas que quelqu'un aurait dit que la coagulation est le problème, mais il s'avère que l'on est formaté comme ça, dans le sens où, quand on cherche l'éveil, on va considérer que ce qui apparaît entre l'éveil et soi est un problème, on va vouloir se libérer de ce problème. Alors que de problème, il n'y en a pas.
C'est bien naturel de raisonner ainsi, car dès lors que l'on voit qu'il y a une cristallisation ou coagulation, on se dit :
« Il faudrait que ça se remette à couler. »
🙏 |
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manira
Inscrit le: 05 Août 2012 Messages: 3857
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Posté le: Sa 24 Oct 2026 12:39 Sujet du message: |
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| joaquim a écrit: | | manira a écrit: | Bonjour Joaquim,
Je crois que notre désaccord le plus profond touche à ce qui apparaît .
Ce moi qui apparaît est il ce qui masque l’être ou est il l’événement ou l’être se manifeste ?
Pour cela que le drapeau me parle , il n’a pas à être rien, mais qu’à être lui même , et se laisser déplier par le vent …..
Est ce possible de se voir sans se réduire ni se sacraliser ? |
Le moi qui apparaît est l'être lui-même. Mais il est masqué par les pensées qu’il produit, qui disent pour lui la réalité du monde et la sienne. Je ne veux pas dire que les pensées seraient en soi un masque ; mais elles le sont dès lors que je les saisis pour en faire une représentation que je peux convoquer en esprit à volonté. Stephen Jourdain avait donné à ce processus un nom que je trouve assez évocateur : la coagulation. Elle est à la pensée ce que l'inertie est à la matière. |
Bonjour Joaquim ,
Oui , la pensée n’est pas le problème car alors moi serait un problème;) c’est bien moi qui pense , mouvement de moi- même .
D’une idée , je dirai « j’ai pensé à quelque chose « mais ce n’est pas alors faire de la pensé une chose , car je le ferais , du même coup , de la personne que je suis . Ainsi , je demeure celle qui pense , et non l’objet pensé demeuré seul à lui- même .
La pensée crée des chemins , des passages vers …. Je suis , du fait de penser , instrument de rencontres ….
Un chemin n’étant pas fait pour s’y installer … _________________ Le don n’a pas d’instant : il est de tous ceux où je suis moi . |
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manira
Inscrit le: 05 Août 2012 Messages: 3857
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Posté le: Sa 24 Oct 2026 12:40 Sujet du message: |
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🏳️🌈 _________________ Le don n’a pas d’instant : il est de tous ceux où je suis moi .
Dernière édition par manira le Sa 24 Oct 2026 12:50; édité 1 fois |
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manira
Inscrit le: 05 Août 2012 Messages: 3857
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Posté le: Sa 24 Oct 2026 12:48 Sujet du message: |
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| daniel a écrit: | Au-delà du point de jonction de l'espace et du temps où j'apparais, en tant que manifestation de l'être, en tant que singularité, Je suis et resplendit  |
🤔
Je me demande si le « Je suis « peut être au delà , ailleurs que dans ce qui apparaît, dans cette singularité même …. _________________ Le don n’a pas d’instant : il est de tous ceux où je suis moi . |
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daniel
Inscrit le: 15 Fév 2006 Messages: 11417 Localisation: belgique
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Posté le: Sa 24 Oct 2026 13:07 Sujet du message: |
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également  |
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manira
Inscrit le: 05 Août 2012 Messages: 3857
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Posté le: Sa 24 Oct 2026 13:20 Sujet du message: |
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| Jean-Yves a écrit: |
Bonjour,
Oui, à mon sens, on peut parler de coagulation de la conscience ou bien de cristallisation, mais tout cela revient au même. Ou même le décrire à la manière de certains enseignements qui disent que ce qui n'a pas de forme revêt une forme, que la rivière qui coule devient de la glace, etc.
Mais ce qui me paraît intéressant de traduire ici, c'est que cette coagulation de la conscience n'est pas en soi le problème, car si l'on considère qu’elle est le problème, on va chercher une solution à ce problème. La cristallisation ou coagulation est alors la réalité du moment, c'est la réalité de ce que l'on vit, et dès lors que l'on cherche une échappatoire ou une solution à ce qui est vécu ici et maintenant, on installe directement une dualité.
L'accueil en soi de la coagulation montre, ou peut montrer, que ce qui est coagulé, c'est la conscience elle-même. Je ne sais pas si j'arrive à me faire comprendre, mais j'essaie de traduire l'idée que dès lors que l'on considère qu'il y a coagulation et que c'est ce qui bloque, il y a une fuite quasi instantanée du réel qui s'opère en soi, cette fuite à travers laquelle on peut chercher une échappatoire ou une solution à ce qui est là en soi.
