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Une remarque comme un effacement... (suite)

 
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Auteur Message
Philart



Inscrit le: 19 Juil 2005
Messages: 21

MessagePosté le: Lu 14 Nov 2005 13:29    Sujet du message: Une remarque comme un effacement... (suite) Répondre en citant

L'échange entre deux sujets existants


Écrit le lundi 14 novembre 2005 à 1 h 01. Il fait nuit.

Philart s'adresse à joaquim sur le post du 27 Oct 2005 à 22:11

Une "remarque" comme un effacement"…

http://www.cafe-eveil.org/forum/ftopic239.html

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joaquim avait dit ici:

Une telle définition de la vérité est la suivante : l’incertitude objective appropriée fermement par l’intériorité la plus passionnée, voilà la vérité, la plus haute vérité qu’il y ait pour un sujet existant.

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Philart

Si je comprends correctement cette définition, cela veut dire que c'est l'irrésistible visée de l'objet par le sujet pendant son existence d'incertitude qui le conduit à la vérité la plus haute et, pour cela, il faut que l'intériorité de ce dernier soit la plus passionnée. Mais, encore les deux doivent être appropriés fermement. Grâce à l'amour de soi et à la foi qui transcendent la visée du sujet vers l'objet. Ainsi, est-il possible, et seulement dans ce cas-là, au sujet existant de découvrire la vérité, la vérité la plus haute en soi.
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joaquim

Là où le chemin bifurque (où, on ne peut le dire objectivement, car c’est justement la subjectivité) le savoir objectif est suspendu. Objectivement on n’a donc que de l’incertitude, mais c’est justement par là que se tend la passion infinie de l’intériorité, et la vérité consiste précisément dans ce coup d’audace qui choisit l’incertitude objective avec la passion de l’infini."

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philart

Et là, à ce stade de cette pensée dont la spiritualité n'est que le constat du chemin qui bifurque, vous dites que : le savoir objectif est suspendu. Et, vous dites encore : objectivement on n'a donc que de l'incertitude objective avec la passion de l'infini. Ainsi tout s'éclaire, le tremplin est à disposition et effectivement il ne reste plus qu'à tenter ce coup d'audace.



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joaquim en citant Kierkegaard poursuit :

Ce que décrit Kierkegaard, n’est-ce pas philosopher et vraiment vivre, porter la tension jusqu’au point où on abandonne toute philosophie, où on prend le risque de sauter dans le vide, de transgresser l’ordre rassurant, n'étant plus porté que par la foi en l’infini (il ajoute plus loin: “Mais la définition ainsi donnée de la vérité est une transcription de celle de la foi. Sans risque, pas de foi.”)?
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philart

Effectivement, sauter est le plus essentiel risque, mais pour cela, il faut la foi.
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joaquim

Je pense qu’il existe deux écueils lorsqu’on parle de l’éveil. L’un est l’intellectualisme stérile, qui croit avoir compris alors qu’il ne s’agit pas de comprendre, mais d’oser, et l’autre est l’exaltation subjective, qui croit oser et qui s'imagine s’abandonner au vide, alors qu’elle ne fait que se complaire dans cet abandon, sans rien y abandonner vraiment. Car pour renoncer à quelque chose, il faut d'abord avoir quelque chose à quoi renoncer. Et ce quelque chose s'obtient par l'intensité de sa présence au monde.

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philart

Comment faire si je suis complètement démuni devant cette richesse qui ne m'appartient aucunement, moi qui n'ai rien, ni de plus, ni de moins, moi qui suis perdu dans l'immensité de ma pensée, moi qui ne puis m'extraire de ce monde de finitude, si ce n'est que par ma mort d'aucune libération. Je ne fais que passer, le temps de ma vie d'humain et puis, m'en vais à tout jamais. Il ne restera que quelques traces, avant tout de l'affect, qui s'effaceront progressivement. N'est-ce pas être le plus humble de penser ainsi ? Sachant que j'ai aimé, partagé ma vie, produit de la vie pour que cette dernière perdure. Mais que suis-je d'autre que ce peu qui m'entoure sinon, encore une fois, de l'amour donné aux autres et, le récepteur de ce même amour que les autres, m'ont rendu et me rendent encore à leur tour ; à commencer par mes proches. N'est-ce pas une vie comblée ? Et, pourquoi cela ne me suffirait-il pas ? Ma vie terrestre n'est que rencontres et échanges. De cela, les choses de mon existence deviennent la plus importante réalité de l'Amour.
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joaquim

