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Littérature pour enfants : Je t'aimerais toujours (D.GLIORI)
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Auteur Message
aksysmundi



Inscrit le: 30 Mai 2005
Messages: 238

MessagePosté le: Lu 02 Juil 2007 21:40    Sujet du message: Littérature pour enfants : Je t'aimerais toujours (D.GLIORI) Répondre en citant

Mon fils a reçu pour ses deux ans un livre pour enfants dont le contenu m'a interpelé. En voici un large extrait :

Citation:
Petit Renard est de très très mauvais humeur.(...)
Il casse , cogne, tape
et Splash !...
"Ouh ! là ! là ! s'écrie Maman.
Mais qu'est-ce qui t'arrive ?
- Je suis un vilain renard
de très mauvais humeur,
et personne,
personne ne m'aime.
- Oh ! dit Maman,
vilain ou non,
je t'aimerais toujours,
quoi qu'il arrive.
- Et si j'étais un ours,
m'aimerais-tu, Maman ?
T'occuperais-tu de moi comme avant ?
- Bien sûr, répond Maman.
Ours ou non,
je t'aimerais toujours quoi qu'il arrive.
- Et si je devenais mouche, ou bien hanneton,
m'aimerais-tu encore, et toujours aussi fort ?
- Bien sûr, répond Maman,
hanneton ou non,
je t'aimerais toujours quoi qu'il arrive. (...)
Petit Renard demande encore :
"Et si l'amour s'abîme,
se casse ou se déchire,
pourrais-tu le recoudre, le recoller, le réparer ?
- Ouh ! là ! là ! dit Maman,
tu m'en demandes trop !
Je sais juste que je t'aimerais toujours.
(...)


Debi Gliori (Je t'aimerais toujours quoi qu'il arrive..., éd. Les petits Gautier)



Dernière édition par aksysmundi le Ma 03 Juil 2007 8:14; édité 1 fois
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Jean-Marie



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Messages: 465
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MessagePosté le: Lu 02 Juil 2007 22:15    Sujet du message: Répondre en citant

Je me demande ce que la Maman aurait répondu si le petit Renard lui avait demandé "et si je devenais Miboogh, Khoan ou Sahaja"
_________________
Jean-Marie
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aksysmundi



Inscrit le: 30 Mai 2005
Messages: 238

MessagePosté le: Lu 02 Juil 2007 22:19    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing

...certainement la même chose. Smile
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Jean-Marie



Inscrit le: 23 Oct 2006
Messages: 465
Localisation: Arlon - Belgique

MessagePosté le: Lu 02 Juil 2007 22:39    Sujet du message: Répondre en citant

C'est aussi ce que je pense.

C'est la seule réponse valable. Et je mesure toute la distance qui m'en sépare ...

_________________
Jean-Marie
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aksysmundi



Inscrit le: 30 Mai 2005
Messages: 238

MessagePosté le: Ma 03 Juil 2007 6:43    Sujet du message: l'Unique aux milles visages... Répondre en citant

Citation:
Je t'aimerais toujours quoi qu'il arrive...

Pour qui est en mesure de dire cela à son fils, sahaja, khoan, miboogh sont "son fils".
Sinon, c'est son propre fils qu'il n'aime pas assez. Wink
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lune



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Messages: 38

MessagePosté le: Ma 03 Juil 2007 7:13    Sujet du message: Répondre en citant

Bien sûr que c'est la seule réponse; mais aimer ne veut pas dire fuir la confrontation d'avec son enfant, valider son manque d'égard. Aimer son enfant demande aussi du courage, celui de dire "non", de dire "réfléchissons ensemble" ou "je ne suis pas d'accord". C'est plus difficile...On aimerait tant se réfugier dans ce côté lisse de l'amour . Mais ça permet aussi de grandir et de faire grandir.
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aksysmundi



Inscrit le: 30 Mai 2005
Messages: 238

MessagePosté le: Ma 03 Juil 2007 7:30    Sujet du message: Répondre en citant

Afin de ne pas paraphraser : oui, il me semble aussi. Smile

Dernière édition par aksysmundi le Ma 03 Juil 2007 7:37; édité 1 fois
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sahaja



Inscrit le: 28 Fév 2006
Messages: 429
Localisation: 66000

MessagePosté le: Ma 03 Juil 2007 7:37    Sujet du message: Répondre en citant

Gérard !!!

- Faut que je te parle. Ta mère et moi nous t'avons élevé jusqu'à présent.
Surtout ta mère.

- Évidement, imbécile. Je travaille toute la journée, ta mère elle a que ça à foutre.
- Je dis pas qu'élever huit gosses c'est pas du travail, je dis : ta mère, elle a
rien a foutre. D'ailleurs, tu pourrais l'aider et ainsi donner l'exemple. Au lieu de ça, Monsieur donne un autre exemple.