Pour autant, l'accueil de la coagulation telle qu'elle est ne se traduira pas nécessairement par l'éveil, ceci tout simplement parce que celui-ci ne peut survenir que si la structure, c'est-à-dire l'ensemble qui constitue notre corps, notre mental et notre intellect, est prêt à le vivre.
Toutefois, l'accueil de la structuration (coagulation) apparaît comme étant l'orientation la plus favorable pour que cette structuration finisse par se libérer elle-même, c'est-à-dire qu'elle laisse transparaître le Soi qui apparait en deçà, c'est-à-dire toujours présent.
Je ne dis pas que quelqu'un aurait dit que la coagulation est le problème, mais il s'avère que l'on est formaté comme ça, dans le sens où, quand on cherche l'éveil, on va considérer que ce qui apparaît entre l'éveil et soi est un problème, on va vouloir se libérer de ce problème. Alors que de problème, il n'y en a pas.
C'est bien naturel de raisonner ainsi, car dès lors que l'on voit qu'il y a une cristallisation ou coagulation, on se dit :
« Il faudrait que ça se remette à couler. »
🙏 |
🤔
Jean - Yves , jlai lu attentivement ce que tu écris , mais il me semble que le problème commence lorsqu’on se donne un objectif à atteindre même celui d’accueillir .
D’où vient ce besoin d’objectif à atteindre , d’une orientation de soi qui est pensée par avance ? _________________ Le don n’a pas d’instant : il est de tous ceux où je suis moi . |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7169 Localisation: Suisse
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Posté le: Sa 24 Oct 2026 14:14 Sujet du message: |
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Bonjour Jean-Yves,
Tu as raison, le chemin vers l’unité — c’est-à-dire être dans la réalité, et non pas dans son double — passe par l’acceptation. Accepter dans le sens de cesser de lutter, la lutte consistant toujours à construire malgré soi de nouveaux masques. Mais cela ne veut pas dire que la réalité dans laquelle on se trouve lorsqu’on est coupé de Soi serait la même que celle qu’on vit lorsqu’on est dans l’unité. L’une est la réalité vraie, l’autre est son ombre. L’exil est pourtant bien réel au sens où l’on en souffre, mais il est irréel au sens où il n’est qu’une construction mentale, une prison mentale qu’on entretient malgré soi. Il s’agit de ne plus rien faire, de devenir transparent, de se faire rien. Ce qui est identique à : accepter, sans juger ni saisir. La réalité dans laquelle on peut alors déboucher n’est pas la même que celle de la prison qu’on quitte : l’une est réelle, l’autre est illusion.
| Jean-Yves a écrit: | | La cristallisation ou coagulation est alors la réalité du moment, c'est la réalité de ce que l'on vit, et dès lors que l'on cherche une échappatoire ou une solution à ce qui est vécu ici et maintenant, on installe directement une dualité. |
Je dirais plutôt que c’est la coagulation en tant qu’elle prend la place de la réalité, qui installe la dualité, et nous fait vivre dans une monde qui n’est pas la réalité, mais son ombre. Et je ne conçois pas que la conscience elle-même puisse coaguler. La conscience est égale à elle-même, d’une manière absolue. Mais elle est voilée par cette pseudo-réalité, cette réalité morte, coagulée, qui prend la place de la réalité vivante. |
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joaquim Administrateur
Inscrit le: 06 Août 2004 Messages: 7169 Localisation: Suisse
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Posté le: Sa 24 Oct 2026 14:15 Sujet du message: |
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Bonjour manira,
| manira a écrit: | | D’une idée , je dirai « j’ai pensé à quelque chose « mais ce n’est pas alors faire de la pensé une chose , car je le ferais , du même coup , de la personne que je suis . Ainsi , je demeure celle qui pense , et non l’objet pensé demeuré seul à lui- même . |
Les pensées ne sont pas simplement «quelque chose à quoi on pense», elles sont le tissu dont est fait le monde dans lequel on vit. Croire que ce tissu est la réalité, c’est cela l’illusion.
| manira a écrit: | | car je le ferais , du même coup , de la personne que je suis . Ainsi , je demeure celle qui pense , et non l’objet pensé demeuré seul à lui- même . |
Oui, je demeure celui qui pense, mais si je m’accroche à ce qui est pensé, alors je fais de la personne que je suis un objet, et cet objet que je deviens se trouve coupé de sa source. |
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