Le chemin entre les deux écueils est exigeant, escarpé : rien n’y est jamais acquis, la tension et l’audace doivent à chaque instant être recréés à neuf, pour permettre une
renaissance à travers l'être.
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philart

Ces écueils correspondent à l'aléatoire de la vie. Il peut y avoir les plus grands malheurs qui nous importent et nous provoquent au plus profond de notre être. Mais, nous gagnons toujours face à l'adversité, notre force de vivant prend acte, même dans les pires atrocités et nous fait rebondir, ressurgir et poursuivre. Cela est l'extraordinaire de notre vie. Rien ou tout de ce qui peut être ne pourra nous être retiré de notre pulsion d'être en soi. Être le vivant de nous-même. Nous sommes témoins de notre vie et cela nous suffit à être. N'est-ce pas, aussi, l'éveil ? L'éveil ne peut se concevoir comme étant une méthode. L'éveil surgit à n'importe quelle croisée de chemin. Nul n'est en mesure de posséder l'éveil. Une fois, mille fois, jamais, toujours dans la vie la petite étincelle, le petit déclic qui et pourquoi ; l'idée, la force, la larme, le frisson suffisent aussi. Il n'y a pas une vérité plutôt qu'une autre. Il suffit d'être à l'écoute et de répondre, ainsi l'échange se poursuit.
Mon pseudonyme Philart., va se coucher et mon moi va rêver et Je souhaite à Nadine de pouvoir s'endormir tous les jours en faisant des rêves heureux ainsi qu'à sa famille reconstituée. Le bonheur est toujours à disposition, les terribles difficultés de la vie le font surgir là où vraiment on ne l'attendait jamais.
http://www.cafe-eveil.org/forum/ftopic254.html
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joaquim
Administrateur


Inscrit le: 06 Août 2004
Messages: 1421
Localisation: Suisse

MessagePosté le: Me 07 Déc 2005 1:38    Sujet du message: Re: l'échange entre deux sujets existants Répondre en citant

Philart a écrit:

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joaquim avait dit :

Une telle définition de la vérité est la suivante : l’incertitude objective appropriée fermement par l’intériorité la plus passionnée, voilà la vérité, la plus haute vérité qu’il y ait pour un sujet existant.

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Philart

Si je comprends correctement cette définition, cela veut dire que c'est l'irrésistible visée de l'objet par le sujet pendant son existence d'incertitude qui le conduit à la vérité la plus haute et, pour cela, il faut que l'intériorité de ce dernier soit la plus passionnée. Mais, encore les deux doivent être appropriés fermement. Grâce à l'amour de soi et à la foi qui transcendent la visée du sujet vers l'objet. Ainsi, est-il possible, et seulement dans ce cas-là, au sujet existant de découvrire la vérité, la vérité la plus haute en soi.
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Bonjour Philart,

Cette citation est en fait de Kierkegaard, extraite du post que vous avez cité (ici). Smile

Pour ma part, je l'ai comprise ainsi: la connaissance qui s'applique à un objet extérieur ne pourra jamais concerner que cet objet, et en aucun cas le sujet. Elle restera donc toujours une vérité partielle, inscrite dans la dualité sujet-objet. Pour qu'elle devienne vérité la plus haute, "vérité éternelle essentielle", comme l'appelle Kierkegaard, il faut que l'esprit connaissant demeure dans l'incertitude quant à l'objet de sa connaissance (qui en l'occurence ne peut être que Dieu), qu'il accepte donc de ne pas le saisir, mais qu'il s'approprie avec toute l'énergie possible de sa passion l'incertitude même qu'il ressent face à Lui. Lorsque le sujet demeure ainsi dans un état d’incertitude tout en saisissant sa propre incertitude avec toute l’énergie possible, il se trouve intensément présent, dans un état de pure présence qui lui confère une consistance qui est celle même de l’objet. Dans la dualité sujet-objet, l'objet est consistant, et le sujet inconsistant, raison pour laquelle le sujet a toujours besoin d'appuyer de s'appuyer sur l'objet. En effet, les seules choses consistantes dans ma conscience de sujet, ce sont les objets du monde, ma conscience elle-même demeurant résolument inconsistante. Mais si elle parvient à rester intensément présente face à l’objet sans rien vouloir d’autre qu’approfondir cette présence, elle acquiert alors la consistance propre à l'objet, elle se fond en lui, et se trouve ainsi propulsée hors de la dualité sujet-objet, dans la vérité éternelle essentielle.
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