- Gérard, tant que tu passais tes journées à écouter MicK Jéjère et les Beatles, passe encore, mais que tu fumes du hackique... non!

- Ta mère en a trouvé dans tes poches et tu nous empestes les cabinets avec ça.
- Gérard, j'ai été trop bon avec toi quand tu as abandonné lâchement tes études. Tu aurais pu aller jusqu'au bac, pour faire plaisir à ta mère. Si tu avais eu ton bac, tu aurais put être, j'sais pas moi...

- T'aurais pu être...

- T'aurais pu t'inscrire au chômage.

- Chômeur, oui mais au moins tu aurais été un chômeur honnête. Au lieu de ça Monsieur fume du hackique avec les biknites.

- Fais attention Gérard, fais attention, tu es sur une pente savonneu...
- savonneu...

- savonneuse aujourd'hui.

- Crois-en l'expérien...

- l'expérience d'un vieux routier, sympa:
- Aujourd'hui, c'est un petit verre qu'il te faut, mais demain, tu en fumeras tout
un paquet. Sans parler de la honte qui retombera sur ta pauvre mère.
- Oui, ben moi je m'arrange, je...

- Je te demande pas ton avis, je m'arrange avec la honte, s'il te plaît, je traite directement. Je te demande...

- C'est pas moi qui... suis t'en cause.

- bon s'il te plaît Gérard.

- Oui, ben le pinard c'est pas interdit que je sache, alors y doit quand même avoir une raison, hein.

- Ah elle est jaunie la jeulesse.

- hein ???

- Le contraire... si tu veux.

- Nous comme jeunesse on avait la guerre mondiale, mondiale on l'avait la guerre, les restrictions, pas d'pinard... Rien...

- On a souffert hein! Alors après quand ça a été fini tout le monde s'est mis à la fêter l'armristrice, d'un seul coup, alors on a bu pour fêter l'armr...

- victoire.

- Alors les vignerons se sont dit tiens. euh, ça marche, alors ils ont fait de l'excédent et depuis nous on picole pour éponger l'excédent mon p'tit pote, on rend service à la France nous, on lui rend service on est des patriotes, tu peux pas comprendre t'es pas patriote avec ton hackique.

- C'est quand même pas mon fils drogué qui va me reprocher à moi d'être
patriote, sans blague.
- Quand on a vu qu'on avait perdu la guerre, on s'est dit on va faire des gosses, on n'aura pas l'air con la prochaine fois. Regarde ce qu'on a, des biknites...

- Ils veulent pas la faire la guerre... Même les jeunes Allemands ils veulent pas la faire y paraît, t'as qu'à voir dans quelle merde on est.
- Les jeunes, j'vous comprend pas. Voilà quand on n'est pas cool, on est speed et quand on n'est pas freaks vous flippez. ah oui vous vous intéressez pas aux journaux, vous regardez pas la télévision, vous suivez même pas le football...
- Tu sais qui c'est toi Ujlaki, Stabienski, Kopa, Winienski ???

- Il sait pas, voilà, c'est les plus grands Français qu'on a eu du monde.

- Alors ignare. Mais vous les biknites, vous vous enfermez dans des piaules avec du hackique et vous chantez des chansons tristes.

- A 40 ans, vous serez des loques humaines. Quand on voit la tristesse des biknites, on comprend pourquoi c'est interdit le hackique et on se dit que le pinard ça devrait être obligatoire.

-Ah ben heureusement qu'on vous a pas attendus en 40.

- Elle aurait été jolie la France d'aujourd'hui, tiens!

coluche :wink:
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toniov



Inscrit le: 24 Fév 2007
Messages: 647

MessagePosté le: Ma 03 Juil 2007 9:29    Sujet du message: Répondre en citant

Voici ma réfléxion d'individu encore soumis à la dualité...il y a plusieurs degrés dans l'amour. L'amour que des parents éprouvrnt pour leurs enfants est sans doute le plus fort des amours. Il est fait d'oubli de soi, on le voit bien dans le regard des mères plongées dans la contemplation de leur fils, et d'attachement ( et oui... ).
L'amour que l'on peut éprouver pour les autres en général est différent. C'est un peu difficile de dire a quiconque: " Je t'aimerais toujours ", non?... Pour moi, je préfère à cette histoire, celle de Saint Exupéry: il faut " apprivoiser " les autres. C'est le renard qui dit ça au petit prince, je crois.
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Zitouna



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Messages: 69
Localisation: Trois-Rivières (Québec)

MessagePosté le: Ma 03 Juil 2007 12:28    Sujet du message: Répondre en citant

À l'age de "renardeau", j'imagine que toute question posée est de l'ordre de l'angelique et ne fait référence qu'aux apparences et à l'intuition ainsi qu'à un certain instinct de survie et de recherche innée de l'Amour!

Lorsque la raison et l'Ego s'en mêlent, forcément la question peut devenir plus insidueuse et donner lieu a une réponse plus..., mesurée! Tout dépend de la perception que l'on a du sens et de la nature même de la question (ce qui est dépendant, par ailleurs, de tellement de considérants que la subjectivité est forcément de la partie).

Le mal est "accident" (heuu! pas confondre avec le mâle! :wink: ). Je crois qu'il peut aider au cheminement spirituel de l'êtrel. Lorsque l'Accident devient la règle, il peut devenir aliénant plutôt qu'aidant!
Ne serait-il pas sage de s'en tenir éloigné ou encore..., de l'éloigner de nous?!

Comme maman renard, j'aurais certainement répondu: « Je t'aimerai toujours.., quoi qu'il arrive!».

Comme "être adulte" s'adressant à un autre "être adulte", je répondrai probablement: je t'aimerai toujours mais.., je me protegerai du mal que tu pourrais me faire (ou faire à autrui) dans la mesure de mon possible ..., que tu sois conscient ou pas que ce que tu fais est "mal".
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Plume



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Messages: 105
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MessagePosté le: Me 04 Juil 2007 11:49    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis d'accord avec toniov pour dire que l'amour des parents est le plus puissant, mais il repose à mon sens sur un repli social de notre condition... Je veux dire, que la famille est une instance sociale et que cet amour est un produit, et non un fait irrémédiablement lié à notre nature. Beaucoup vivent sans avoir jamais connu cet amour, et n'en sont pas déshumanisés pour autant. Les parents fournissent à leur enfant l'amour nécessaire à son développement, mais bientôt il n'en aura plus besoin, il en cherchera un autre, qui vienne de l'inconnu: c'est cet amour, qui devient alors pour lui ce qu'il y a de plus puissant, l'amour des parents étant devenu une convention plus qu'autre chose. Sous ce mot, Amour, on glisse tant de choses qu'il en devient difficile de dicerner le réel du rêvé: arrivé à un certain moment de son développement, l'homme doit se débarrasser d'un amour qui commence à peser sur son intégrité et sa liberté. L'amour n'est pas qu'une bonne chose ; tout bien est relatif à celui qui l'éprouve. L'amour peut parfois endormir la volonté, anesthésier la conscience, figer l'individu dans un nid de glace bienveillante dont il devrait s'être défait.

Bien sûr, le "je t'aimerai toujours, quoi qu'il arrive", est beau (et encore: c'est la beauté de la bêtise humaine). Mais j'y ressent pour ma part, une détermination, une obstination dans le sentimentalisme qui n'est pas sans engendrer une certaine inquiétude. Il faut se méfier des "à tout jamais", "pour toujours", ... C'est cela qui peut, sous des égards de bonté, nous empêcher de devenir ce que nous sommes, et qui n'est bienheureusement pas fait que d'amour.

Citation:
Le mal est "accident" (heuu! pas confondre avec le mâle! ). Je crois qu'il peut aider au cheminement spirituel de l'êtrel. Lorsque l'Accident devient la règle, il peut devenir aliénant plutôt qu'aidant!


Chez Leibniz: Dieu, qui a créé le monde, n'est responsable que du Bien, qui est le positif. Seuls les effets du Mal sont positifs, lui est un défaut d'être, un manque de perfection. Dans le calcul divin, ce qui est visé, c'est un équilibre, un optimum, pas un monde parfait. Le mal n'est pas absolu, il est relatif. Un mal, pour nous (qui n'avons qu'un entendement fini), peut contenir en lui les germes du meilleur des mondes possibles, ce que seul Dieu peut comprendre... "Il est dans le grand ordre qu'il y ait quelque petit désordre".


Amicalement,
Plume
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joaquim
Administrateur


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Messages: 1420
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MessagePosté le: Me 04 Juil 2007 12:39    Sujet du message: Répondre en citant

Plume, en contestant cette forme sécurisée et possessive de l’amour, et donc finalement, malgré ce que le mot pourrait faire entendre, tournée uniquement vers soi-même, tu laisse entrevoir ce que serait l’amour véritable: l’ouverture à ce qu’on ne saurait posséder, à cet inconnu qui nous fait advenir à nous-mêmes parce que nous nous y donnons sans réserve. Ce mouvement d’ouverture nous fait toucher du vrai, en soi, dans le monde et dans l’autre. Quand on touche du vrai, je crois qu’on ne peut que l’aimer. Il me semble que toucher du vrai et aimer sont synonymes. On aime parce qu’on découvre quelque chose de vrai et on l’aime parce qu’il est, précisément, vrai, c’est-à-dire tel qu’il est. Et lorsqu’on touche du vrai en l’autre, un vrai qui tient à son identité même, je crois qu’on dépasse alors le domaine de l’éphémère, et qu’on accède à une forme d’absolu: cela que tu es, cette vérité que tu me donnes à découvrir et qui m’ouvre l’accès à la mienne, je l’aimerai toujours, quoiqu’il arrive. Ne plus l’aimer, ce serait me renier moi-même.
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aksysmundi



Inscrit le: 30 Mai 2005
Messages: 238

MessagePosté le: Me 04 Juil 2007 12:42    Sujet du message: Répondre en citant

La langue française est assez pauvre : sous le terme "amour" se cache en effet tellement de choses...

A mon sens, l'amour tel qu'il est décrit dans le passage cité ressemble plus à l'amour inconditionnel qu'à un "simple" amour maternel : Il m'est difficle de concevoir que cet amour sans cause puisse faire l'objet d'une obstination dans la mesure où il m'échappe totalement, où il ne se révèle que dans l'abandon. Si bien que pour faire référence au message de sila, nous puissions dire :

"Ce n'est pas "moi" qui aime, c'est l'amour qui aime à travers moi."

[Edit: joachim, je découvre ton message en postant le mien Wink ].
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Plume



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Messages: 105
Localisation: Région Parisienne

MessagePosté le: Me 04 Juil 2007 12:51    Sujet du message: Répondre en citant

C'est cela: l'amour est contact avec le vrai. Et lorsqu'on parle d'amour des parents, on ne parle pas de quelque chose de vrai, mais plutôt, de quelque chose de "normal" (conforme à la norme). Aimer quelqu'un, c'est en accepter les défauts autant que les qualités, c'est aimer la vérité de sa personne. Il y a un fil tendu vers l'autre, l'amour n'est pas désir de possession, mais désir de recherche sans fin, au sein même de l'altérité. Posséder, c'est faire de l'autre du "mien". L'amour, ce n'est pas cela à mon sens. Il y a toujours ce quelque chose dans l'autre qui m'échappe, qui doit continuer à m'échapper. Là réside tout ce qu'il y a de dynamique dans l'acte d'aimer ; un amour statique, rigide, est une véritable cage pour l'esprit humain. L'amour ne lie pas forcément deux êtres entre eux ; je dirai plutôt, qu'il maintient la délicieuse distance qui les sépare...


Aksysmundi: Crois-tu que cet amour, qui aime à travers moi, puisse encore être désigné comme tel? Il est impersonnel, il ne vient pas de moi, et pour cela je pense que je ne lui ouvrirai pas la porte. Je préfère pour ma part ne pas "m'abandonner" à lui, mais "l'agir", le faire, le façonner, le pêtrir avec mon propre coeur. S'il me transcende seulement, comment puis-je dire que "j'aime"? Levinas parle de "transcendance dans l'immanence"... Cette transcendance qui émane de moi, qui me transporte vers l'Autre, qui fait de ma conscience le chemin allant de moi à l'autre, et de l'autre à moi. L'amour est un fait constatable, mais le mot s'est prostitué dans toutes les bouches. Dire "je t'aime", c'est ne rien dire au fond. Chaque amour devrait s'exprimer avec ses propres mots, plutôt que d'emprunter ceux des autres, qui ne sont même pas les leurs. Un poème, une chanson... mais pas ce mot "magique"!

Amicalement,
Plume
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aksysmundi



Inscrit le: 30 Mai 2005
Messages: 238

MessagePosté le: Me 04 Juil 2007 14:09    Sujet du message: Répondre en citant

Plume a écrit:
S'il me transcende seulement, comment puis-je dire que "j'aime"?

Justement, puis-je vraiment dire que j'aime ?

Pour ma part, je ne perçois pas l'impersonnel comme "ne venant pas de moi" ; en fait, il est "plus moi que moi-même", il est ce qu'il y'a de plus vivant et de plus "vrai" Wink en "moi". Cette amour inappropriable, auquel je fais allusion, s'écoule en amont du "moi" distinct et évanescent. Je rejoins joachim lorsqu'il parle d'une "ouverture à ce qu’on ne saurait posséder, à cet inconnu qui nous fait advenir à nous-mêmes parce que nous nous y donnons sans réserve". A mon sens, l'abandon à l'amour coïncide avec cette immersion inconditionnelle en ce qu'il y'a de plus vrai en soi, une immersion qui abolit ce qui appartient au monde des images et nous distingue les uns des autres au profit de l'Unique...

joachim a écrit:
Et lorsqu’on touche du vrai en l’autre, un vrai qui tient à son identité même, je crois qu’on dépasse alors le domaine de l’éphémère, et qu’on accède à une forme d’absolu: cela que tu es, cette vérité que tu me donnes à découvrir et qui m’ouvre l’accès à la mienne.

:sayonara:
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